🎧 ĂŠtre ultra-trailer ça ne s’improvise pas.
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Devenir ultra-traileur : les 8 piliers d’une prĂ©paration rĂ©ussie
L’ultra-trail fait rĂŞver de plus en plus de coureurs. Pourtant, s’aligner sur un 80, un 100 ou un 160 kilomètres ne s’improvise pas. Derrière chaque ligne d’arrivĂ©e se cachent des mois de prĂ©paration, de la rigueur et beaucoup de patience.
Contrairement Ă un 10 km ou mĂŞme Ă un marathon, un ultra se construit sur le long terme. Voici les huit grands principes qui permettent d’arriver au dĂ©part dans les meilleures conditions.
1. Commencer sa prĂ©paration longtemps Ă l’avance
La première erreur consiste Ă penser qu’il suffit de quelques semaines d’entraĂ®nement intensif pour ĂŞtre prĂŞt. La progression en ultra est lente.
L’idĂ©al est de prĂ©voir un objectif majeur environ un an Ă l’avance. Cette durĂ©e permet de construire progressivement son endurance, d’augmenter les volumes sans brĂ»ler les Ă©tapes et de limiter le risque de blessure.
Le meilleur plan d’entraĂ®nement est souvent celui qui laisse du temps.
2. Faire du renforcement musculaire une priorité
Les jambes ne sont pas les seules Ă souffrir pendant un ultra.
Un bon programme de renforcement musculaire permet de mieux encaisser les descentes, de stabiliser les articulations et de retarder l’apparition de la fatigue.
Les groupes musculaires à privilégier sont notamment :
- les quadriceps ;
- les fessiers ;
- les abducteurs ;
- les ischio-jambiers ;
- les mollets ;
- la ceinture abdominale et les muscles du dos.
Deux à trois séances par semaine constituent une excellente base.
3. Multiplier les sorties sur les sentiers
Pour préparer un ultra, courir uniquement sur route est rarement suffisant.
Le corps doit apprendre à évoluer sur des terrains techniques, à gérer les appuis instables, les pierres, les racines, les descentes cassantes et les longues montées.
Deux sorties trail hebdomadaires permettent d’acquĂ©rir les automatismes indispensables le jour de la course.
4. Développer une solide endurance
L’endurance est la qualitĂ© numĂ©ro un de l’ultra-traileur.
Les sorties longues apprennent au corps à utiliser ses réserves énergétiques, à courir longtemps malgré la fatigue et à gérer un effort de plusieurs heures.
Il n’est pas toujours nĂ©cessaire de courir très vite : la rĂ©gularitĂ©, le temps passĂ© dehors et l’accumulation progressive des kilomètres comptent souvent davantage.
5. Travailler également le mental
Ă€ partir d’un certain nombre d’heures de course, les jambes ne sont plus le seul problème.
Le doute, les coups de moins bien, le manque de motivation ou les difficultĂ©s liĂ©es Ă la mĂ©tĂ©o font partie intĂ©grante d’un ultra.
Apprendre à gérer ces moments pendant les entraînements est presque aussi important que le travail physique. Visualisation, découpage de la course en petits objectifs et expérience accumulée deviennent alors de précieux alliés.
6. Soigner son alimentation et son hydratation
Impossible de réussir un ultra avec une alimentation approximative.
Au quotidien, une alimentation Ă©quilibrĂ©e favorise la rĂ©cupĂ©ration et l’adaptation Ă l’entraĂ®nement.
Pendant les sorties longues, il est indispensable de tester sa stratĂ©gie nutritionnelle : boissons, gels, barres, aliments solides, quantitĂ© de glucides, Ă©lectrolytes…
MĂŞme chose pour l’hydratation : attendre d’avoir soif est souvent une erreur. Chaque coureur doit apprendre Ă connaĂ®tre ses besoins en fonction de la chaleur, de l’altitude et de la durĂ©e de l’effort.
7. Prévoir une vraie phase de récupération avant la course
Les dernières semaines sont souvent celles oĂą l’on est tentĂ© d’en faire toujours plus.
C’est pourtant l’inverse qu’il faut faire.
La pĂ©riode d’affĂ»tage permet de diminuer progressivement la charge d’entraĂ®nement afin d’arriver avec des jambes fraĂ®ches et un organisme totalement reposĂ©.
Les bĂ©nĂ©fices des mois d’entraĂ®nement apparaissent justement pendant cette phase de rĂ©cupĂ©ration.
8. Tester son matériel dans les conditions réelles
Le jour d’un ultra n’est pas le moment de dĂ©couvrir son Ă©quipement.
Chaussures, sac, bâtons, flasques, vêtements, alimentation, frontale ou montre GPS doivent avoir été testés à plusieurs reprises sur des sorties longues.
Si possible, effectuer une ou plusieurs reconnaissances du parcours permet également de mieux anticiper les difficultés, les ravitaillements et les portions techniques.
Au final, un ultra-trail se prĂ©pare bien avant le coup de pistolet du dĂ©part. Plus que la performance pure, c’est la rĂ©gularitĂ© de l’entraĂ®nement, la patience et la capacitĂ© Ă arriver en bonne santĂ© qui font souvent la diffĂ©rence entre un abandon et une mĂ©daille de finisher.
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