Faut-il courir la veille d’une course ?
La veille d’une course, la tentation est grande de ne rien faire pour « se préserver ». Pourtant, beaucoup de coureurs — y compris les meilleurs — choisissent de bouger un peu. Faut-il courir la veille d’une course ? Cela dépend du type d’épreuve, de votre état de forme, et de vos objectifs. En trail, la réponse varie selon que l’on prépare un effort explosif ou une longue traversée de montagne.
Courir la veille d’une course : un bon réflexe pour les trails courts
Sur les formats courts, courir la veille peut être bénéfique. Il s’agit alors de faire un footing de débloquage, court (20 à 30 minutes), en aisance respiratoire. Certains y ajoutent quelques lignes droites ou accélérations progressives pour réveiller le système nerveux et retrouver des sensations. D’autres optent pour une séance de rappel VMA légère, comme 5 minutes de 30/30 autour de 90 % de l’intensité maximale.
Le but ? Activer la mécanique, faire circuler le sang, éliminer la lourdeur des derniers jours de repos. C’est un moyen simple de se reconnecter à la course, sans s’épuiser.
Trail long : mieux vaut privilégier la récupération
À l’inverse, pour les formats longs (marathon-trail, 80 km, 100 miles), la priorité est à la fraîcheur physique et mentale. La veille, on évite tout ce qui pourrait coûter de l’énergie inutilement. À la place, on privilégie des routines douces et efficaces : marche lente, respiration consciente, visualisation, hydratation, ou même séance de sophrologie pour apaiser le mental.
C’est aussi le bon moment pour s’occuper de son corps : auto-massages, rouleau, étirements doux, ou encore préparation des affaires. L’idée est simple : ne pas courir, mais préparer son corps à courir.
Écouter son corps et faire preuve de cohérence
Il n’existe pas de réponse universelle. Si vous vous sentez trop fatigué ou que le stress est trop fort, rien ne vous oblige à courir. Si, au contraire, un petit footing vous détend et vous aide à mieux dormir, cela peut faire partie de votre routine.
Tout dépend de l’individu, de la charge de la semaine, et de l’épreuve visée. Mais dans tous les cas, il ne faut jamais improviser une veille de course. Ce qui est bon pour l’un peut être nuisible pour l’autre.
En résumé, oui, il est possible de courir la veille d’une course. Mais ce n’est ni indispensable, ni systématique.
Pour les courtes distances ou les efforts dynamiques, un réveil musculaire peut être utile. Pour les ultras, mieux vaut préserver son énergie. L’essentiel est d’être aligné avec soi-même et de respecter son plan. La veille d’une course n’est pas là pour « rattraper » un entraînement manqué, mais pour arriver prêt·e et lucide sur la ligne de départ.
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