Bonsoir, j’enchaîne un trail de 31km 900D+ et un trail de 46km 1100D+ en 15 jours, comment gèrer l’entre 2 ?
900m de dénivelé = 9 km
En partant de ce principe, on se rend que les 15 jours de récupération entre les deux trails, c’est très léger… entre les deux courses il va juste falloir chercher à récupérer.
Semaine 1
– Bien soigner l’alimentation et l’hydratation après la course.
– mercredi : faire un travail de vélo
– jeudi : auto-massage avec rouleaux
– vendredi : streching
– samedi : petite sortie course
– dimanche : petite sortie vélo
Semaine 2
– deux sorties de course à pied très légères
– auto-massages
– cryothérapie
L’objectif n’est plus de progresser mais d’arriver frais au départ
Entre un trail de 31 km et 900 m de dénivelé positif et un second rendez-vous de 46 km pour 1100 m D+, la tentation est souvent grande de vouloir maintenir le niveau de forme acquis pendant la préparation.
C’est pourtant l’erreur la plus fréquente. En seulement quinze jours, il est impossible d’améliorer significativement son endurance ou sa condition physique. En revanche, il est très facile d’accumuler de la fatigue supplémentaire et d’arriver émoussé sur la deuxième course. Durant cette période, il faut considérer que le premier trail fait encore partie de la préparation du second. Les micro-lésions musculaires, les traumatismes liés aux descentes et la fatigue nerveuse peuvent mettre plusieurs semaines à disparaître complètement, même lorsque les jambes semblent avoir retrouvé de bonnes sensations.
La priorité absolue devient donc la récupération. Dormir davantage, bien s’alimenter, maintenir une hydratation irréprochable et limiter les activités fatigantes auront beaucoup plus d’impact sur votre performance que n’importe quelle séance d’entraînement intense.
Les quelques sorties réalisées entre les deux courses doivent uniquement servir à entretenir les sensations, à favoriser la circulation sanguine et à conserver un minimum de mobilité. Si une fatigue inhabituelle apparaît, il ne faut pas hésiter à supprimer une séance. Mieux vaut arriver sur la ligne de départ avec l’impression de ne pas en avoir fait assez que de prendre le départ avec des jambes lourdes.
Dans ce type d’enchaînement, la réussite repose rarement sur l’entraînement effectué entre les deux épreuves ; elle dépend surtout de la capacité du coureur à récupérer rapidement et à accepter de lever le pied pendant quelques jours afin de retrouver un maximum de fraîcheur physique et mentale pour le second objectif.
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