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🎧 Après 25 heures de course, des centaines de kilomètres cumulés par les participants, une nuit entière sur les sentiers et une succession d’abandons, les « 25 heures qui courent » se sont achevées ce samedi 7 novembre 2026. La course caritative organisée par Clemquicourt s’est jouée sur une ultime boucle rallongée et parcourue en sens inverse. Parmi les 26 concurrents présents au départ de cette dernière heure, Théo Detienne a remporté l’épreuve. Retour sur un événement qui a réuni champions d’ultra-trail, sportifs professionnels et créateurs de contenu au profit de l’association Rêves.
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Les « 25 heures qui courent » ont débuté vendredi 6 novembre 2026 à 15 h, dans les Pyrénées-Orientales. À l’origine de cette manifestation, Clément Deffrenne, plus connu sous le pseudonyme de Clemquicourt, a imaginé une course d’endurance inspirée du concept de la backyard ultra, diffusée en direct sur Twitch.
Le principe consiste à faire repartir les participants toutes les heures sur une même boucle. Chacun doit terminer son tour dans le temps imparti pour pouvoir prendre le départ suivant. Entre deux boucles, les coureurs disposent seulement du temps qu’ils ont réussi à économiser pour manger, boire, se changer ou récupérer.
Contrairement à une backyard traditionnelle, qui repose sur des tours de 6,706 km et se poursuit jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul coureur, les « 25 heures qui courent » ont adopté un format spécifique, limité à 25 départs, sur un parcours d’environ 5,9 km comportant du dénivelé.
L’objectif dépassait cependant la performance sportive. Toute l’opération était organisée au bénéfice de l’association Rêves, qui réalise les rêves d’enfants et d’adolescents gravement malades.
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Résultats des 25 heures qui courent : Théo Detienne remporte la dernière boucle en 18:36:34
Le dénouement s’est joué sur la 25e et dernière boucle, dont le départ était programmé samedi à 15 h.
Contrairement aux 24 premiers tours, cette ultime portion présentait deux particularités importantes : le parcours était effectué en sens inverse et rallongé de 1,5 km pour permettre aux concurrents de traverser une fan zone.
Une décision qui a transformé la dernière heure en véritable finale.
Alors que les premières 24 boucles reposaient essentiellement sur la gestion de l’endurance et la capacité à repartir, le vainqueur devait cette fois être le coureur le plus rapide sur la dernière boucle.
Au total, 26 participants ont pris le départ de cette ultime confrontation.
Une dernière boucle de près de 7,4 km, au lieu des 5,9 km habituels
La modification du parcours a ajouté une difficulté à la fin de l’épreuve. Après 24 heures passées à courir et à récupérer par petites séquences, les participants ont dû affronter une distance supérieure à celle des tours précédents.
Le passage par une fan zone apportait également une dimension spectaculaire à cette arrivée, conçue pour faire vivre le dénouement de la course aux spectateurs.
Ce dispositif distinguait nettement les « 25 heures qui courent » d’une backyard classique, où le vainqueur est normalement le dernier concurrent capable de terminer une boucle seul.
Ici, le règlement prévoyait donc une véritable confrontation chronométrée entre les derniers participants.
Benoît Girondel, Blandine L’Hirondel et Stéphanie Gicquel parmi les grands noms de la dernière journée
Le duel entre Hugo Deck et Théo Detienne n’était pas le seul enjeu sportif de cette fin d’épreuve.
Benoît Girondel a lui aussi joué un rôle important. Double vainqueur de la Diagonale des Fous en 2017 et 2018, il fait partie des spécialistes français de l’ultra-endurance les plus expérimentés.
Au terme de la 21e boucle, il figurait en tête du classement provisoire et avait notamment réalisé un tour en 42 min 43 s.
Marc Malembits, Romaric Roque, Mathieu Delpeuch et Jean-Will Smith faisaient également partie des coureurs toujours engagés dans la dernière partie de la course.
