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Ce vendredi 6 novembre 2026, à 15 h, Clément Deffrenne, alias Clemquicourt, donne le départ des « 25 heures qui courent » dans les Pyrénées-Orientales. Cette course caritative, inspirée du format backyard, rassemble une centaine de participants autour d’un défi d’endurance de 25 heures au maximum, retransmis sur Twitch au profit de l’association Rêves. Pour cette première édition, l’organisateur a réuni un casting particulièrement relevé de champions du trail, d’influenceurs running et de personnalités venues du divertissement. Mais au milieu de tous ces noms, une absence attire l’attention : celle d’Alexandre Boucheix, plus connu sous le pseudonyme de Casquette Verte.
Mathieu Blanchard, Ludovic Pommeret, Blandine L’Hirondel, Théo Detienne, Hugo Deck, Aurélien Sanchez, mais aussi Tibo InShape, Domingo, Baghera Jones ou encore Zack Nani : rarement un événement de course à pied aura réuni autant de personnalités issues d’univers différents. Clemquicourt entend faire se rencontrer les champions, les créateurs de contenu et les coureurs amateurs dans une ambiance festive et solidaire. Dans ce contexte, il est difficile de ne pas remarquer l’absence de Casquette Verte, l’un des premiers traileurs français à avoir construit une véritable communauté autour de ses aventures et de sa personnalité. Pourquoi ne figure-t-il pas parmi les participants ?
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Pourquoi on aurait aimé voir Casquette Verte aux « 25 heures qui courent »
La présence d’Alexandre Boucheix aurait eu quelque chose d’évident. Bien avant l’explosion des nouveaux créateurs de contenu spécialisés dans le trail, Casquette Verte avait déjà démontré qu’il était possible de passionner une communauté entière en racontant ses courses, ses galères et ses défis personnels avec un ton très différent de celui des athlètes traditionnels.
Son humour, son franc-parler et sa manière de courir sans toujours respecter les codes habituels du haut niveau ont contribué à le rendre populaire. À sa façon, il a participé à ouvrir le trail à un public qui ne se reconnaissait pas nécessairement dans les champions les plus institutionnels.
Le retrouver au départ des « 25 heures qui courent » aurait donc été particulièrement intéressant, d’autant que cette course repose sur un format qui semble correspondre à son goût pour les efforts prolongés et les défis atypiques.
Un format qui aurait pu lui convenir
Sur le plan sportif, Casquette Verte aurait eu de sérieux arguments. Habitué aux longues distances et aux enchaînements exigeants, il possède une expérience de l’ultra-endurance qui aurait été précieuse sur une épreuve imposant un nouveau départ toutes les heures.
Le parcours annoncé comprend des boucles de 5,9 km et 180 m de dénivelé positif. L’objectif est de repartir chaque heure, avec une limite de 25 boucles. Pour un coureur capable de gérer des efforts de très longue durée, la difficulté ne réside pas seulement dans la distance, mais dans la répétition des départs, l’accumulation de fatigue et la gestion des temps de récupération.
Malgré un calendrier sportif chargé, Casquette Verte a déjà montré sa capacité à encaisser des efforts considérables. Sa présence aurait donc été intéressante, notamment pour le voir évoluer aux côtés de Mathieu Blanchard, Ludovic Pommeret ou Aurélien Sanchez dans un format différent des ultras traditionnels.
Elle aurait aussi apporté une personnalité à part au rassemblement : celle d’un coureur qui cultive autant l’autodérision que les performances et qui conserve sa propre manière de communiquer.
Pourquoi Casquette Verte ne participe-t-il pas à la course de Clemquicourt ?
À quelques heures du départ, aucune explication publique suffisamment précise ne permet d’établir pourquoi Alexandre Boucheix ne figure pas parmi les participants annoncés. On ne sait pas s’il a été invité, s’il a décliné une proposition ou si sa participation n’a tout simplement jamais été envisagée.
Mais son absence prend une dimension particulière lorsqu’on se penche sur les relations entre les deux personnalités. Plusieurs piques rapportées ces dernières années laissent entrevoir une certaine distance entre leurs univers, même si aucun élément ne permet d’affirmer qu’un conflit personnel est à l’origine de cette non-participation.
Sur la TDS 2025, Clemquicourt aurait préféré aller se coucher plutôt que d’attendre Casquette Verte
Lors de la TDS 2025, Alexandre Boucheix était engagé sur l’une des épreuves les plus difficiles de la semaine de l’UTMB. À cette occasion, Clemquicourt aurait indiqué qu’il n’attendrait pas son arrivée et qu’il préférait aller se coucher.
La séquence, dont nous n’avons pas retrouvé l’enregistrement original, pourrait relever d’un simple trait d’humour. Mais elle prend une autre dimension lorsqu’on la rapproche d’autres petites provocations autour du coureur parisien.
À l’UTMB 2026, le nom de Casquette Verte revient dans une moquerie adressée à Théo Detienne
Un an plus tard, pendant l’UTMB 2026, une autre séquence rapportée met en scène Clemquicourt et Théo Detienne. Alors que ce dernier traverse de grosses difficultés digestives, Clemquicourt lui aurait lancé qu’il risquait de terminer derrière Casquette Verte.
