Jean-Marc Peillex ferme les refuges de Tête Rousse et du Goûter, mais laisse ouvert le dangereux couloir du Goûter
Derrière cette décision, une question de responsabilité pénale : fermer le couloir du Goûter, c’est aussi devoir décider quand il redevient suffisamment sûr pour être rouvert.
🎧Au Mont-Blanc, la décision de Jean-Marc Peillex autour des refuges de Tête Rousse et du Goûter relance le débat sur la sécurité, la responsabilité des élus et les risques assumés par les alpinistes.
Parmi ces risques, le franchissement du couloir du Goûter reste un enjeu central.
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Privés de goûter ! La fermeture des refuges de Tête Rousse et du Goûter par le maire de Saint-Gervais-Les-Bains lui évite d’avoir à interdire le passage par le couloir du Goûter et surtout d’avoir à le rouvrir à ses risques et périls pénaux ?
Dans une vidéo du Dauphiné Libéré diffusé le 12 août sur Instagram, le maire de Saint-Gervais explique que l’interdiction des refuges est la seule solution pour protéger nos chères têtes blondes en mal de conquêtes du Mont-Blanc. L’interdiction de la montée et de la descente reviendrait lors de la réouverture à établir que le danger a disparu.
Les maires sont continuellement sous la pression de leur responsabilité, ils interdisent : c’est mal, ils autorisent : c’est à cause d’eux !
Donc laisser monter et descendre mais sans refuge devrait limiter le nombre de prétendants et surtout ne garder que les plus valeureux ou les plus préparés.
Mont-Blanc : jusqu’où les alpinistes doivent-ils assumer les risques du couloir du Goûter ?
L’escalade, le trail, la randonnée, tout comme la mer, c’est avant tout s’aventurer en terrain parfois difficile, potentiellement à risque, mais pas hostile pour autant. L’accident n’est pas le résultat de l’hostilité d’un autre mais bien souvent de la méconnaissance du terrain ou tout simplement due à un facteur « pas de chance ».
La société, via ses représentants est-elle alors responsable ? Aujourd’hui oui, et le maire de Saint-Gervais ne veut pas prendre ce risque. Mais en l’occurrence, il veut aussi ne pas faire prendre de risque aux pratiquants.
Responsabilité des élus et des encadrants : jusqu’où faut-il sécuriser les sports outdoor ?
Le outdoor encadré est donc aussi beaucoup moins permissif car il engage la responsabilité des encadrants. Doit-on donc libérer ses derniers d’une part de leur responsabilité légale en imposant des obligations de moyens mais pas d’obligations de résultat ? La société a-t-elle les moyens de différencier le bon du mauvais pratiquant, l’irresponsable du malchanceux, le risque inconsidéré du destin ? Peut-on ou doit-on laisser le outdoor avoir ses risques et périls et le pratiquant à ses risques et périls ?
Dans une société aux changements sociologiques, climatologiques et aux enjeux de communication grandissants, les réponses risquent de s’imposer de manière plus empirique que préventives. Le traileur élite ou amateur, témoin direct de ces problèmes doit participer à la réflexion, qu’elle soit autour du Mont-Blanc, autour du Golfe du Morbihan ou à La Réunion.
En attendant, privés de goûter ! Y compris sous forme de gels.
Auteur :Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.
Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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