Le passage sous la barre mythique des 2 heures au marathon de Londres est encore sur toutes les lèvres de passionnés de course à pied.
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Sabastian Sawe réalise un exploit. Il a même battu le record non homologué de Kipchoge de 2019.
Là où Sabastian Sawe est encore plus exceptionnel, c’est que le kényan construit sa réputation aussi sur sa lutte contre le dopage.
Plus qu’être un grand athlète, il veut incarner l’athlète irréprochable, à qui on ne peut opposer aucun soupçon de doute.
La communication de l’athlète et de son équipementier est rodée. Mais si les choses n’étaient pas aussi simples, plus pernicieuses ?
Pas vu pas pris, la philosophie de Sabastian Sawe ?
C’est quelque chose de terrible dans la course à pied, il reste toujours de quoi douter un peu devant une magnifique performance. Et celle des 1 h 59 min 30 s à Londres fait évidemment partie de celles-là.
Sawe a toujours revendiqué sa position sur le dopage, en prenant exemple sur sa démarche au marathon de Berlin. Il avait demandé des contrôles renforcés auprès de l’AIU, son passeport biologique est contrôlé de près, il accepte de subir des protocoles que beaucoup d’autres ne supporteraient pas. Il crie haut et fort qu’il n’a rien à cacher.
En termes de communication, c’est le comportement parfait, celui que l’on attend pour enfin avoir une autre image du sport kényan.
On peut donc légitimement penser que Sabastian Sawe est parfaitement clean. On n’a toutefois pas eu de communication à ce sujet par les instances antidopage à la suite du marathon.
Et si le dopage était à une autre échelle ?
L’idée avec le record de Sabastian Sawe, c’est peut-être que le dopage se fait dans les limites légales. On ne peut pas résumer un athlète à la dualité : dopé ou pas dopé. Il y en en réalité un gouffre entre les deux, une sorte de zone grise, celle de l’optimisation.
Nutrition millimétrée, capteurs divers, boissons d’effort, batteries de tests, on ne parle plus d’un athlète qui court sur l’ocre des sols kényans toute la journée. On parle désormais d’expérimentation de laboratoire dont la preuve formelle d’une réussite se lit dans un podium ou un record.
Et c’est peut-être là que se situe Sabastian Sawe. Un coureur clean sur le plan des règles, mais tellement optimisé qu’il n’a plus rien de comparable avec les autres coureurs.
Cette zone grise de l’amélioration du corps n’est pas du dopage. Mais elle n’est pas forcément très honnête non plus dans le sens où elle offre un avantage qui n’est pas basé sur ce que le corps peut faire, mais ce qu’on lui fait faire quand il n’y a plus de limites aux moyens mis en œuvre pour la victoire.
Et c’est sans parler que cette sorte de dopage clean reste malgré tout porteur de risques potentiels pour la santé.
Le dopage matériel
Si le dopage se définit par l’amélioration non naturelle des performances du corps, les chaussures sont aussi à prendre en compte. Si certaines règles existent, par exemple pour la présence des plaques carbone, elles restent un point désormais important dans l’élaboration d’une performance. Elles sont une question de vitesse, mais aussi de fatigue musculaire. Et entre les chaussures de Kipchoge en 1 h 59 min 40 sec en 2019 et celles de Sawe et ses 1 h 59 min et 30 sec, il y a un monde.
Encore une fois, ce n’est pas du dopage. Mais c’est tellement pas naturel !
En résumé, tant que les instances antidopage internationales n’auront pas affirmé publiquement que toutes les analyses de Sawe seront parfaitement clean, il restera au fond ce doute.
Pour lui comme pour le sport de fond en général, on ne lui souhaite pas d’être un énième kényan qui déçoit par des promesses non tenues. Mais il ne faudra jamais oublier que ce record, cette barrière des 2 heures franchies en course, n’est pas que le résultat d’un entraînement acharné, d’une génétique favorable et d’un staff performant. Il l’est aussi d’un protocole qui optimise les meilleurs athlètes avec des moyens encore inimaginables il y a quelques années.
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