Chez les femmes, Blandine L’Hirondel a confirmé sa capacité à enchaîner les heures d’effort. Double championne du monde de trail, elle a poursuivi sa participation bien au-delà de la nuit, après avoir commencé l’événement dans une tenue à paillettes, fidèle à l’univers de son Paillettes Tour.
La triathlète Léonie Périault a également fait preuve d’endurance sur ce format inhabituel.
Autre participante particulièrement intéressante, Stéphanie Gicquel, spécialiste de l’ultra-distance et des expéditions polaires, figurait toujours dans la course à la mi-journée.
À 12 h 21, son suivi officiel indiquait 21 boucles validées, soit 125,3 km, avec un temps moyen de 48 min 19 s par tour. Elle occupait alors la 11e place du classement général et la 5e place féminine.
Ces athlètes aux parcours très différents ont illustré l’une des particularités de l’événement : faire cohabiter spécialistes de l’ultra-trail, sportives issues d’autres disciplines et créateurs de contenu sur un même format.
Mathieu Blanchard abandonne après 4 boucles, très ému par sa décision
Parmi les abandons les plus commentés figure celui de Mathieu Blanchard.
Le champion français, récemment opéré du talon pour un syndrome de Haglund, avait accepté de participer à cette course caritative alors qu’il poursuivait sa récupération.
Son arrivée sur l’épreuve avait d’abord été remarquée pour son costume de Spider-Cochon, un imposant déguisement gonflable dans lequel il a effectué les premières boucles.
Mais après quatre tours, soit environ 23 km, Mathieu Blanchard a décidé de ne pas prendre le départ de la cinquième boucle, vendredi à 19 h.
Un arrêt volontaire qui a donné lieu à une séquence particulièrement émouvante.
Dans une discussion filmée avec Major Mouvement, kinésithérapeute présent sur l’événement, Mathieu Blanchard a expliqué qu’il se sentait encore capable de courir, mais ne voulait pas compromettre sa guérison.
L’athlète, les larmes aux yeux, a évoqué la difficulté de retrouver progressivement ses capacités après une saison marquée par les blessures.
Cet épisode a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, entre messages de soutien et interrogations sur son retour à la compétition.
Ludovic Pommeret abandonne après 18 boucles et plus de 100 km
L’autre abandon particulièrement remarqué concerne Ludovic Pommeret.
Le triple vainqueur de la Hardrock avait commencé sa course dans une ambiance festive, reprenant son personnage de « Président » et effectuant notamment une boucle à skis.
Mais pendant la soirée, une vidéo diffusée par Distances+ l’a montré se plaignant d’une douleur au tendon, alors qu’il avait récemment subi une opération après un accident avec une disqueuse.
Malgré cet épisode, Ludovic Pommeret a poursuivi son effort pendant la nuit.
Il a finalement validé 18 boucles, soit plus de 100 km, avant de ne pas reprendre le départ de la 19e, samedi à 9 h.
Sa dernière boucle avait été terminée à 8 h 49, en 49 min 57 s.
La cause exacte de son abandon n’a pas été officiellement confirmée. Il n’est donc pas possible d’affirmer que la douleur signalée pendant la course explique directement son arrêt.
Tibo InShape, Mathis Dumas et Courspetitetomate : les autres abandons remarqués
Plusieurs personnalités des réseaux sociaux et du sport ont également quitté l’aventure avant la dernière journée.
Tibo InShape, créateur de contenu spécialisé dans le sport et la musculation, a participé à l’épreuve aux côtés de coureurs beaucoup plus habitués aux longues distances. Son engagement a contribué à rapprocher des communautés qui ne suivent pas nécessairement les mêmes disciplines.
La coureuse Marine Gibard, connue sous le pseudonyme Courspetitetomate, a validé 14 boucles. Habituée à la course sur route et au marathon, elle fait partie des créatrices de contenu running présentes sur cette manifestation.
