🎧 Un chasseur pensait avoir un cerf dans son viseur. Lorsqu’il s’est approché après avoir tiré, il a découvert qu’il venait en réalité d’abattre… un cheval.
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La scène s’est produite dimanche matin à Avers, dans le canton des Grisons, en Suisse. Un nouvel épisode qui rappelle à quel point l’identification de la cible reste une question centrale dès lors qu’une arme est utilisée dans un espace naturel fréquenté également par des promeneurs, des randonneurs ou des coureurs.
À Avers, en Suisse, un chasseur abat un cheval en le prenant pour un cerf le 6 septembre 2026
Il était environ 6 heures du matin lorsque le chasseur a ouvert le feu dans un pré à Avers.
Selon les informations rapportées par La Dépêche à partir de la police cantonale suisse, l’homme pensait viser un cervidé. Ce n’est qu’après le tir, en allant vérifier sa cible, qu’il a compris son erreur : l’animal touché n’était pas un cerf mais un cheval.
Le chasseur a ensuite prévenu les gardes-chasse et reconnu les faits. Une procédure a été ouverte afin d’établir précisément les circonstances de l’incident.
Un précédent troublant dans le même canton
L’histoire est d’autant plus marquante qu’un accident comparable s’était déjà produit dans le canton des Grisons.
En février 2024, à Sedrun, une femme promenait sa chienne lorsque celle-ci avait été abattue par un chasseur qui pensait tirer sur un renard. L’animal se trouvait quelques mètres devant sa propriétaire.
Cette fois-là, le tireur avait 79 ans. Il avait expliqué avoir vu un renard au même endroit les nuits précédentes et avoir cru reconnaître l’animal dans l’obscurité.
Deux affaires différentes, mais un même problème : la cible n’était pas ce que le chasseur croyait avoir devant lui.
Quand on court en forêt, ce genre d’histoire fait peur
Pour un traileur, l’affaire est forcément stressante : si un cheval peut être confondu avec un cerf, difficile de ne pas penser immédiatement à la question de l’identification avant le tir.
Un cheval n’a pourtant ni la taille ni la silhouette d’un petit animal dissimulé dans un fourré. L’incident rappelle donc une règle élémentaire : avec une arme à feu, l’erreur d’appréciation ne se corrige pas après avoir appuyé sur la détente.
Et c’est précisément ce qui alimente l’inquiétude de nombreux usagers de la nature au moment de la reprise de la chasse.
Un randonneur, un vététiste ou un traileur qui entend des tirs à proximité ne maîtrise ni la trajectoire des projectiles, ni la visibilité du tireur, ni la façon dont celui-ci a identifié sa cible.
En résumé, la peur des traileurs est légitime
Et non, avoir peur lorsqu’on entend des coups de feu pendant un footing en forêt n’est pas être « anti-chasse », hystérique ou paranoïaque.
C’est une réaction parfaitement compréhensible lorsqu’on sait qu’une personne équipée d’une arme tire quelque part dans le même espace que nous.
Le traileur ne sait pas toujours où se trouve le chasseur, dans quelle direction il tire, ce qu’il voit réellement derrière sa cible ni même s’il a correctement identifié ce qu’il a dans son viseur.
Alors forcément, lorsqu’on apprend qu’un cheval a pu être pris pour un cerf, la petite voix qui nous demande si un jour un coureur pourrait être pris pour un sanglier n’a plus rien d’une plaisanterie complètement absurde. Notre peur n’est pas un argument contre les chasseurs : c’est la conséquence très concrète du fait de courir sans arme dans un espace où d’autres en utilisent.
Auteur :Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.
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