🎧 Le Marathon du Mont-Blanc 2026 s’annonce comme l’un des grands rendez-vous trail de l’été
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Le Marathon du Mont-Blanc 2026 ne sera pas seulement un grand week-end populaire à Chamonix. Cette année, la liste des élites donne à l’événement une dimension beaucoup plus large, avec une densité rarement vue sur plusieurs formats en même temps. Le 90 km attire des coureurs taillés pour l’ultra, le 42 km concentre certains des meilleurs spécialistes mondiaux du trail court et technique, tandis que le 23 km promet une course très nerveuse, rapide, explosive, où la moindre erreur peut coûter très cher.
Pour les suiveurs de trail, l’intérêt est évident. Ce ne sont pas seulement des noms connus qui viennent cocher une course de plus dans leur calendrier. Plusieurs athlètes arrivent avec une histoire récente, une revanche à prendre, un objectif estival à préparer ou une domination à confirmer. C’est ce mélange qui rend le plateau aussi intéressant. À quelques semaines des grands rendez-vous de l’été, le Marathon du Mont-Blanc ressemble à la fois à une course prestige, à un test grandeur nature et à un révélateur de forme.
Tous les favoris du 90 km du Mont Blanc
Sur le 90 km du Mont-Blanc, Jonathan Albon arrive avec un statut très lourd
Sur le 90 km, le nom de Jonathan Albon attire immédiatement l’attention. Le Britannique possède un profil redoutable, capable de briller sur des courses techniques, longues et exigeantes. Ancien vainqueur du 42 km du Mont-Blanc, champion du monde de trail en 2019 et vainqueur de la Transgrancanaria 2026, il arrive à Chamonix avec une vraie crédibilité sur les formats alpins. Sa présence sur le 90 km donne forcément une autre dimension à la course.
Ce format peut aussi servir de repère dans une saison où l’UTMB reste un objectif majeur pour beaucoup d’ultra-traileurs. Dans cette logique, le 90 km du Mont-Blanc n’est pas seulement une course à gagner. C’est aussi un terrain d’évaluation, avec du dénivelé, de l’altitude, des descentes longues, une gestion de l’effort et une usure musculaire très proche de ce que les meilleurs retrouveront plus tard dans l’été.
Face à Albon, Louison Coiffet aura beaucoup à dire. Le Français connaît déjà très bien ce parcours, puisqu’il avait terminé 2e du 90 km en 2023, tout près de la victoire. Ce résultat avait marqué un tournant dans son passage sur les formats longs. Depuis, il a confirmé son niveau international, notamment avec une médaille d’argent ex æquo sur les Mondiaux de trail long 2025. Son abandon récent à Zegama peut aussi ajouter une part de revanche. Sur une course aussi dure, cette frustration peut devenir un moteur.
Ben Dhiman, Baptiste Chassagne et Vincent Esmiol peuvent bouleverser la course
Le plateau masculin du 90 km ne se limite pas à un duel entre Jonathan Albon et Louison Coiffet. Ben Dhiman fait partie des noms à surveiller de très près. Dauphin de l’UTMB 2025, performant sur les longues distances, il possède déjà une vraie expérience de l’ultra de haut niveau. Sa présence au Mont-Blanc peut être lue comme une étape importante avant la suite de sa saison. Même s’il n’a pas encore couru ce 90 km, son profil colle parfaitement à une épreuve où il faut encaisser longtemps, rester lucide et ne pas exploser dans les dernières heures.
Baptiste Chassagne est l’autre présence française qui intrigue. Il choisit généralement ses courses avec soin, ce qui rend son inscription particulièrement intéressante. Après sa démonstration sur le Grand Raid Ventoux, il arrive avec un capital confiance élevé. Il n’a pas forcément besoin de faire beaucoup de bruit avant le départ pour être dangereux. Sur un 90 km, sa capacité à rester propre, à gérer l’effort et à monter en puissance peut peser très lourd.
Vincent Esmiol, vainqueur du MIUT, représente aussi une menace sérieuse. Sa progression récente en fait l’un des Français les plus intéressants à suivre sur long format. À Chamonix, il pourra confirmer que sa victoire à Madère n’était pas un coup isolé, mais bien le signe d’une installation durable parmi les coureurs capables de jouer devant sur des terrains internationaux. Miguel Arsénio, William Boffelli et Dmitry Mityaev complètent un plateau très solide, avec assez d’expérience et de densité pour rendre la course difficile à contrôler.
Il serait aussi impossible de parler de ce 90 km du Mont-Blanc sans citer Xavier Thévenard.
Le “petit prince” du trail français n’arrive pas forcément avec le statut de favori, ni avec la même pression que les têtes d’affiche du plateau, mais sa simple présence change la lecture de la course. Pour lui, terminer ce 90 km aurait déjà une valeur immense, presque symbolique, après les années compliquées qu’il a traversées. Et pour le monde du trail, le voir revenir sur une épreuve aussi exigeante à Chamonix serait bien plus qu’un résultat : ce serait une image forte, celle d’un champion qui continue d’avancer, même loin des pronostics.
