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🎧 Alors que les écrans AMOLED gagnent du terrain sur les montres GPS, Garmin entend conserver la technologie MIP, particulièrement appréciée des traileurs pour son autonomie. Dans un entretien accordé à TechRadar, Brad Trenkle, directeur des opérations de Garmin, explique pourquoi la marque n’est pas encore prête à abandonner cette technologie historique.
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Depuis plusieurs années, les montres GPS évoluent vers des écrans toujours plus lumineux, colorés et proches de ceux des smartphones. Garmin accompagne cette transformation avec ses gammes Forerunner et Fenix, dont de nombreux modèles sont désormais équipés de dalles AMOLED. Pourtant, le fabricant américain ne considère pas cette évolution comme une raison suffisante pour faire disparaître les écrans MIP.
Dans un entretien publié par TechRadar le 4 novembre 2026, Brad Trenkle a confirmé que l’autonomie restait le principal argument en faveur de cette technologie. Une position qui concerne directement les pratiquants de trail et d’ultra-trail, pour lesquels la durée de fonctionnement d’une montre constitue un critère essentiel.
Les montres Garmin Enduro avec écran MIP sont en vente sur le site i-run
Garmin reconnaît que les écrans AMOLED consomment encore davantage d’énergie
La différence entre les 2 technologies tient notamment à leur fonctionnement.
Un écran AMOLED produit sa propre lumière. Il offre des couleurs plus riches, des contrastes élevés et une excellente qualité d’affichage, particulièrement appréciable pour consulter une carte ou naviguer dans les menus. Mais cette luminosité a un coût énergétique, notamment lorsque l’écran doit rester visible en plein soleil.
À l’inverse, un écran MIP, pour Memory-in-Pixel, utilise la lumière ambiante pour assurer sa lisibilité. Il consomme relativement peu d’énergie pour maintenir les informations affichées et présente un avantage intéressant lors des activités prolongées en extérieur.
Brad Trenkle reconnaît que Garmin a considérablement amélioré l’autonomie de ses montres AMOLED au fil des générations. Mais les progrès réalisés ne suffisent pas encore à combler complètement leur retard sur les modèles MIP.
Le responsable explique ainsi que Garmin ne prévoit pas de faire totalement disparaître cette technologie tant que les 2 types d’écrans n’auront pas atteint une autonomie comparable.
La Garmin Enduro 4 illustre pourquoi le MIP reste indispensable en ultra-trail
La Garmin Enduro 4, commercialisée en octobre 2026, illustre particulièrement cette stratégie.
Cette montre destinée aux sportifs d’endurance conserve un écran MIP de 1,4 pouce associé à un système de recharge solaire. Selon les données officielles du constructeur, elle peut atteindre jusqu’à 90 jours d’autonomie en mode montre connectée lorsque les conditions d’ensoleillement sont favorables.
Garmin annonce également jusqu’à 320 heures d’utilisation en mode GPS avec recharge solaire, dans une configuration privilégiant l’autonomie.
Ces performances restent toutefois soumises à des conditions précises : l’estimation de 90 jours suppose notamment une exposition quotidienne de 3 heures à une luminosité de 50 000 lux.
Pour les traileurs engagés sur des épreuves de plusieurs dizaines d’heures, voire sur des aventures de plusieurs jours, cette réserve énergétique peut faire une véritable différence.
L’intérêt ne se limite pas à éviter une recharge. Une autonomie importante permet aussi de conserver davantage de fonctionnalités actives pendant la course, qu’il s’agisse du suivi GPS, de la navigation ou de l’enregistrement des données physiologiques.
C’est précisément sur ce terrain que Garmin estime que les écrans MIP conservent leur pertinence.
L’AMOLED progresse, mais Garmin ne veut pas imposer un seul type d’écran
Cette prise de position intervient alors que Garmin a progressivement généralisé l’AMOLED sur plusieurs de ses gammes.
Les montres Forerunner récentes témoignent de cette évolution, tandis que la famille Fenix 9 continue de proposer différentes approches de l’affichage.
La question n’est donc plus seulement de savoir quelle technologie offre le meilleur rendu visuel, mais laquelle correspond le mieux aux besoins de chaque sportif.
