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🎧 Victime d’un infarctus et d’un arrêt cardiaque à quelques mètres de l’arrivée du Marseille-Cassis 2026, un coureur a été réanimé grâce à l’intervention rapide des secours et d’une spectatrice.
Mais à peine revenu à lui, il aurait eu une réaction totalement inattendue : demander à terminer sa course. Son fils raconte aujourd’hui cet incroyable sauvetage et cherche à retrouver une femme qui a contribué à lui sauver la vie.
Marseille-Cassis 2026 : un arrêt cardiaque à quelques mètres de l’arrivée
Dimanche 25 octobre 2026, plus de 20 000 coureurs participent à la 47e édition du Marseille-Cassis, l’une des courses sur route les plus populaires de France. Au programme, un parcours exigeant de 20 km entre Marseille et Cassis, avec notamment le passage du col de la Gineste.
Pour l’un des concurrents, cette édition va pourtant prendre une tournure dramatique.
Alors qu’il approche de la ligne d’arrivée, le coureur est victime d’un infarctus suivi d’un arrêt cardiaque. Il s’effondre à quelques mètres seulement de l’endroit où il devait terminer son effort.
Son fils Fabien, qui suit sa progression à distance, remarque rapidement que quelque chose ne va pas. Son père ne franchit pas la ligne d’arrivée. Il tente de le joindre par téléphone et lui envoie plusieurs messages, sans obtenir de réponse.
L’inquiétude monte jusqu’à ce que son père finisse par le rappeler.
Il lui explique qu’il n’a pas terminé la course, mais que tout va bien. Avant de lui apprendre qu’il se trouve à l’hôpital après avoir été victime d’un infarctus et d’un arrêt cardiaque.
Après avoir été réanimé, il voulait finir Marseille-Cassis
C’est probablement le détail le plus surprenant de cette histoire.
Grâce à la mobilisation immédiate des personnes présentes et des secours, le coureur peut être réanimé.
Et lorsqu’il reprend connaissance, sa première préoccupation ne serait pas son hospitalisation, mais la course qu’il vient d’interrompre.
Selon le témoignage recueilli par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, un conducteur de moto presse présent lors de l’intervention raconte à Fabien que son père a très rapidement retrouvé ses esprits.
Il aurait alors tenté de se redresser, avant d’expliquer qu’il souhaitait terminer la course avant de rejoindre l’hôpital.
Une réaction suffisamment étonnante pour que l’un des témoins le compare à Highlander, ce personnage de fiction réputé immortel.
L’anecdote peut prêter à sourire après coup, puisque le coureur a survécu. Mais elle illustre aussi une réalité bien connue dans les sports d’endurance : la ligne d’arrivée peut prendre une importance considérable dans l’esprit d’un participant.
Après des semaines ou des mois de préparation, certains coureurs ont énormément de mal à accepter l’idée de ne pas terminer leur épreuve.
Dans ce cas précis, il ne s’agissait évidemment plus d’une question de motivation ou de dépassement de soi. Le coureur venait de subir une urgence vitale qui nécessitait une prise en charge médicale immédiate.
Il avait pourtant consulté son cardiologue 10 jours avant la course
Autre élément troublant de cette histoire : le coureur avait consulté son cardiologue une dizaine de jours avant le Marseille-Cassis.
D’après le récit de son fils, aucun problème particulier n’avait alors été identifié.
Cela ne l’a malheureusement pas empêché d’être victime d’un accident cardiovasculaire pendant l’épreuve.
Selon les informations rapportées par France 3, l’infarctus serait lié à un événement affectant une plaque de cholestérol présente dans une artère.
Ce mécanisme rappelle qu’un bilan cardiologique rassurant ne garantit pas l’absence totale de risque. Certains accidents coronariens peuvent survenir brutalement, notamment lorsqu’une plaque d’athérome se rompt et entraîne la formation d’un caillot.
Il serait toutefois impossible, à partir de ce seul témoignage, de déterminer précisément les circonstances médicales de son accident ou d’affirmer qu’il aurait pu être anticipé.
Après son intervention sur le parcours, le coureur a été héliporté, opéré puis hospitalisé. Son fils a indiqué à France 3 qu’une sortie de l’hôpital était prévue mercredi 28 octobre.
Une spectatrice inconnue a participé à lui sauver la vie
Mais l’histoire ne s’arrête pas à la survie de ce coureur.
Après avoir appris ce qui était arrivé à son père, Fabien décide de retrouver les personnes qui sont intervenues pour lui porter secours.
Il entre d’abord en contact avec une jeune sapeur-pompier présente sur l’événement, puis parvient à joindre l’un des pompiers ayant participé à la prise en charge.
Il retrouve également le conducteur d’une moto presse, grâce à des photographies publiées sur les réseaux sociaux par le peloton motorisé de la gendarmerie d’Aubagne.
Progressivement, il reconstitue les événements.
Mais une personne manque toujours à l’appel.
Il s’agit d’une spectatrice qui aurait spontanément participé aux premiers gestes de réanimation.
D’après les témoignages recueillis par Fabien, cette femme serait intervenue avec beaucoup de sang-froid, avant de disparaître sans laisser ses coordonnées.
Le fils du coureur souhaite désormais la retrouver pour pouvoir la remercier.
Car au-delà des professionnels mobilisés, cette histoire montre aussi l’importance des témoins capables d’intervenir lorsqu’une personne s’effondre.
Face à un arrêt cardiaque, chaque minute compte. Alerter immédiatement les secours, commencer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur lorsqu’il est disponible peuvent considérablement améliorer les chances de survie.
En résumé, sur Marseille-Cassis, la proximité des secours a probablement tout changé
C’est également l’un des enseignements importants de cet accident.
Le coureur s’est effondré à proximité de l’arrivée, dans un secteur où plusieurs intervenants ont pu lui porter assistance très rapidement.
Cette localisation a permis une mobilisation presque immédiate des secours.
Son fils en est parfaitement conscient. Dans son témoignage, il souligne que les circonstances auraient pu être très différentes si son père avait été victime du même accident pendant une sortie isolée dans les collines.
Une réflexion qui concerne directement les pratiquants de trail.
Sur une course en montagne, les participants peuvent se retrouver à plusieurs kilomètres du premier accès routier, dans des secteurs difficiles à atteindre, parfois sans couverture téléphonique.
Même lorsque les organisateurs disposent d’un dispositif médical important, le délai nécessaire pour rejoindre une victime dépend du terrain, de la météo et de son emplacement.
Cela ne signifie pas qu’un arrêt cardiaque serait nécessairement fatal en trail. Mais la rapidité de la réanimation reste déterminante, et l’éloignement des secours constitue une difficulté supplémentaire.
La présence de personnes formées aux gestes qui sauvent, l’utilisation rapide d’un défibrillateur et la capacité à donner une localisation précise prennent alors une importance considérable.
Source
France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, reportage de Mélanie Philips publié le 29 octobre 2026, à partir du témoignage de Fabien, fils du coureur. Informations sur l’épreuve : site officiel du Marseille-Cassis.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.








