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🎧 Une sortie de course à pied ordinaire a tourné à l’accident sérieux jeudi 1er octobre 2026 à Besançon. Une coureuse de 30 ans a été percutée par un chamois alors qu’elle redescendait du secteur de la Chapelle-des-Buis. La violence du choc lui a fait perdre connaissance plusieurs minutes et lui a occasionné d’importantes blessures à la tête et à l’épaule.
L’événement interpelle d’autant plus les pratiquants de trail que ce secteur situé tout près de Besançon a déjà été le théâtre de plusieurs charges attribuées à des chamois ces dernières années.
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Une traileuse habituée à courir plusieurs dizaines de kilomètres par semaine
La victime, Milena Lanaud Lecomte, connaît pourtant parfaitement les sentiers et reliefs entourant Besançon.
Cette coureuse régulière explique parcourir entre 60 et 80 kilomètres chaque semaine. Ce jeudi matin, elle venait de courir dans le secteur de la Chapelle-des-Buis avant d’entamer sa descente en direction du chemin des Trois Châtels.
Sur une portion goudronnée relativement calme, la sortie a brusquement basculé.
La coureuse raconte avoir aperçu une masse arriver très rapidement dans sa direction avant d’être violemment percutée. Elle ne garde ensuite aucun souvenir précis des minutes qui suivent.
Elle perd connaissance après le choc
Les données enregistrées par sa montre GPS ont permis de reconstituer partiellement la scène.
L’impact se serait produit vers 10 h 45. Après le choc, sa trace devient désordonnée, avec plusieurs changements de direction inhabituels pouvant correspondre à une chute ou à plusieurs mouvements incontrôlés.
La traileuse estime avoir perdu connaissance pendant environ cinq minutes.
Lorsqu’elle reprend ses esprits, elle découvre du sang au niveau de son épaule et derrière sa tête. Elle tente malgré tout de poursuivre sa descente seule avant de comprendre que son état nécessite l’intervention des secours.
Une autre coureuse finit par la croiser et contacte les pompiers.
Dix points de suture à l’épaule et 18 agrafes au crâne
Transportée aux urgences, la sportive présente notamment deux plaies profondes à l’épaule, compatibles avec un impact des cornes du chamois.
Elle souffre également d’une importante blessure à l’arrière du crâne. Elle ignore cependant si cette plaie a été directement provoquée par l’animal ou par sa chute après la collision.
Au total, les médecins lui posent dix points de suture à l’épaule et 18 agrafes au niveau de la tête.
La victime mesure après coup la gravité potentielle de l’accident. Quelques centimètres supplémentaires auraient pu entraîner une blessure beaucoup plus sérieuse, notamment au niveau du visage ou d’une artère.
Pourquoi un chamois peut-il charger un coureur ?
La situation reste particulièrement étonnante car le chamois est généralement un animal discret qui cherche plutôt à éviter la présence humaine.
Les rencontres avec des traileurs et des randonneurs se terminent habituellement par la fuite de l’animal.
Milena Lanaud Lecomte elle-même avait déjà observé de nombreux chamois pendant ses entraînements dans les secteurs de Bregille, Chaudanne ou Montfaucon sans jamais rencontrer le moindre comportement agressif.
Un animal sauvage peut néanmoins réagir lorsqu’il se sent menacé, surpris ou incapable de trouver immédiatement une voie de fuite.
Pour un coureur, la vitesse de déplacement peut également réduire brutalement la distance avec l’animal avant même que celui-ci ait eu le temps de s’éloigner.
Cela ne permet toutefois pas d’expliquer avec certitude ce qui s’est produit à Besançon.
Plusieurs attaques de chamois déjà signalées autour de Besançon
L’épisode est d’autant plus inhabituel qu’il ne serait pas isolé.
Depuis 2018, plusieurs personnes ont été chargées par des chamois dans ce même secteur bisontin.
Lors d’un précédent accident en août 2018, un joggeur avait notamment été encorné à la cuisse. Une corne était passée à quelques centimètres de son artère fémorale.
Face à la répétition des incidents, les autorités avaient alors autorisé l’abattage du chamois considéré comme dangereux. L’animal n’avait cependant jamais pu être identifié avec certitude.
L’accident du 1er octobre 2026 relance donc une question étonnante : les différentes attaques sont-elles liées au même animal, à plusieurs individus ou à une configuration très particulière de ce secteur ?
En résumé, en trail, une rencontre avec un animal sauvage reste imprévisible
L’histoire rappelle surtout une réalité parfois oubliée par les coureurs habitués aux sentiers : même sur des chemins situés à proximité d’une ville, la pratique du trail traverse des espaces fréquentés par des animaux sauvages.
Chamois, sangliers, cerfs ou chevreuils cherchent généralement à éviter l’être humain. Une rencontre rapprochée peut toutefois devenir imprévisible, notamment lorsqu’un animal est surpris à courte distance.
En cas de rencontre avec un chamois sur un sentier, mieux vaut ralentir, conserver une distance importante et lui laisser suffisamment d’espace pour s’éloigner.
Dans le cas de la traileuse blessée à Besançon, cette précaution n’aurait probablement rien changé : selon son récit, l’animal serait arrivé à très grande vitesse et la collision n’aurait laissé pratiquement aucune possibilité de réaction.
Une sortie habituelle de quelques kilomètres s’est ainsi transformée en passage aux urgences. Et dans un secteur pourtant fréquenté quotidiennement par des coureurs, cette quatrième attaque signalée depuis 2018 commence à devenir difficile à considérer comme un simple incident isolé.
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