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🎧 Une nouvelle hausse brutale des températures est annoncée en France à partir de mercredi 29 juillet 2026.
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Sept conseils Ă suivre quand on veut courir par temps de canicule
Sauter sa séance
Pour les coureurs et les traileurs, maintenir coûte que coûte une séance prévue peut rapidement transformer un simple entraînement en prise de risque inutile.
Après quelques jours de répit, la chaleur repart fortement à la hausse. Météo-France annonce un pic particulièrement intense mercredi 29 juillet, avec des températures pouvant atteindre 38 °C à Paris et à Tours, ainsi que 40 °C dans le Sud-Ouest. Les fortes chaleurs devraient ensuite se déplacer vers l’est du pays jeudi, tout en restant élevées sur une grande partie du territoire.
Plusieurs départements doivent également repasser en vigilance canicule, notamment dans le centre-est de la France, une région particulièrement fréquentée l’été par les pratiquants de trail et de randonnée en montagne. L’Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Savoie, la Haute-Savoie, l’Ain, le Rhône, la Loire, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme, la Saône-et-Loire, le Jura, le Doubs et le Territoire de Belfort figurent parmi les territoires concernés par cette nouvelle dégradation.
Dans ces conditions, la première question à se poser n’est pas de savoir comment réussir sa séance, mais si celle-ci doit réellement avoir lieu.
Courir tĂ´t
Le premier réflexe consiste généralement à avancer son entraînement au début de la matinée. Cette solution reste préférable à une sortie en pleine journée, mais elle ne supprime pas tous les risques.
Pendant une canicule, les températures nocturnes peuvent rester très élevées. Le corps récupère alors moins bien et commence parfois la séance avec une fatigue thermique déjà installée. Une nuit difficile, un sommeil raccourci ou une sensation de lourdeur au réveil doivent inciter à réduire fortement l’entraînement, voire à le reporter.
Le ministère des Sports recommande de privilégier une pratique tôt le matin ou tard le soir, dans des secteurs ombragés et aérés, et d’éviter toute activité physique entre midi et 18 heures.
Cette recommandation ne doit toutefois pas devenir une autorisation systématique de courir. À 7 heures du matin, une température de 25 °C accompagnée d’une forte humidité peut déjà rendre l’effort éprouvant.
Pas de séances rapides et pas de sorties longues
Une période de canicule n’est pas le moment de programmer du fractionné, une séance au seuil ou une longue sortie avec beaucoup de dénivelé.
L’exercice produit lui-même de la chaleur. Plus l’intensité augmente, plus l’organisme doit évacuer cette chaleur grâce à la transpiration et à l’augmentation du débit sanguin vers la peau. Lorsque la température extérieure est déjà très élevée, ce système de refroidissement devient moins efficace.
Le rythme cardiaque peut alors grimper beaucoup plus rapidement que d’habitude, même à une allure pourtant facile. Le coureur doit accepter de ralentir, de marcher dans les montées et de réduire nettement la durée prévue.
Pendant les fortes chaleurs, les autorités recommandent de limiter au maximum l’activité physique et de privilégier les efforts doux.
Une séance manquée ne fait pas perdre sa condition physique. En revanche, un coup de chaleur peut imposer plusieurs jours ou plusieurs semaines d’arrêt.
Courir moins vite
Courir à la même vitesse qu’en temps normal constitue l’une des principales erreurs pendant une vague de chaleur.
Avec la hausse de la température corporelle, l’organisme mobilise davantage le système cardiovasculaire pour refroidir le corps. À vitesse identique, la fréquence cardiaque augmente donc progressivement. Ce phénomène peut être accentué par la déshydratation.
Le coureur doit se fier davantage à ses sensations qu’à son allure au kilomètre. Une sortie d’endurance fondamentale doit rester réellement facile. Dès que la respiration devient anormalement forte ou que le rythme cardiaque s’emballe, il faut ralentir ou marcher.