Mathis Dumas, alpiniste et guide de haute montagne, a également terminé 14 tours. Il s’est notamment fait remarquer en effectuant sa huitième boucle dans une imposante tenue d’alpinisme, avec combinaison et équipement de montagne, terminant ce défi particulier en 55 min 25 s.
Du côté des abandons plus tardifs, Léa Marszalek a quitté la course après 20 boucles. Clemquicourt l’avait notamment accompagnée sur son dernier tour.
L’ancien cycliste professionnel Arnaud Démare et Thomas Siot, membre de la Clem Qui Corp, ont également arrêté leur participation avant le départ de la 22e boucle.
Autant de parcours différents qui rappellent la difficulté de répéter un effort heure après heure, malgré les possibilités de récupération entre les tours.
Résultat des 25 heures qui courent, informations supplémentaires
Une nuit difficile, avec un participant pris en charge par les secours
La course a également été marquée par des difficultés physiques pour plusieurs participants.
Pablo Brimeux, membre de la team KillCam, a notamment été contraint de s’arrêter après 12 boucles, soit plus de 70 km selon la distance communiquée pendant l’événement.
Après un début de course compliqué, il avait pourtant réussi à retrouver un rythme satisfaisant, réalisant sa meilleure boucle lors du 11e tour en 46 min 46 s.
Mais pendant la 12e boucle, son état s’est dégradé, avec des nausées et des vomissements. Il a été pris en charge par les secours, notamment les pompiers.
Il a ensuite raconté cet épisode avec humour, malgré l’épuisement provoqué par son effort.
Son abandon illustre la difficulté particulière de ce type de course, où les participants doivent réussir à repartir à intervalles fixes malgré la fatigue et les troubles physiques susceptibles d’apparaître au fil des heures.
Une cagnotte exceptionnelle pour l’association Rêves
Au-delà des résultats sportifs, la collecte de dons a constitué le véritable fil conducteur des « 25 heures qui courent ».
Pendant 25 heures, les participants, les spectateurs et les partenaires ont été invités à soutenir l’association Rêves, qui accompagne des enfants et adolescents gravement malades.
La cagnotte a progressé tout au long de l’événement, portée par les dons du public, les défis proposés aux participants et plusieurs contributions importantes.
Deezer a notamment annoncé un don de 50 000 €, donnant un coup d’accélérateur à la collecte pendant la première partie de l’épreuve.
Au fil de la nuit, les contributions ont continué d’augmenter. La barre des 300 000 € a été franchie, avant une nouvelle progression spectaculaire samedi matin.
En fin de matinée, le montant communiqué dépassait 756 000 €, notamment après l’intégration de recettes liées aux maillots de l’événement.
Cette mobilisation constitue l’une des principales réussites de l’événement, indépendamment du résultat sportif et des débats suscités par son organisation.
En résumé, cet événement fait débat dans le monde du trail
Si la dimension caritative a largement mobilisé le public, le format choisi par Clemquicourt a également suscité des interrogations.
La première concerne le parcours, plus court que celui d’une backyard ultra traditionnelle. Avec environ 5,9 km par boucle, il ne correspondait pas aux 6,706 km prévus par le règlement historique.
La seconde concerne le lieu retenu : un environnement de golf, inhabituel pour une compétition de trail.
Certains coureurs ont jugé le tracé trop accessible, tandis que d’autres ont rappelé que les montées, les descentes et l’accumulation des heures pouvaient rendre l’effort particulièrement éprouvant.
Clemquicourt a défendu son choix pendant le direct, rappelant que les participants évoluaient bien sur un parcours comprenant des portions naturelles et du dénivelé.
L’événement a également été marqué par une importante dimension de divertissement, avec des déguisements, des défis sportifs décalés, des animations et la présence de nombreuses personnalités.
Cette formule s’éloigne de l’image traditionnelle des compétitions d’ultra-endurance, mais elle a aussi permis de faire découvrir la course à pied de longue durée à un public plus large.
Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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