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đ§ Les incendies, la sĂ©cheresse et les Ă©pisodes de canicule qui ont touchĂ© une partie de la France cet Ă©tĂ© pourraient avoir une consĂ©quence inattendue pour les pratiquants de trail, en particulier sur un chasse trail.
LâAssociation pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) demande aux prĂ©fets de 44 dĂ©partements de suspendre certaines pratiques de chasse et de reporter lâouverture gĂ©nĂ©rale dans les territoires oĂč la faune a Ă©tĂ© particuliĂšrement fragilisĂ©e.
Ă ce stade, aucune dĂ©cision gĂ©nĂ©rale nâa Ă©tĂ© prise. Mais le Code de lâenvironnement permet effectivement aux prĂ©fets dâintervenir lorsquâun incendie ou une autre calamitĂ© menace les populations animales.
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Calendrier de la chasse 2026-2027 : les dates Ă connaĂźtre quand on fait du trail
**Les dates sont fixĂ©es chaque annĂ©e par arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral et peuvent varier selon les dĂ©partements et les espĂšces.** LâOffice français de la biodiversitĂ© rappelle que, pour la majoritĂ© des espĂšces chassĂ©es Ă tir, la pĂ©riode gĂ©nĂ©rale dĂ©bute **un dimanche de septembre** et se termine **le dernier jour de fĂ©vrier**, soit le **28 fĂ©vrier 2027** pour la saison 2026-2027.
Pour cette saison, les traileurs doivent donc surtout retenir que **les ouvertures gĂ©nĂ©rales vont sâĂ©chelonner en septembre 2026 selon les dĂ©partements**, tandis que certaines espĂšces, notamment le sanglier ou le chevreuil sous certaines conditions, peuvent ĂȘtre chassĂ©es avant lâouverture gĂ©nĂ©rale. La chasse Ă courre est quant Ă elle autorisĂ©e **du 15 septembre 2026 au 31 mars 2027**.
Les dates exactes doivent ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es dans lâarrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du dĂ©partement oĂč lâon prĂ©voit de courir, car des restrictions locales, des jours sans chasse ou au contraire des pĂ©riodes spĂ©cifiques peuvent sâappliquer. Et dans les dĂ©partements touchĂ©s par les incendies et la sĂ©cheresse, ce calendrier 2026-2027 pourrait encore Ă©voluer si les prĂ©fets dĂ©cident de suspendre temporairement certaines pratiques de chasse.
LâASPAS demande un report de lâouverture de la chasse
AprĂšs un Ă©tĂ© marquĂ© par les fortes chaleurs, la sĂ©cheresse et plusieurs incendies importants, lâASPAS a adressĂ© un courrier aux prĂ©fets de 44 dĂ©partements.
Lâassociation estime que les animaux sauvages ont dĂ©jĂ subi une pression importante en raison des conditions climatiques et des destructions dâhabitats. Elle demande donc la suspension de la chasse dâĂ©tĂ© dans les secteurs concernĂ©s, la crĂ©ation de zones tampons autour des territoires incendiĂ©s ainsi quâun report de lâouverture gĂ©nĂ©rale de la chasse tant que les conditions restent jugĂ©es critiques.
Dans les secteurs directement touchĂ©s par les flammes, lâassociation va encore plus loin en Ă©voquant des suspensions pouvant durer plusieurs annĂ©es afin de laisser le temps Ă la faune de recoloniser les territoires.
Il sâagit toutefois, pour lâinstant, dâune demande associative et non dâune dĂ©cision applicable automatiquement dans les 44 dĂ©partements concernĂ©s.
Dans la DrÎme, les chasseurs envisagent eux aussi des suspensions si elles sont nécessaires
La question est particuliĂšrement sensible dans la DrĂŽme, oĂč lâincendie du massif de Justin a dĂ©truit environ 2 600 hectares de vĂ©gĂ©tation en juillet.
Interrogé par Le Dauphiné Libéré, le président de la Fédération départementale des chasseurs de la DrÎme, Rémi Gandy, indique que les conséquences des événements climatiques sur la faune sont actuellement évaluées.
Il assure que des suspensions pourront ĂȘtre dĂ©cidĂ©es si elles apparaissent nĂ©cessaires. La fĂ©dĂ©ration avait notamment annoncĂ© aprĂšs lâincendie travailler sur une cartographie des secteurs touchĂ©s.
Sur le principe, protection de la faune et restrictions temporaires de chasse ne semblent donc pas totalement opposer les diffĂ©rentes parties. Les dĂ©saccords concernent davantage lâampleur et la durĂ©e des mesures Ă prendre.
Les préfets peuvent réellement suspendre la chasse aprÚs un incendie
La demande de lâASPAS sâappuie sur lâarticle R.424-3 du Code de lâenvironnement.
Le texte prĂ©voit quâen cas notamment dâincendie, dâinondation ou dâautre calamitĂ© susceptible de favoriser la destruction du gibier, le prĂ©fet peut suspendre la chasse dans tout ou partie de son dĂ©partement, pour toutes les espĂšces ou seulement certaines dâentre elles.
La mesure peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e pour une durĂ©e maximale de dix jours, avec possibilitĂ© de renouvellement. Les dates et les horaires doivent alors ĂȘtre prĂ©cisĂ©s par arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral.
Autrement dit, les incendies de lâĂ©tĂ© 2026 pourraient juridiquement conduire Ă des restrictions locales de chasse, mais celles-ci dĂ©pendront des dĂ©cisions prises dans chaque dĂ©partement.
Une éventuelle conséquence directe pour les traileurs
Pour les coureurs, un Ă©ventuel report ou une suspension locale aurait une consĂ©quence trĂšs concrĂšte : certains massifs pourraient connaĂźtre une pĂ©riode plus longue sans chasse au dĂ©but de lâautomne.
La question concerne directement le trail, puisque septembre et octobre correspondent Ă une pĂ©riode trĂšs frĂ©quentĂ©e sur les sentiers. Avec la baisse des tempĂ©ratures, de nombreux coureurs retrouvent les forĂȘts aprĂšs les fortes chaleurs estivales. Câest Ă©galement Ă cette pĂ©riode que reprennent traditionnellement de nombreuses activitĂ©s de chasse.
Lorsque des battues sont organisées, les pratiquants de sports de pleine nature doivent parfois adapter leur itinéraire en fonction de la signalisation mise en place localement ou des informations communiquées par les communes et les sociétés de chasse.
Une suspension préfectorale supprimerait temporairement cette cohabitation dans les zones concernées.
Pour les traileurs, il serait donc malheureusement prĂ©maturĂ© dâimaginer un automne 2026 sans chasse.
La demande de lâASPAS porte sur 44 dĂ©partements, mais chaque situation doit ĂȘtre traitĂ©e localement et les prĂ©fets restent compĂ©tents pour prendre dâĂ©ventuelles mesures. La lĂ©gislation permet par ailleurs des suspensions ciblĂ©es gĂ©ographiquement ou limitĂ©es Ă certaines espĂšces.
LâĂ©tĂ© particuliĂšrement difficile pour les milieux naturels pourrait nĂ©anmoins modifier ponctuellement le calendrier habituel dans certains massifs.
Pour les coureurs, la consĂ©quence serait alors assez inhabituelle : des forĂȘts touchĂ©es par les incendies et la sĂ©cheresse pourraient connaĂźtre, au moins temporairement, une pression de chasse rĂ©duite au moment oĂč les traileurs recommencent Ă les frĂ©quenter davantage.
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