Le chrono, les segments Strava et les objectifs du plan d’entraînement doivent passer au second plan.
Prendre de l’eau
Lorsqu’il fait très chaud, partir courir sans eau sous prétexte que la sortie ne dure que 45 minutes peut devenir risqué.
Il faut commencer la séance correctement hydraté, boire régulièrement pendant l’effort et continuer à s’hydrater après le retour. Le ministère de la Santé rappelle qu’il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire.
Sur une sortie plus longue, notamment en trail, le coureur doit vérifier avant de partir que les fontaines et les points d’eau indiqués sur son parcours sont réellement accessibles. Les réserves doivent être adaptées à la durée de la sortie, au dénivelé, à l’exposition au soleil et à l’éloignement des habitations.
Boire énormément d’eau d’un seul coup n’est cependant pas une bonne stratégie. L’hydratation doit être progressive et accompagnée d’une alimentation suffisante lors des efforts prolongés. Les besoins varient selon la transpiration, la durée de l’effort et les caractéristiques de chaque coureur.
Courir moins loin
En montagne, l’altitude ne protège pas toujours de la chaleur. Les sentiers exposés, les pierriers et les portions sans végétation peuvent devenir de véritables pièges en milieu de journée.
Les coureurs doivent privilégier des parcours courts, connus, ombragés et proches de points de repli. Une boucle permet de rentrer plus facilement qu’une longue traversée en cas de problème.
Il faut également tenir compte du risque d’incendie. Dans les régions soumises à une sécheresse importante, certains massifs peuvent être interdits d’accès ou soumis à des restrictions. Une sortie doit donc être précédée d’une vérification des arrêtés préfectoraux et des informations locales.
Courir seul dans une zone isolée est déconseillé pendant les épisodes les plus intenses. Le parcours et l’heure approximative du retour doivent au minimum être communiqués à un proche.
Protection avec casquette, vĂŞtements clairs et protection solaire
La tenue ne suffit pas à neutraliser la chaleur, mais elle peut limiter l’exposition.
Les vêtements doivent être légers, respirants et de couleur claire. Une casquette, des lunettes et une protection solaire sont recommandées. Sur les longues sorties, humidifier régulièrement la tête, la nuque et les avant-bras peut également apporter un soulagement temporaire.
Il ne faut cependant pas confondre sensation de fraîcheur et baisse réelle de la température corporelle. Se verser de l’eau sur la tête peut améliorer le confort sans rendre possible la poursuite d’un effort devenu dangereux.
Les signes qui doivent imposer l’arrêt immédiat
Certains symptômes ne doivent jamais être banalisés :
- des maux de tĂŞte inhabituels ;
- des nausées ou des vomissements ;
- des vertiges ;
- une grande faiblesse ;
- une démarche instable ;
- des frissons malgré la chaleur ;
- une confusion ou des propos incohérents ;
- une peau très chaude ;
- une accélération anormale du rythme cardiaque.
Dès l’apparition de ces signes, la séance doit être arrêtée. La personne doit être placée à l’ombre ou dans un endroit frais, rafraîchie progressivement et surveillée.
Une confusion, une perte de connaissance ou une température corporelle très élevée peuvent signaler un coup de chaleur, qui constitue une urgence vitale. En cas de malaise, le ministère de la Santé recommande d’appeler le 15.
Les recours aux urgences pour hyperthermie, déshydratation, hyponatrémie et malaise ont d’ailleurs été deux fois plus importants dans les départements placés en vigilance orange lors d’un précédent épisode de chaleur étudié par les autorités sanitaires.
Sources
Cet article s’appuie sur les prévisions et bulletins de Météo-France concernant la hausse des températures attendue à partir du mercredi 29 juillet 2026, ainsi que sur les recommandations du ministère de la Santé et du ministère des Sports relatives à la pratique d’une activité physique pendant une vague de chaleur.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.










