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🎥 Un chasseur de 53 ans est décédé mercredi 28 octobre 2026 à Saint-Martin-de-Londres, au nord de Montpellier, alors qu’il participait à une battue aux sangliers. Selon les informations publiées par Midi Libre, l’homme a été victime d’un malaise cardiaque aux alentours de midi. Malgré l’intervention des secours, il n’a pas pu être sauvé et son corps a dû être hélitreuillé par Dragon 34 en raison de la configuration du terrain.
Vidéo originale uTrail, réalisée et présentée par Axelle Anne (lien pour me contacter dans ma bio en bas de l’article).
Ce décès n’est pas lié, à ce stade, à un tir ou à une mauvaise manipulation d’arme. Mais le fait qu’un malaise mortel survienne en pleine battue pose malgré tout une question de sécurité plus large : quel suivi médical impose-t-on aux personnes qui pratiquent la chasse avec une arme à feu ?
Ce décès pose aussi la question du suivi médical des chasseurs armés
Le drame de Saint-Martin-de-Londres n’est pas, en lui-même, un accident provoqué par une arme. Selon les informations publiées, ce chasseur de 53 ans a été victime d’un malaise cardiaque en pleine battue aux sangliers et son corps a dû être hélitreuillé.
Mais les circonstances posent malgré tout une question de sécurité qui dépasse ce seul décès : que se passe-t-il lorsqu’une personne armée fait brutalement un malaise, perd connaissance ou chute au cours d’une battue ?
Le contrôle de l’arme au moment de l’accident
Dans cette affaire, rien n’indique qu’un coup de feu soit parti au moment du malaise. Il ne faut donc pas inventer un accident qui n’a pas eu lieu. Mais le risque existe par nature : une personne victime d’un malaise peut tomber, perdre le contrôle de ses mouvements ou de son arme. Or, lorsqu’il s’agit d’un fusil chargé, les conséquences potentielles ne concernent plus seulement la santé du chasseur lui-même, mais aussi celle des personnes qui se trouvent autour de lui.
Pourquoi ne pas imposer un certificat médical valable un an ?
La question mérite d’autant plus d’être posée que la validation annuelle du permis de chasser ne s’accompagne aujourd’hui d’aucun contrôle médical systématique annuel. Pour renouveler sa validation, le chasseur doit notamment déclarer sur l’honneur qu’il ne se trouve pas dans une situation médicale incompatible avec la pratique de la chasse. En cas de doute, le préfet peut demander un certificat médical, mais cette vérification n’est pas automatique chaque année.
On parle pourtant de personnes qui circulent dans la nature avec des armes à feu. Dans ce contexte, demander chaque année un certificat médical attestant de l’aptitude physique et psychique à pratiquer la chasse avec une arme ne paraît pas disproportionné. Ce contrôle pourrait notamment permettre de réévaluer régulièrement certaines pathologies, certains traitements, les capacités motrices, la vigilance ou encore la vision et l’audition.
L’objectif ne serait évidemment pas de prétendre qu’un certificat médical peut prédire ou empêcher tous les malaises cardiaques. Aucun médecin ne peut garantir qu’une personne ne fera jamais un accident de santé. Mais un suivi annuel constituerait au minimum un niveau de contrôle supplémentaire pour une activité pratiquée avec une arme potentiellement létale.
Pour conduire, exercer certaines professions ou pratiquer certains sports à risque, la question de l’aptitude médicale est régulièrement posée. Il n’est donc pas absurde de demander pourquoi une personne qui chasse avec un fusil peut renouveler chaque année son permis sans passer systématiquement par un médecin.
En résumé, le sujet n’est pas le décès de cet homme, qui relève d’abord d’un drame humain.
Le sujet est ce qu’il révèle : lorsqu’une activité implique des hommes armés en pleine nature, leur état de santé devient aussi une question de sécurité pour les autres.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.