La plaisanterie est intéressante par ce qu’elle sous-entend : terminer derrière Alexandre Boucheix devient une manière de taquiner un athlète qui nourrissait des ambitions bien supérieures au classement finalement obtenu.
Théo Detienne termine finalement 71e, en 24 h 00 min 41 s, et Casquette Verte 79e, en 24 h 17 min 31 s, malgré une préparation perturbée par une fracture de la cheville survenue quelques mois auparavant.
Cette plaisanterie, si elle est confirmée dans son contexte exact, ne constitue pas à elle seule une attaque personnelle. Elle illustre néanmoins la manière dont le nom de Casquette Verte peut être utilisé pour chambrer au sein du petit monde du trail médiatisé.
Casquette Verte et la crème solaire : une pique contre les influenceurs trop commerciaux ?
De son côté, Casquette Verte aurait également employé une formule particulièrement directe en expliquant qu’il ne vendrait jamais ses fesses pour de la crème solaire.
Une manière de revendiquer son indépendance face aux placements de produits et à la multiplication des partenariats commerciaux dans le trail. Cette déclaration fait écho aux critiques adressées à une nouvelle génération de créateurs de contenu, dont l’activité repose en partie sur des collaborations avec les marques.
Pour autant, en l’absence de référence explicite à Clemquicourt dans la déclaration, il serait abusif de considérer cette phrase comme une attaque directe contre lui.
Casquette Verte et Clemquicourt : deux visions différentes du trail sur les réseaux sociaux
Au-delà de ces épisodes, les deux hommes incarnent des approches assez différentes de la création de contenu.
Alexandre Boucheix a développé une identité très personnelle, construite autour de ses aventures, de ses performances et d’un ton volontiers provocateur. Son indépendance d’esprit, sa liberté de parole et son refus apparent de se conformer aux conventions font partie de l’image qu’il cultive.
Clément Deffrenne a construit un univers davantage tourné vers le divertissement collectif, les vidéos produites à plusieurs, les collaborations et les rencontres entre personnalités d’Internet. Son succès repose notamment sur sa capacité à fédérer des communautés qui dépassent largement le monde du trail.
Les « 25 heures qui courent » incarnent cette deuxième approche. Il ne s’agit pas uniquement d’une compétition sportive, mais d’un rassemblement de champions, de créateurs de contenu et de personnalités proches de l’organisateur, avec une importante dimension collective et médiatique.
Dans ce contexte, on peut se demander si ce type de rendez-vous correspond véritablement à l’univers de Casquette Verte, davantage habitué à construire ses propres aventures et à suivre son calendrier personnel.
Il n’est pas impossible qu’un événement fondé sur une grande réunion de personnalités lui corresponde moins qu’un défi imaginé selon ses propres règles. Mais cela reste une hypothèse, et non une explication donnée par l’intéressé.
Une absence qui raconte aussi l’évolution des influenceurs dans le trail
Cette absence illustre également une transformation plus générale de la manière dont le trail est raconté sur les réseaux sociaux.
Les premiers créateurs de contenu running ont souvent construit leur popularité autour de leurs aventures individuelles. Ils racontaient leurs entraînements, leurs compétitions et leurs difficultés, sans nécessairement disposer d’une équipe de production ou d’un réseau important de collaborateurs.
Aujourd’hui, certains créateurs développent des projets beaucoup plus collectifs, avec des productions audiovisuelles ambitieuses, des partenariats commerciaux et des événements capables de mobiliser des personnalités extérieures au sport.
Les « 25 heures qui courent » constituent l’une des expressions les plus visibles de cette évolution. Clemquicourt ne cherche pas seulement à réunir les meilleurs coureurs : il associe des audiences, des communautés et des personnalités capables de donner une résonance considérable à son projet caritatif.
Dans ce contexte, Casquette Verte aurait pu représenter un trait d’union entre les pionniers de l’influence dans le trail et ceux qui en développent aujourd’hui les nouveaux formats.
Son absence rappelle aussi que les personnalités les plus visibles de la discipline ne partagent pas toutes les mêmes méthodes, les mêmes réseaux ni nécessairement la même conception de leur présence médiatique.
En résumé, sur le plan sportif comme sur celui de la notoriété, Alexandre Boucheix aurait eu sa place parmi les participants des « 25 heures qui courent ».
Son expérience de l’ultra-endurance, sa personnalité et son statut de précurseur dans la création de contenu trail auraient apporté une dimension supplémentaire à l’événement.
Les petites piques rapportées entre les deux univers alimentent naturellement les interrogations. Mais il faut distinguer ces épisodes d’une explication confirmée : rien ne permet d’affirmer qu’un différend personnel a empêché sa participation.
Il reste néanmoins un paradoxe : au moment où Clemquicourt rassemble les champions du trail et les influenceurs les plus populaires du Web, l’un des personnages qui ont contribué à populariser ce mélange entre performance sportive et création de contenu manque à l’appel.
Sources
- présentation des « 25 heures qui courent » ;
- Le Monde, 6 novembre 2026 ; Sphères Magazine, 26 mai 2026 ;
- Esprit Trail, analyse consacrée à l’évolution des créateurs de contenu dans le trail.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.










