Daniel Dubois, ostéopathe, lui répond.
L’effort d’endurance, et particulièrement celui qui a induit une fatigue musculaire par la durée de celui-ci et la sollicitation importante des fibres en travail, se traduit par des contractions, d’une part en « excentrique » (le plus éprouvant, celui qui « freine » dans les descentes), mais aussi en « statique » (contraction quasi permanente visant au maintien de tout instant de l’équilibre du corps, et malgré sa vitesse de déplacement !). Cette addition importante entraîne, ET C’EST PARTICULIÈREMENT VRAI EN TRAIL, un logique ressenti souvent proche de l’épuisement local, au sens médical du terme.
La structure musculaire est bien sûr parfaitement apte à récupérer spontanément et seule, mais on peut l’aider par quelques moyens simples à en accélérer le processus, ne serait-ce que pour des raisons légitimes de « confort » et de reprise de l’activité training (en restant attentif, « à l’écoute » des sensations et donc raisonnable !)…
récupération musculaire
massage
Le MASSAGE est à la fois une excellente et bien agréable solution. Son but est essentiellement à visée micro-circulatoire au sein de ses fibres : il va aider et accélérer le drainage des éléments chimiques induits en quantité par le travail sportif et ses conséquences énergétiques, en favorisant une élimination des déchets organiques en importante accumulation locale (non seulement sur les membres inférieurs bien sûr, mais aussi sur toutes les masses actives ayant participé à ce fameux travail statique d’équilibration : bassin, colonne vertébrale, complexe cou/épaule.
arnica
Concernant les produits recommandés, le plus simple reste encore, pour moi, l’huile à l’arnica (Arnica Montana homéopathique) dont les bienfaits sur tous les tissus « fatigués » ou micro-traumatisés est en principe suffisamment reconnus… Quant aux produits par voie générale, on peut là aussi utiliser le même élément Arnica en granules… Je déconseille le recours aux anti-inflammatoires : et ce, même si certains peuvent à juste titre leur trouver un intérêt contre des manifestations locales qui, rappelons-le, sont PHYSIOLOGIQUES et permettent, en contrepartie de leurs éventuels « inconvénients », de réparer justement les micro-lésions notamment musculaires !….
alimentation
Sur le plan alimentaire, ceci est un peu à la limite de mes compétences, mais, à part éviter les aliments ayant tendance à acidifier le milieu intérieur qui l’est déjà bien assez, et ceux permettant de reconstituer l’équilibre normal des protéines et des sucres lents, mes conseils s’arrêteront là et, comme à mon habitude, je renverrai utilement vers les publications de Denis Riché, notamment sur le site SPDO Mag).
Enfin, pour ma part, je suis partisan, toujours pour des raisons physiologiques et organiques, à l’incorporation d’une dose de récupération active, à pratiquer bien sûr toujours selon l’étude et le respect des sensations corporelles et des possibilités individuelles de chaque moment.
Daniel Dubois
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