Le Kényan Sebastian Sawe s’est imposé au marathon de Londres en moins de deux heures avec une très simple Garmin Forerunner 55, loin des standards technologiques du très haut niveau
Le marathon vient de franchir un cap historique. En bouclant les 42 kilomètres en 1 h59 minutes et 30 secondes, Sebastian Sawe devient le premier homme à passer sous la barre des deux heures dans des conditions homologuées. Une performance majeure, qui marque un tournant dans l’histoire de la course à pied.
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Le record du marathon avec une Garmin Forerunner 55
Dans le haut niveau, l’optimisation passe souvent par le matériel. Chaussures carbone, nutrition calibrée, suivi en temps réel : chaque détail est maîtrisé. Les montres GPS n’échappent pas à cette logique, avec des modèles toujours plus complets et sophistiqués.
La Garmin Forerunner 55 se situe à l’opposé de cette tendance. Elle propose les fonctions essentielles : GPS, fréquence cardiaque, suggestions d’entraînement. En revanche, elle ne dispose ni de cartographie, ni de stockage musical, ni de paiement sans contact, ni de capteurs avancés comme l’ECG.
Son positionnement est clair : une montre simple, légère, fiable. Un choix qui tranche avec les standards attendus pour un record du monde.
Un contraste marqué avec les modèles premium
À titre de comparaison, la Garmin Forerunner 970 représente aujourd’hui le haut de gamme chez Garmin. Elle intègre un écran AMOLED, une cartographie couleur, des capteurs de dernière génération et des outils d’analyse avancée de la performance.
L’écart entre ces deux modèles est significatif, tant en termes de fonctionnalités que de prix. Pourtant, sur la ligne de départ, ce différentiel technologique n’a pas empêché la réalisation d’une performance exceptionnelle.
Ce constat ne remet pas en cause l’intérêt des modèles avancés, qui restent essentiels dans la préparation et le suivi de l’entraînement. Mais il rappelle que, le jour de la course, la performance repose avant tout sur l’athlète.
Des choix de montres variés chez les élites
Le plateau de ce marathon confirme cette diversité. Plusieurs athlètes de premier plan étaient équipés de montres différentes, sans convergence vers un modèle unique.
Garmin Forerunner 255 et 955
Chez les femmes, Tigst Assefa, victorieuse, portait une Garmin Forerunner 255, tandis que Jocelyne Jepkosgei, troisième, avait opté pour une Garmin Forerunner 955.
COROS Pace 4
De son côté, Hellen Obiri, deuxième, courait avec une COROS Pace 4.
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COROS Pace 3
Chez les hommes, Yomif Kejelcha, auteur d’un chrono sous les deux heures (une heure cinquante-neuf minutes quarante et une secondes), utilisait une COROS Pace 3.
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Samsung Galaxy Watch 8
Enfin, un fait plus inattendu mérite d’être souligné : Jacob Kiplimo, troisième de la course masculine en deux heures et vingt-huit secondes, a couru avec une Samsung Galaxy Watch 8, un modèle davantage orienté grand public.
Une tendance qui concerne aussi le trail
Ce constat dépasse le cadre du marathon. Dans le trail, la multiplication des outils technologiques — capteurs, métriques avancées, intelligence artificielle — tend à complexifier l’approche de la performance.
Pourtant, sur le terrain, les fondamentaux restent inchangés. La gestion de l’effort, la lecture du terrain, la capacité à durer font toujours la différence, bien plus que l’accumulation de fonctionnalités.
La montre devient alors un outil d’accompagnement, et non un facteur déterminant de la performance.
Il s’inscrit plutôt comme un rappel.
Les innovations ont leur place dans l’entraînement, dans l’analyse et dans la progression. Mais elles ne remplacent ni la préparation, ni l’expérience, ni la capacité à exécuter une stratégie de course.
Dans un contexte où l’équipement prend une place croissante, cette performance recentre le débat. La technologie accompagne. Elle n’explique pas tout.
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