Lire nos articles au sujet du retour de Xavier Thevenard
Chez les femmes, le 90 km peut sourire à l’expérience
Chez les femmes, Ida Nilsson fait figure de référence. La Suédoise possède une expérience immense, une connaissance fine de l’effort long et une capacité à rester compétitive sur des terrains exigeants. Dans une course aussi particulière que le 90 km du Mont-Blanc, l’expérience peut parfois compter autant que la forme brute. Il faut savoir patienter, accepter les moments moins fluides, gérer l’altitude et ne pas s’affoler quand les écarts évoluent.
Katharina Hartmuth sera également très attendue. Sa victoire récente à Madère confirme sa solidité et son retour au premier plan. Elle connaît les efforts longs, les parcours techniques et les courses où la patience finit souvent par payer. Sur ce type de format, elle peut clairement viser très haut.
Ekaterina Mityaeva, déjà lauréate de l’épreuve en 2024, apporte une autre garantie de niveau. Elle sait ce que demande ce parcours, ce qui est un avantage énorme sur une course aussi spécifique. Audrey Tanguy, 6e des derniers Championnats d’Europe, et Candice Fertin-Baccon auront aussi leur carte à jouer. La densité n’est peut-être pas aussi spectaculaire que chez les hommes, mais le niveau reste très élevé et la course féminine peut se jouer autant sur la gestion que sur la vitesse pure.
Tous les favoris du marathon du Mont-Blanc
La start-list du 42 km du Mont-Blanc, le plateau le plus impressionnant
Sur le 42 km, le casting est presque vertigineux. Rémi Bonnet arrive avec le meilleur index du week-end et un statut très clair : dès que la pente se dresse, il est l’un des coureurs les plus puissants du monde. Son talent en montée n’est plus à démontrer. La question, comme souvent sur les parcours très techniques, sera de savoir s’il parvient à transformer sa supériorité physique en victoire complète, du départ jusqu’à l’arrivée.
Le Suisse ne sera pas seul. Roberto Delorenzi, Frédéric Tranchand, Eli Hemming, Manuel Merillas, Davide Magnini, Cesare Maestri, Kevin Kibet et Raoul Raus composent une ligne de départ d’une densité rare. Frédéric Tranchand arrive avec un statut renforcé par ses résultats récents, notamment son titre mondial 2025 et son titre européen à Kamnik. Son état de fraîcheur sera évidemment une question, mais son niveau technique et son intelligence de course en font un candidat naturel au podium.
Davide Magnini connaît parfaitement le Marathon du Mont-Blanc. Vainqueur en 2019 puis en 2025, il a déjà prouvé qu’il savait gagner ici. Cette connaissance du terrain, des descentes, des relances et du rythme très particulier de cette course peut faire la différence. Sur un parcours où il faut être rapide sans se cramer, fort en montée sans se désorganiser en descente, son expérience est précieuse.
Raoul Raus mérite aussi une attention particulière. Sa 2e place en 2025, obtenue malgré une chute et une arrivée marquante, a laissé une impression forte. Il revient avec l’image d’un coureur capable de souffrir, de tenir et de rester dangereux même dans une course mouvementée. Sur le 42 km, il fait partie des outsiders qui peuvent transformer la course en piège pour les favoris annoncés.
Tove Alexandersson peut écraser le 42 km féminin
Chez les femmes, le nom de Tove Alexandersson change complètement la lecture de la course. La Suédoise n’arrive pas seulement avec un statut de favorite. Elle arrive avec une aura d’athlète capable de déplacer les limites d’une discipline. Immense championne de course d’orientation, championne du monde de trail court en 2025, elle a déjà frappé très fort à Zegama en battant largement le record du parcours dès sa première participation.
Son profil est parfaitement adapté au Marathon du Mont-Blanc. Elle sait lire le terrain, courir vite en montagne, garder de la précision dans les portions techniques et encaisser les variations de rythme. Sur un 42 km alpin, ces qualités sont redoutables. Si elle arrive en pleine possession de ses moyens, elle peut non seulement gagner, mais aussi attaquer le record du parcours actuel.
Le forfait de Madalina Florea, qui aurait pu représenter l’une des oppositions les plus sérieuses, renforce encore cette impression de domination annoncée. Naomi Lang et Fabiola Conti devraient mener la résistance, mais la dynamique semble clairement orientée autour d’une question centrale : jusqu’où Tove Alexandersson peut-elle aller sur ce parcours ? Dans le trail moderne, certaines athlètes changent la dimension d’une course simplement par leur présence. Elle fait partie de cette catégorie.
