Comprendre comment l’Espagne s’est aussi faite contaminer par le trail business en 42 secondes
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En France, le débat sur le “trail business” dure déjà depuis plusieurs années
Entre les trails pris d’assaut et les inscriptions hors de prix, les polémiques autour de l’UTMB, les influenceurs omniprésents, les partenariats commerciaux, les chaussures à 300 euros ou les stratégies marketing des grandes marques, beaucoup de traileurs ont le sentiment que leur sport change profondément.
Depuis plusieurs saisons, le sujet revient partout. Certains estiment que le trail se professionnalise simplement comme tous les sports avant lui. D’autres pensent au contraire qu’il est en train de perdre ce qui faisait son identité.
Le débat sur les dérives du trail est arrivé en Espagne
Pendant longtemps, ce débat semblait surtout français. Mais depuis quelques jours, quelque chose d’intéressant apparaît : même en Espagne, pays historiquement très attaché à la culture montagne et à l’esprit populaire du trail, les mêmes inquiétudes commencent à émerger.
La preuve avec les réactions après Zegama 2026
Sportivement, cette édition restera exceptionnelle. Tove Alexandersson a pulvérisé le record féminin dans la boue. Elhousine Elazzaoui a confirmé sa domination chez les hommes. L’ambiance sur les crêtes basques restait spectaculaire.
Mais derrière les performances sportives, un autre sujet a commencé à prendre de la place dans les discussions : la manière de regarder la course.
Et surtout, plusieurs médias espagnols ont commencé à poser une question que l’on entend déjà énormément en France :
Le trail est-il en train de devenir un sport business comme les autres ?
Zegama représentait justement l’inverse du sport business
C’est ce qui rend le débat aussi sensible.
Depuis plus de vingt ans, Zegama-Aizkorri symbolise presque l’âme du trail européen. Une course construite autour de la montagne, du public, de la boue, des cloches et d’une ambiance populaire devenue mythique.
Même lorsque le trail est devenu mondial, Zegama gardait cette image d’événement encore “authentique”. Une course qui semblait appartenir autant aux supporters qu’aux élites.
Or, quand des restrictions apparaissent autour de la diffusion d’un événement aussi symbolique, beaucoup y voient le signe d’un changement plus profond.
Pas forcément un scandale. Pas forcément une catastrophe. Mais un basculement culturel.
Le trail commence doucement à adopter les codes des grands sports
Le problème, c’est que la professionnalisation coûte extrêmement cher.
Aujourd’hui, les grandes courses doivent financer des directs vidéo complexes, des équipes médias, des drones, des consultants, des dispositifs techniques et des productions capables de séduire un public mondial.
Dans le même temps, les sponsors investissent de plus en plus d’argent dans le trail. Les marques veulent de la visibilité. Les plateformes cherchent des audiences. Les organisations veulent rentabiliser leurs événements.
Forcément, dès qu’un sport grandit, les questions économiques prennent davantage de place.
C’est exactement ce qui est arrivé auparavant au cyclisme, au surf, au ski ou à l’escalade.
Le trail donnait encore l’impression d’échapper à cette logique. De plus en plus de passionnés commencent à penser que ce n’est peut-être plus le cas.
Ce qui inquiète vraiment les traileurs
Le sujet ne se résume pas à quelques euros ou à une plateforme de diffusion.
Ce qui dérange beaucoup de passionnés, c’est surtout la peur de voir disparaître progressivement l’esprit historique du trail. Pendant longtemps, ce sport donnait encore l’impression d’être accessible, proche des gens et relativement libre comparé à d’autres disciplines devenues très commerciales.
Or, quand les restrictions géographiques, les abonnements ou les logiques d’exclusivité apparaissent, certains ont le sentiment de voir le trail entrer dans une nouvelle époque.
Et le fait que ce débat commence désormais à émerger aussi fortement en Espagne montre probablement une chose : le sujet devient mondial.
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