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🎧 Les drones permettent de produire des images spectaculaires de trail.
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Ils filment les crêtes, suivent les coureurs dans les descentes et donnent une nouvelle dimension aux paysages. Mais leur utilisation en montagne suscite aussi un rejet croissant chez certains pratiquants, principalement en raison du bruit qu’ils produisent et des interrogations liées à leur impact sur les espaces naturels.
Le bourdonnement des drones rompt le calme recherché en montagne quand on fait du trail
Le principal reproche adressé aux drones concerne leur nuisance sonore. Leur bourdonnement est particulièrement perceptible dans les secteurs isolés, où les bruits mécaniques sont rares.
Pour de nombreux traileurs, la course en montagne est précisément associée au calme, à l’éloignement et à l’immersion dans un environnement naturel. La présence d’un drone, même ponctuelle, peut donc modifier l’expérience des autres usagers présents sur le sentier.
Le problème ne vient pas nécessairement d’une multiplication massive des appareils. Un seul drone volant à proximité d’un itinéraire fréquenté peut suffire à provoquer une gêne.
Des images spectaculaires obtenues au prix d’une nuisance immédiate
L’intérêt visuel des images aériennes est difficile à contester. Le drone peut suivre un traileur dans une montée, montrer la technicité d’un passage ou replacer le coureur dans l’immensité du paysage.
Cette qualité d’image ne fait toutefois pas disparaître les conditions dans lesquelles elle est obtenue. Pendant que la séquence est filmée, le bruit est entendu par le coureur, le pilote et les autres personnes présentes dans le secteur.
Le contraste est donc important entre le résultat final, souvent accompagné de musique sur les réseaux sociaux, et la réalité du tournage sur place.
Le vol de drones est encadré dans les espaces naturels
La montagne n’est pas un espace aérien entièrement libre. L’utilisation d’un drone peut être interdite ou soumise à des restrictions selon le lieu, notamment dans certains parcs nationaux, réserves naturelles ou secteurs protégés.
Avant chaque vol, le pilote doit donc vérifier la réglementation applicable au site concerné. Les règles peuvent aussi dépendre de la proximité d’habitations, d’une zone aérienne réglementée, de personnes présentes au sol ou d’autres activités.
La publication d’une vidéo ne permet pas, à elle seule, de déterminer si un vol était autorisé. Elle peut néanmoins susciter des questions lorsque les images semblent avoir été tournées dans un environnement sensible.
La faune peut également être dérangée
Au-delà de la gêne ressentie par les pratiquants, les drones peuvent perturber certains animaux sauvages. Le bruit, l’approche aérienne et les changements de trajectoire de l’appareil peuvent être perçus comme une menace.
Le niveau de risque varie selon les espèces, la saison, la distance de vol et le lieu. Les périodes de reproduction ou de nidification nécessitent notamment une vigilance particulière.
En montagne, un espace qui paraît vide à l’image ne l’est donc pas nécessairement. L’absence de randonneurs ou de traileurs visibles ne signifie pas que le vol est sans conséquence sur l’environnement.
C’est toujours la mĂŞme histoire… montrer le paysage ou mettre en scène le traileur/influenceur ?
L’usage des drones accompagne également l’évolution de la communication autour du trail. Les appareils ne servent plus seulement à présenter un parcours ou à couvrir une compétition. Ils sont aussi utilisés pour suivre individuellement un coureur et produire des séquences destinées aux réseaux sociaux.
Cette mise en scène permet de valoriser une performance, un athlète ou un territoire. Elle peut cependant être mal reçue lorsqu’elle donne l’impression que la montagne devient un simple décor destiné à fabriquer du contenu.
La question n’est donc pas de renoncer à toutes les images aériennes, mais de déterminer dans quelles conditions elles restent compatibles avec les autres usages de la montagne.
En résumé, en trail, un drone peut être un outil utile qui ne doit pas s’imposer aux autres
Les drones ont trouvé leur place dans la couverture médiatique du trail. Ils permettent de mieux comprendre les parcours, de suivre certaines courses et de montrer des secteurs difficiles d’accès.
Mais cette utilité ne dispense pas de respecter la réglementation, les autres pratiquants et les milieux naturels. En montagne, le pilote ne partage pas seulement l’espace avec les personnes visibles à l’écran.
Pour que les drones restent acceptés, leur utilisation doit demeurer ponctuelle, préparée et adaptée au lieu. Car si les images aériennes valorisent souvent le silence des grands espaces, leur tournage produit précisément le bruit que de nombreux traileurs viennent y fuir.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.