Les favoris 23 km du Mont-Blanc pour une course très rapide et très ouverte
Le 23 km n’a pas la durée du 90 km ni la dimension symbolique du marathon, mais il offre souvent l’une des courses les plus spectaculaires du week-end. Le format est plus court, plus dense, plus nerveux. Il laisse moins de place à l’attente et oblige les favoris à se placer très vite. À Chamonix, cela peut donner une épreuve extrêmement tendue, avec des écarts faibles et une intensité permanente.
Chez les hommes, les Italiens Alberto Vender et Andrea Elia dominent la hiérarchie annoncée. Leur présence donne une couleur très italienne à cette course, avec des profils rapides, solides en montée et habitués aux efforts explosifs en montagne. Le Catalan Ïu Net fait aussi partie des noms capables de jouer devant. Sur une distance comme celle-ci, il suffit d’un passage difficile, d’une relance mal négociée ou d’une descente trop prudente pour perdre le contact.
Côté français, Quentin Meyleu portera une partie des espoirs tricolores. Sa récente participation à Kamnik avec l’équipe de France de course en montagne lui donne un vrai crédit sur ce format. Il connaît l’intensité des courses internationales et possède le profil pour s’accrocher dans un peloton où personne ne pourra se cacher. Le forfait de Thibaut Baronian enlève un nom important à la start-list, mais ne retire rien à l’intérêt sportif de l’épreuve.
Chez les femmes, Oria Liaci part avec une vraie carte Ă jouer sur le 23 km
Sur le 23 km féminin, Oria Liaci apparaît comme l’une des principales favorites. La Suissesse possède le meilleur profil annoncé et peut profiter d’un format qui valorise la vitesse, la tonicité et la capacité à monter fort sans perdre trop de temps dans les transitions. Sur ce type de course, il faut être prête dès les premiers kilomètres. Il n’y a pas le temps d’entrer progressivement dans l’effort.
Vivien Bonzi et Cécile Jarousseau devraient faire partie des principales adversaires. Le forfait d’Elise Poncet modifie forcément l’équilibre de la course, mais le plateau reste suffisamment ouvert pour permettre plusieurs scénarios. La présence de Christel Dewalle sur le cross historique ajoute aussi une dimension particulière. Même si son nom est surtout associé aux formats verticaux, son expérience et sa science de l’effort en montée méritent le respect.
Le 23 km peut donc réserver une course plus incertaine qu’il n’y paraît. Contrairement au 42 km féminin, où Tove Alexandersson semble concentrer presque toute l’attention, le format court laisse plus de place aux surprises. Une athlète en grande forme peut rapidement créer un écart, mais elle peut aussi le perdre très vite si la deuxième partie de course devient plus technique ou plus difficile à gérer.
Pourquoi cette édition 2026 est si intéressante à suivre
Ce qui rend le Marathon du Mont-Blanc 2026 particulièrement attractif, c’est la densité répartie sur plusieurs formats. Le 90 km attire des spécialistes de l’ultra, des coureurs en préparation d’objectifs majeurs et des Français capables de jouer les premiers rôles. Le 42 km ressemble presque à une confrontation mondiale entre grimpeurs, descendeurs, spécialistes du trail court et monstres d’endurance. Le 23 km, lui, promet une bataille plus rapide, plus nerveuse, presque sans temps mort.
Cette diversité permet aussi de lire le trail actuel sous plusieurs angles. Le 90 km montre l’importance de la gestion, de l’expérience et de la projection vers les grands ultras de l’été. Le 42 km illustre la montée en puissance d’athlètes très complets, capables de courir vite en montagne tout en maîtrisant la technique. Le 23 km rappelle que le trail court n’est pas une version facile du trail, mais un effort brutal, exigeant, où l’intensité remplace la durée.
Pour Chamonix, cette édition 2026 tombe à un moment idéal. Le public connaît les grandes figures, les suiveurs ont déjà des repères grâce aux dernières courses de la saison, et les performances récentes donnent de vrais éléments de comparaison. Il ne s’agit pas seulement d’annoncer un plateau relevé. Les noms présents racontent déjà une histoire.
Le résumé des favoris du marathon du Mont-Blanc
Chez les femmes, Ida Nilsson, Katharina Hartmuth et Ekaterina Mityaeva semblent les plus armées, avec une opposition française intéressante derrière.
Sur le 42 km, Rémi Bonnet et Tove Alexandersson concentrent logiquement les regards. Mais le plateau masculin est si dense qu’une victoire suisse n’a rien d’automatique, surtout avec des coureurs comme Davide Magnini, Frédéric Tranchand, Roberto Delorenzi ou Raoul Raus. Chez les femmes, la grande question sera moins de savoir si Alexandersson peut gagner que de mesurer l’écart qu’elle peut créer si elle est dans un grand jour.
Sur le 23 km, Alberto Vender, Andrea Elia, Ïu Net et Quentin Meyleu devraient animer la course masculine, tandis qu’Oria Liaci, Vivien Bonzi, Cécile Jarousseau et Christel Dewalle donneront une vraie densité au plateau féminin. Ce format peut offrir des surprises, car la distance ne pardonne pas les moments faibles.
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