🎧 En l’espace de quelques jours, deux drames ont profondément marqué le monde de l’endurance.
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Cet article porte sur la sécurité des coureurs sur la route.
Dans le Vaucluse, le traileur Stéphane Amprimo a perdu la vie lors d’une sortie d’entraînement. Quelques jours auparavant, un triathlète d’une quarantaine d’années est décédé sur le parcours de l’Ironman de Nice qu’il réalisait en dehors de l’épreuve officielle. Deux histoires différentes, sans lien entre elles, mais qui rappellent une réalité souvent oubliée : pour de nombreux sportifs, le danger ne se trouve pas toujours sur les sentiers ou en montagne, mais sur la route.
Deux décès sur la route ce week-end, la question de la sécurité des coureurs sur la route revient
Stéphane Amprimo est décédé alors qu’il rejoignait un sentier
Le 28 juin au petit matin, Stéphane Amprimo, 55 ans, s’entraînait comme il en avait l’habitude près d’Orange, dans le Vaucluse. Selon les premiers éléments communiqués, le passionné de trail traversait la Nationale 7 afin de rejoindre un sentier situé de l’autre côté de la route lorsqu’il a été mortellement percuté par une voiture.
La nouvelle a provoqué une immense émotion dans le monde du trail. Fidèle de l’Ultra Tour du Lac de Monteux, où il participait depuis la première édition, Stéphane était connu bien au-delà de ses performances sportives. Les centaines de messages publiés depuis son décès évoquent tous le même homme : toujours souriant, toujours prêt à encourager les autres, passionné de longues sorties et figure incontournable des trails du Vaucluse.
Quelques jours auparavant, un triathlète trouvait lui aussi la mort sur la route
Le drame de Stéphane Amprimo est intervenu quelques jours après un autre accident qui a bouleversé la communauté de l’endurance.
À Nice, un homme d’une quarantaine d’années a perdu la vie alors qu’il effectuait à vélo le parcours de l’Ironman, malgré l’annulation officielle de l’épreuve en raison de la canicule. Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, il aurait percuté un motocycliste circulant en sens inverse après s’être déporté dans une descente. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Là encore, ce n’est pas la difficulté sportive qui est directement en cause, mais un accident de la circulation survenu lors d’un entraînement réalisé en dehors du cadre sécurisé d’une compétition.
La route, un danger parfois sous-estimé
Lorsque l’on parle des risques du trail ou du triathlon, les images qui viennent immédiatement à l’esprit sont celles des fortes chaleurs, des descentes techniques, des falaises, des orages ou des longues distances.
Pourtant, pour des milliers de coureurs, la partie la plus dangereuse d’une sortie est souvent la plus banale : quelques centaines de mètres sur une route départementale, un carrefour à traverser ou une nationale à franchir avant d’atteindre un sentier.
Ces portions de bitume sont incontournables pour de nombreux sportifs qui vivent loin des espaces naturels ou doivent rejoindre leur terrain d’entraînement.
Une vigilance de tous les instants
La multiplication des véhicules, les distractions liées aux téléphones portables, la vitesse, la faible visibilité à l’aube ou au crépuscule, mais aussi l’absence d’aménagements adaptés rendent parfois cette cohabitation particulièrement délicate.
Pour les coureurs comme pour les cyclistes, quelques précautions permettent de réduire les risques : porter des équipements réfléchissants, utiliser une lampe lorsque la luminosité est faible, privilégier les itinéraires les moins fréquentés ou redoubler de prudence lors des traversées d’axes très circulés.
Aucune de ces mesures ne supprime totalement le danger.
En résumé, ces deux drames qui rappellent une même réalité et posent la même question : celle de la sécurité des coureurs sur la route
Les circonstances exactes de ces deux accidents sont différentes et chacune fera l’objet des conclusions des enquêtes en cours.
Mais un constat s’impose déjà : les sports d’endurance ne se résument pas aux sentiers de montagne, aux cols mythiques ou aux grandes compétitions. Avant même de rejoindre le premier chemin ou la première montée, les sportifs doivent souvent partager la route avec les automobilistes.
Et ces derniers jours rappellent avec une terrible brutalité que c’est parfois là que commence le plus grand risque.
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