Pour un coureur qui effectue principalement des sorties de 1 à 3 heures, l’AMOLED peut représenter un choix particulièrement confortable grâce à sa qualité d’affichage et à ses fonctions de navigation.
Pour un ultra-traileur qui passe plusieurs nuits sur les sentiers, la priorité peut être différente. La possibilité de consulter ses informations en permanence, tout en limitant la consommation électrique, reste un argument important.
Il serait néanmoins exagéré d’en conclure que les montres AMOLED sont inadaptées à l’ultra-trail. Plusieurs modèles récents disposent déjà d’une autonomie suffisante pour terminer de nombreuses courses longues.
Le véritable enjeu concerne davantage la marge de sécurité énergétique, particulièrement lorsque les conditions météorologiques, la durée de l’effort ou les besoins de navigation deviennent difficiles à anticiper.
Garmin envisage-t-il de combiner un écran AMOLED et la recharge solaire ?
L’entretien accordé à TechRadar apporte également un éclairage intéressant sur l’avenir des montres GPS.
Interrogé sur la possibilité de combiner les avantages de l’AMOLED avec ceux de la recharge solaire, Brad Trenkle n’écarte pas cette perspective.
Le responsable rappelle que Garmin a déjà utilisé plusieurs technologies photovoltaïques sur ses montres. Certaines reposent sur des matériaux partiellement transparents placés au-dessus de l’écran, tandis que d’autres exploitent une surface de captation disposée autour de celui-ci.
Cette seconde approche pourrait théoriquement permettre d’associer la recharge solaire à un écran AMOLED sans dégrader directement la qualité de l’image.
Il ne s’agit cependant pas d’une annonce produit. Garmin n’a présenté ni nouvelle montre AMOLED solaire ni calendrier de commercialisation. Les déclarations de Brad Trenkle portent sur une possibilité technique, et non sur un futur modèle confirmé.
Mais Amazfit a déjà réussi à associer AMOLED et recharge solaire
Cette perspective n’a pourtant plus rien de théorique chez la concurrence.
Le 22 septembre 2026, Amazfit a lancé la T-Rex Dual Solar, présentée comme la première montre connectée AMOLED équipée d’un système de recharge solaire sur 2 faces. La marque a développé une solution originale qui permet de capter l’énergie solaire à travers la face avant de la montre, mais également grâce à une surface photovoltaïque intégrée au dos du boîtier. Cette technologie permet ainsi d’associer un écran AMOLED de 1,32 pouce à la recharge solaire, sans renoncer à la qualité d’affichage. Pour les traileurs, cette innovation est particulièrement intéressante, même si les gains réels d’autonomie restent à apprécier selon les conditions d’utilisation. Amazfit démontre surtout que l’association entre AMOLED et solaire est techniquement possible, ce qui pourrait pousser Garmin à accélérer ses développements dans ce
En résumé, pour les traileurs, le MIP n’a donc pas dit son dernier mot
La déclaration de Garmin est révélatrice d’une évolution du marché des montres GPS.
Pendant longtemps, les progrès technologiques ont été associés à l’arrivée d’écrans plus lumineux, de meilleures résolutions et de nouvelles fonctionnalités connectées. Mais dans les sports d’endurance, ces améliorations ne remplacent pas nécessairement les qualités d’une technologie plus ancienne.
Le MIP conserve notamment 2 avantages : une consommation énergétique limitée et une bonne lisibilité lorsque la lumière ambiante est importante.
Cela ne signifie pas que Garmin souhaite revenir en arrière. Le fabricant poursuit ses investissements dans l’AMOLED et cherche manifestement à réduire les différences d’autonomie entre les 2 technologies.
La position de Garmin reste donc pragmatique : tant que l’AMOLED ne pourra pas rivaliser avec le MIP sur le terrain de l’autonomie, les montres GPS à écran transflectif conserveront leur place dans le catalogue.
Pour les amateurs d’ultra-trail, c’est une information rassurante. L’évolution des montres GPS ne devrait pas, à court terme, les obliger à sacrifier l’autonomie au profit de la qualité d’affichage.










