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🎧 Après la panne informatique survenue le 3 novembre 2026 lors de l’ouverture de la bourse aux dossards de l’Ultra Marin, le fondateur de Klikego a dénoncé la propagation de messages haineux sur les réseaux sociaux.
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Pourtant, parmi les nombreux commentaires publics examinés par U-TRAIL, les réactions relèvent principalement de la déception, de critiques parfois virulentes et de demandes d’explications. Cette différence pose une question : où se situe la frontière entre le mécontentement légitime des coureurs et les attaques personnelles contre les organisateurs ou leurs prestataires ?
En trail, une panne informatique peut rapidement déclencher une vague de critiques
Les inscriptions aux grandes courses de trail sont devenues des rendez-vous particulièrement attendus. Lorsqu’une épreuve attire davantage de candidats qu’elle ne peut accueillir de participants, l’ouverture des inscriptions représente parfois une étape aussi stressante que la préparation sportive elle-même. Les coureurs s’organisent pour être disponibles à l’heure annoncée, anticipent leurs déplacements et espèrent obtenir une place avant que les dossards ne soient épuisés.
Dans ce contexte, une panne informatique peut provoquer une déception importante. C’est ce qui s’est produit mardi 3 novembre 2026, à midi, lors de l’ouverture de la bourse aux dossards de l’Ultra Marin 2027, organisé dans le golfe du Morbihan.
Ce jour-là , environ 17 000 personnes se sont connectées simultanément à Klikego pour tenter d’intégrer une liste d’attente. Selon les données communiquées par le fondateur de la plateforme, les serveurs ont enregistré jusqu’à 3 200 requêtes par seconde, une charge qui a fini par provoquer des dysfonctionnements.
L’organisation a rapidement annoncé le report de l’opération. Pour de nombreux coureurs qui espéraient récupérer un dossard après avoir échoué au premier tirage au sort, cette nouvelle difficulté a suscité une frustration compréhensible.
Le fondateur de Klikego dénonce des messages haineux après l’incident
Dans un article publié le 3 novembre 2026 par La Voix du Nord, Benoît Adam, fondateur de Klikego, revient sur les difficultés rencontrées par sa plateforme et sur les réactions qui ont suivi. Il déplore notamment que « les messages haineux se propagent » sur les réseaux sociaux.
Le responsable affirme également que ses équipes avaient anticipé une fréquentation importante et mobilisé des infrastructures adaptées. Malgré ces précautions, l’affluence exceptionnelle a dépassé les capacités de traitement disponibles au moment de l’ouverture.
Ces explications permettent de comprendre le contexte technique de l’incident. Elles ne répondent cependant pas à une autre question : quels propos précis sont visés par la dénonciation de messages haineux ?
Les dĂ©clarations rapportĂ©es par la presse ne reproduisent pas d’exemples permettant d’apprĂ©cier leur nature. Il est donc impossible, Ă partir de ces seules informations, de dĂ©terminer si le responsable fait rĂ©fĂ©rence Ă des insultes, Ă des attaques personnelles, Ă des messages privĂ©s ou Ă des critiques particulièrement agressives.
Cela ne signifie évidemment pas que ces messages n’existent pas. Mais leur contenu n’est pas documenté dans les éléments dont dispose U-TRAIL.
Que disent réellement les commentaires des coureurs sur Facebook ?
U-TRAIL a examiné une série de commentaires publics publiés sur Facebook à la suite des difficultés rencontrées lors de l’ouverture de la bourse aux dossards. Ces réactions montrent une colère réelle, mais également des situations et des attentes très différentes selon les participants.
Certains internautes expriment directement leur exaspération. Un coureur estime ainsi que l’échec du système d’inscription constitue une « honte absolue », tandis que deux autres qualifient la situation de « mascarade ». D’autres commentaires dénoncent le manque d’anticipation supposé de la plateforme ou soulignent que les difficultés techniques se seraient déjà produites auparavant.
Plusieurs participants formulent également des interrogations précises sur le règlement. Certains contestent les modalités du premier tirage au sort, notamment la possibilité de céder un dossard à une personne de son choix. D’autres demandent des explications sur la prise en compte du lieu de résidence ou sur les conditions d’accès à la bourse.
Ces réactions peuvent être sévères, et certaines formulations particulièrement accusatrices. Mais dans les commentaires examinés, U-TRAIL n’a pas identifié d’insulte personnelle explicite visant Benoît Adam ou les responsables de l’organisation.
Il serait toutefois incorrect d’en conclure qu’aucun message insultant n’a été publié ailleurs. L’échantillon étudié ne représente pas l’ensemble des échanges sur les réseaux sociaux, et les éventuels messages privés ne sont pas accessibles.
Une critique virulente est-elle nécessairement un message haineux ?
La distinction mérite d’être faite, particulièrement dans un contexte où les échanges entre organisateurs et participants se déroulent de plus en plus publiquement.
Qualifier une procédure de mal préparée, dénoncer une défaillance technique ou estimer qu’un système d’inscription manque d’équité constitue une critique de son fonctionnement. Même lorsqu’elle est exprimée avec colère, cette critique ne devient pas automatiquement une attaque personnelle.
