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🎥 Un an après avoir été blessé par un chasseur lors d’une sortie trail, Simon Eichenberger appelle à venir le soutenir lors du procès.
Le 23 novembre 2025, Simon Eichenberger, 25 ans, part courir entre Mirabel-aux-Baronnies et Vaison-la-Romaine. Quelques kilomètres avant l’arrivée, un tir de chasse le frappe au genou gauche. Près d’un an plus tard, alors que les séquelles restent lourdes et que la reprise de la course à pied demeure incertaine, le jeune homme annonce désormais une nouvelle étape : un procès doit se tenir le 22 octobre 2026 à Carpentras, et il appelle celles et ceux qui le souhaitent à venir le soutenir devant le tribunal.
Simon Eichenberger a été touché au genou alors qu’il faisait son footing
Ce jour-là, Simon Eichenberger profite d’un passage dans sa famille pour rejoindre son père en courant. Il emprunte des routes et des chemins qu’il connaît bien, dans un secteur de campagne proche des habitations. À quelques minutes de son arrivée, un bruit assourdissant retentit. Lorsqu’il baisse les yeux, son genou gauche est gravement atteint. Les témoignages recueillis à l’époque décrivent une blessure majeure, avec destruction de l’articulation et perte du cartilage.
Le jeune homme découvre ensuite que la personne venue lui porter secours est également celle qui a tiré. Selon son récit, le chasseur lui aurait expliqué l’avoir confondu avec un sanglier. Simon Eichenberger a par la suite déposé plainte et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Carpentras. Son avocat, Me Arié Alimi, a notamment défendu des qualifications pénales plus lourdes que celle d’un simple accident involontaire.
Après l’hospitalisation, les opérations et la rééducation, le jeune homme a dû apprendre à vivre avec des séquelles importantes. L’articulation du genou a été profondément endommagée et une prothèse pourrait devenir nécessaire beaucoup plus tôt que chez une personne sans traumatisme de ce type. La reprise de la course à pied reste, elle, incertaine.
Le procès annoncé pour le 22 octobre à Carpentras
Dans une nouvelle vidéo publiée ce 11 octobre 2026, Simon Eichenberger annonce que le procès doit avoir lieu le 22 octobre à Carpentras. Il invite les personnes qui souhaitent le soutenir à se retrouver devant le palais de justice à 11 heures. Il propose de venir avec une béquille, un foulard blanc ou une pancarte afin de témoigner de son soutien aux victimes d’accidents de chasse.
Dans cette même prise de parole, il rappelle que, selon le bilan de l’Office français de la biodiversité qu’il cite, 92 accidents ont été recensés pendant la saison de chasse 2025-2026. Son message est désormais très clair : il ne veut pas que ce qui lui est arrivé soit réduit à une histoire individuelle oubliée quelques mois après les faits.
À ce stade, l’annonce précise du rendez-vous du 22 octobre et du rassemblement à 11 heures vient directement de Simon Eichenberger. Les sources publiques que nous avons retrouvées confirment l’existence de la procédure ouverte après le tir et le rôle du parquet de Carpentras, mais ne détaillent pas encore publiquement l’audience du 22 octobre.
Si cela lui est arrivé, cela peut arriver à n’importe quel coureur
C’est probablement ce qui rend cette affaire aussi difficile à regarder pour les traileurs et les joggeurs. Simon Eichenberger ne participait pas à une activité à risque particulier. Il ne courait pas de nuit dans une zone interdite. Il ne s’était pas engagé volontairement au milieu d’une action de chasse. Il faisait simplement ce que des milliers de personnes font chaque week-end : courir sur des chemins de campagne pour aller d’un point à un autre.
Son histoire rappelle donc une réalité très simple : un coureur n’a pas besoin de commettre une erreur pour se retrouver exposé à celle d’une personne armée. Une mauvaise identification, un angle de tir mal apprécié ou une trajectoire mal anticipée peuvent suffire à transformer une sortie banale en accident grave.
Simon Eichenberger l’exprime lui-même dans sa vidéo avec une phrase qui résume parfaitement le problème : il n’a pas envie de reprendre la course « avec un gilet pare-balles ».
En résumé, le 22 octobre, son histoire va donc sortir des sentiers pour entrer au tribunal
Près d’un an après le tir, l’enjeu n’est plus seulement médical. Il est aussi judiciaire et collectif. Simon Eichenberger demande que son accident serve à poser la question de la sécurité des autres usagers de la nature, et son appel à se rassembler devant le tribunal de Carpentras montre qu’il entend donner une portée plus large à ce qui lui est arrivé.
Parce que cette fois, ce n’est pas l’histoire abstraite d’un « accident de chasse ». C’est celle d’un jeune homme de 25 ans parti courir et dont le genou a été détruit par un tir.
Et si cela lui est arrivé pendant une sortie parfaitement ordinaire, aucun traileur ne peut sérieusement considérer que ce risque ne concerne que les autres.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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