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🎧 Ce dimanche 4 octobre 2026, un chasseur est décédé après une chute dans le secteur du bois des Dourbettes, à Entrages, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Les secours du peloton de gendarmerie de haute montagne de Jausiers ont été héliportés sur place avec un médecin, mais la victime n’a pas survécu à ses blessures.
L’accident relance naturellement la question de la sécurité en montagne pendant la saison de chasse, notamment dans les secteurs fréquentés à la fois par les chasseurs, les randonneurs, les traileurs et les vététistes.
Mais sous l’article publié par Le Dauphiné Libéré, le débat a rapidement pris une tournure beaucoup plus dérangeante.
Des commentaires qui dépassent largement le débat sur la chasse
Parmi les nombreux messages de condoléances adressés à la famille et aux proches du chasseur, plusieurs internautes ont choisi de se réjouir ouvertement de son décès ou de publier des remarques particulièrement cyniques.
Certains commentaires évoquent ainsi « un chasseur de moins », tandis que d’autres ironisent sur l’accident ou s’interrogent sur le coût de l’intervention des secours.
Ces réactions ont elles-mêmes provoqué de nombreuses réponses indignées, y compris de la part de personnes affirmant être opposées à la chasse.
On peut critiquer la chasse sans se réjouir de la mort d’un homme
Sur uTrail, nous défendons régulièrement une meilleure cohabitation entre les différents usagers de la nature.
Nous avons déjà évoqué les problèmes liés aux battues, au manque d’information sur certains secteurs, aux risques pour les coureurs et les randonneurs, ou encore à la nécessité de mieux organiser le partage des sentiers et des espaces naturels pendant la saison de chasse.
Ces questions doivent continuer à être posées.
Mais elles ne justifient pas de se réjouir du décès d’une personne.
Un accident mortel reste un drame humain, quelles que soient les convictions que l’on peut avoir sur la chasse.
Le partage de la nature suppose aussi un respect réciproque
Les traileurs demandent régulièrement davantage de sécurité, d’information et de respect lorsqu’ils évoluent sur les sentiers pendant la période de chasse.
Cette exigence est légitime.
Mais elle doit fonctionner dans les deux sens.
Demander aux chasseurs de respecter les randonneurs, les coureurs ou les vététistes implique également de conserver une forme élémentaire de respect lorsqu’un accident dramatique touche l’un d’entre eux.
Défendre le partage de la nature, ce n’est pas seulement revendiquer sa propre sécurité ou sa propre liberté de circuler. C’est aussi accepter que plusieurs pratiques coexistent et que, derrière les débats parfois très vifs, il y a des personnes, des familles et des proches.
La sécurité reste pourtant une vraie question
Cet accident ne semble pas, à ce stade, impliquer un tir ou un autre usager de la nature. Selon les premiers éléments publiés, le chasseur est décédé après une chute.
Cela n’empêche pas de rappeler que la période de chasse pose chaque année des questions importantes de sécurité et de cohabitation sur les sentiers.
Information sur les battues, signalisation, visibilité des chasseurs comme des sportifs, partage des itinéraires : le débat mérite d’avoir lieu.
Mais il gagne à rester sur le terrain des faits, de la prévention et du respect.
La mort d’un homme ne devrait jamais devenir un argument dans une guerre de commentaires entre pro et anti-chasse.
Au-delà des débats autour de la chasse, il y a avant tout un homme qui a perdu la vie et des proches aujourd’hui endeuillés. Toutes nos pensées les accompagnent dans cette épreuve.
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