🎧 Après 18 mois de galère, un nouveau coup d’arrêt pour l’ultra-traileuse Claire Bannwarth.
Alors qu’elle venait tout juste de retrouver le plaisir de courir après une interminable pĂ©riode de convalescence, Claire Bannwarth doit dĂ©jĂ composer avec un nouveau problème physique. La spĂ©cialiste française de l’ultra-trail, qui avait rĂ©cemment repris l’entraĂ®nement après une lourde opĂ©ration du talon, a annoncĂ© avoir dĂ» renoncer au Scenic Trail, l’un des rendez-vous qu’elle attendait le plus de ce dĂ©but d’étĂ©.
La bonne nouvelle, c’est que son tendon opéré semble tenir. La mauvaise, c’est qu’une autre douleur est venue interrompre son retour à la compétition.
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Claire Bannwarth pensait enfin voir le bout du tunnel
Le contexte rend ce nouvel épisode particulièrement frustrant.
Depuis près de 18 mois, Claire Bannwarth traversait une pĂ©riode extrĂŞmement difficile. Son problème au talon avait fini par nĂ©cessiter une ostĂ©otomie du calcanĂ©um, une intervention lourde destinĂ©e Ă corriger ses appuis. Après plusieurs mois d’immobilisation, de rééducation et de reconstruction physique, la traileuse alsacienne avait enfin recommencĂ© Ă accumuler les kilomètres.
Ces dernières semaines, tous les indicateurs semblaient positifs. Elle enchaĂ®nait les sorties sans douleur et retrouvait progressivement des volumes d’entraĂ®nement qui auraient dĂ©jĂ semblĂ© importants pour la plupart des coureurs.
Au point d’envisager sereinement les 120 km et 9000 m de dĂ©nivelĂ© positif du Scenic Trail.
Une douleur apparue Ă la veille de la course
Mais le scénario a brutalement changé.
La veille du dĂ©part, lors d’un footing tranquille, une vive douleur est apparue au niveau du quadriceps, Ă proximitĂ© de son insertion interne du genou.
Pensant Ă une simple alerte, Claire Bannwarth a passĂ© la journĂ©e suivante Ă masser, Ă©tirer et glacer la zone concernĂ©e. Les sensations s’amĂ©liorant nettement, elle a finalement dĂ©cidĂ© de prendre le dĂ©part.
Le pari a tenu pendant 18 km. Puis la douleur s’est rĂ©veillĂ©e.
Face Ă l’intensitĂ© de la gĂŞne, elle a prĂ©fĂ©rĂ© mettre le clignotant plutĂ´t que d’aggraver la situation. Une dĂ©cision difficile pour une athlète qui a bâti sa rĂ©putation sur sa capacitĂ© Ă continuer lĂ oĂą beaucoup auraient abandonnĂ© depuis longtemps.
Le tendon tient, mais le corps reste fragile
Claire Bannwarth souligne elle-mĂŞme ce paradoxe.
Le principal motif de satisfaction concerne son tendon. MalgrĂ© 60 km cumulĂ©s durant le week-end entre course et randonnĂ©e, celui-ci n’a montrĂ© aucun signe de faiblesse.
Autrement dit, l’opĂ©ration qui l’a tenue Ă©loignĂ©e des sentiers pendant un an et demi semble avoir portĂ© ses fruits.
En revanche, tout le reste du corps doit encore se réadapter.
Après une aussi longue interruption, les chaĂ®nes musculaires, les compensations accumulĂ©es et les dĂ©sĂ©quilibres créés par des mois de protection du pied peuvent continuer Ă provoquer des douleurs ailleurs. C’est souvent l’une des rĂ©alitĂ©s les plus difficiles des retours de blessure : le problème initial est rĂ©glĂ©, mais le corps doit encore retrouver son fonctionnement naturel.
En résumé, le retour de Claire Bannwarth sera plus long que prévu
Dans son message, l’ultra-traileuse conserve malgrĂ© tout son humour habituel.
Elle rĂ©sume sa situation avec une formule qui lui ressemble : avoir « le cardio d’une Ferrari dans la carcasse d’une deux-chevaux ».
Une image qui traduit parfaitement sa frustration actuelle. Les capacitĂ©s cardiovasculaires semblent ĂŞtre revenues rapidement, mais la mĂ©canique corporelle n’est pas encore totalement prĂŞte Ă encaisser les contraintes de l’ultra-trail.
Ce nouvel Ă©pisode rappelle que le retour au plus haut niveau après une blessure lourde n’est jamais linĂ©aire. Quelques semaines plus tĂ´t, Claire Bannwarth pleurait de joie en retrouvant les sentiers. Aujourd’hui, elle doit accepter un nouveau contretemps.
Pour autant, la situation n’a rien Ă voir avec celle d’il y a quelques mois. Cette fois, ce n’est plus le talon qui inquiète. Et pour une athlète qui a passĂ© 18 mois Ă attendre de pouvoir recourir normalement, c’est sans doute le point le plus encourageant.
La reine des ultras devra encore patienter avant de retrouver un dossard Ă la hauteur de ses ambitions. Mais après avoir traversĂ© un an et demi de souffrance, ce nouveau coup d’arrĂŞt ressemble davantage Ă une Ă©tape supplĂ©mentaire de sa reconstruction qu’Ă un vĂ©ritable retour Ă la case dĂ©part.
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