À l’inverse, les insultes visant directement les individus, les menaces ou les propos discriminatoires dépassent le cadre d’un désaccord sur l’organisation d’une compétition. Leur présence ne peut pas être minimisée au seul motif que les participants sont déçus.
Dans le cas de l’Ultra Marin, plusieurs éléments expliquent le mécontentement des coureurs. La plateforme est devenue difficilement accessible à l’heure prévue, la bourse a dû être reportée et les éventuelles positions déjà obtenues n’ont pas été conservées. Les candidats doivent désormais recommencer leur démarche dans le cadre d’un deuxième tirage au sort pour l’Ultra Marin 2027.
Ces circonstances donnent aux participants des raisons concrètes de demander des explications. Elles ne justifient pas d’éventuelles attaques personnelles, mais elles ne permettent pas non plus de considérer toute protestation comme abusive.
Les organisateurs et les prestataires doivent-ils accepter les critiques publiques ?
Une course de trail repose sur une organisation complexe, qui mobilise des responsables d’épreuve, des prestataires, des partenaires et souvent de nombreux bénévoles. La préparation représente parfois plusieurs mois de travail, avec des contraintes techniques, financières et réglementaires importantes.
Cette réalité mérite d’être prise en compte lorsqu’un incident survient. Une panne informatique ne signifie pas nécessairement que les organisateurs ont négligé leur préparation, pas plus qu’une modification de dernière minute ne révèle systématiquement une mauvaise gestion.
Mais cette complexité ne doit pas empêcher les participants de demander des comptes. Lorsqu’une inscription dépend d’un système informatique, les coureurs sont en droit d’attendre un fonctionnement fiable et des explications lorsqu’une défaillance compromet leurs chances d’obtenir une place.
La communication joue alors un rôle essentiel. Reconnaître un problème, expliquer ses causes et présenter les mesures correctives permet aux participants de comprendre les décisions prises, même lorsqu’elles ne correspondent pas à leurs attentes.
Après l’incident du 3 novembre, l’Ultra Marin a précisément choisi de modifier le fonctionnement de sa bourse aux dossards. Le principe du premier arrivé, premier servi a été abandonné au profit d’une période de préinscription suivie d’un tirage au sort, afin d’éviter que les ralentissements de la plateforme ne désavantagent certains candidats.
Cette réponse ne supprime pas la déception des coureurs, mais elle montre que leurs préoccupations concernant l’équité du dispositif ont été prises en compte.
En résumé, en trail, le droit de critiquer doit pouvoir coexister avec le respect des personnes
L’incident de Klikego met finalement en lumière une difficulté qui dépasse le cas de l’Ultra Marin. Les organisateurs et leurs prestataires doivent pouvoir travailler sans subir d’insultes, de menaces ou d’attaques personnelles. De leur côté, les participants doivent pouvoir signaler des dysfonctionnements et contester des décisions sans que leur mécontentement soit automatiquement assimilé à de la malveillance.
La différence entre ces deux situations est essentielle. Une critique publique peut être désagréable à recevoir, parfois injuste ou formulée avec excès, sans constituer pour autant un message haineux.
Dans le cas présent, Benoît Adam affirme avoir constaté la propagation de tels messages. Les commentaires publics examinés par U-TRAIL montrent surtout des coureurs déçus, parfois très remontés, qui questionnent le fonctionnement de la plateforme et les conditions d’attribution des dossards.
Les deux réalités peuvent parfaitement coexister : des messages véritablement insultants peuvent avoir été adressés aux responsables, tandis que d’autres coureurs expriment simplement des critiques légitimes.
Sans éléments supplémentaires sur la nature des messages dénoncés, il serait prématuré de trancher. Mais une chose apparaît clairement : dans le trail comme ailleurs, le respect des organisateurs ne devrait pas se faire au détriment du droit des participants à exprimer leur désaccord.
Le terme « se victimisent » relève d’une appréciation éditoriale et ne constitue pas une affirmation selon laquelle les organisateurs auraient volontairement déformé les faits. U-TRAIL ne conteste pas l’existence possible de messages insultants ou haineux, notamment dans des échanges non publics. L’analyse porte exclusivement sur les déclarations rapportées par la presse et les commentaires publics consultés, sans mise en cause personnelle des organisateurs ni des responsables de Klikego.
Sources
- La Voix du Nord, Étienne Dujardin, 3 novembre 2026 : déclarations de Benoît Adam concernant les difficultés techniques et les messages dénoncés sur les réseaux sociaux.
- Commentaires publics publiés sur la page Facebook de l’Ultra Marin à la suite de l’incident du 3 novembre 2026, examinés par U-TRAIL.
- Ultra Marin – Informations officielles sur les inscriptions et la bourse aux dossards.
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- Pourquoi l’Ultra Marin doit organiser un deuxième tirage au sort
- 17 000 coureurs ont tenté d’obtenir une place sur la liste d’attente de l’Ultra Marin : ils ne pensaient pas que le site allait planter
Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.








