🎧 52 secondes pour comprendre pourquoi la la participation deRachel Entrekin, la récente gagnante de la Cocodona, ça va faire très mal
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Rachel Entrekin favorite de l’UTMB 2026
Après avoir écrasé le Cocodona 250 et battu le record de la course malgré la présence de Courtney Dauwalter, l’Américaine arrive à Chamonix avec un statut complètement nouveau.
Pendant des années, Rachel Entrekin courait presque dans l’ombre. Une ultra-traileuse américaine respectée des passionnés d’ultra-distance, mais encore relativement inconnue du grand public. Puis le Cocodona 250 est arrivé. Et tout a changé.
En quelques éditions, l’Américaine de 34 ans est devenue l’un des phénomènes les plus fascinants du trail mondial. Trois victoires consécutives sur l’un des ultras les plus extrêmes des États-Unis, un record absolu hommes-femmes confondus en Arizona, une gestion mentale impressionnante…
Cet été, Rachel Entrekin sera au départ de UTMB Mont-Blanc. Et d’un coup, la course féminine à Chamonix prend une toute autre dimension.
Une domination totale sur le Cocodona 250
Le Cocodona 250, c’est plus de 400 km à travers l’Arizona, près de 12 000 m de dénivelé positif, des températures extrêmes, du sommeil quasi inexistant et une course qui détruit souvent les organismes autant que les cerveaux.
Rachel Entrekin y règne désormais comme personne.
En mai 2026, elle a remporté sa troisième victoire consécutive sur l’épreuve en 56 h 09 min 48 s. Une performance monumentale. Non seulement elle a amélioré son propre record féminin de plus de 7 heures, mais elle a aussi battu le meilleur chrono masculin de l’histoire de la course.
Surtout, cette victoire a définitivement changé son statut médiatique. Parce qu’au même moment, Courtney Dauwalter, immense favorite et superstar mondiale du trail, a abandonné avant la fin.
Dans l’imaginaire collectif, Rachel Entrekin est alors devenue “celle qui a fait tomber Courtney Dauwalter”. Même si les circonstances restent évidemment plus complexes qu’un simple duel.
Une coureuse capable de tenir presque sans dormir
Ce qui fascine autour de Rachel Entrekin, ce n’est pas seulement sa vitesse. C’est sa capacité à encaisser l’extrême.
Pendant son record sur le Cocodona 250, elle n’a dormi que 19 minutes en plus de 56 heures de course. Deux micro-siestes de 7 minutes et quelques minutes grappillées sur un ravitaillement.
Dans un ultra où beaucoup de coureurs explosent mentalement après une ou deux nuits blanches, elle a continué à avancer avec une stabilité impressionnante.
L’Américaine explique souvent que ses plus grandes qualités ne sont pas forcément physiques mais mentales. Sa capacité à gérer le doute, la fatigue et la solitude semble aujourd’hui devenir sa vraie arme.
Et c’est précisément ce qui intrigue avant l’UTMB. Parce qu’à Chamonix, la course féminine se joue rarement uniquement sur les jambes.
Derrière les performances, Rachel Entrekin a une histoire personnelle beaucoup plus complexe
Rachel Entrekin ne cache pas que son rapport au sport a longtemps été difficile.
La course à pied était devenue un outil de contrôle plus qu’un plaisir.
Elle raconte avoir mis plusieurs années à reconstruire une relation saine avec son corps et avec l’entraînement.
C’est aussi ce qui explique probablement son discours très différent de celui de certains athlètes obsédés par les watts, les datas ou la performance pure. Rachel Entrekin parle énormément de plaisir, de liberté et de confiance en soi.
Pendant le Cocodona, on l’a vue plaisanter avec son assistance, jouer au basket sur une base de vie ou s’arrêter pour caresser des chiens au bord du parcours. Une attitude presque opposée à l’image ultra-militaire que peuvent parfois renvoyer certaines courses de très haut niveau.
Une arrivée à l’UTMB qui change complètement la course féminine
Sa qualification pour l’UTMB 2026 a été validée après sa troisième place sur le Chianti Ultra Trail au printemps.
Depuis, tout le monde se projette déjà vers Chamonix.
Parce que Rachel Entrekin n’arrive plus comme une outsider sympathique venue des déserts américains. Elle arrive avec une énorme crédibilité sportive.
Face à elle, il pourrait y avoir Ruth Croft, tenante du titre, mais aussi peut-être Courtney Dauwalter si cette dernière confirme sa participation.
Et c’est là que l’histoire devient passionnante.
Car l’UTMB n’est pas le Cocodona. Le terrain est beaucoup plus technique. Les descentes alpines sont violentes. L’altitude peut tout changer. Les variations météo aussi.
Rachel Entrekin le sait parfaitement. C’est pour cela qu’elle prévoit d’arriver plusieurs semaines en avance en Europe afin de s’adapter au terrain alpin.
Une inconnue demeure : peut-elle être aussi forte en montagne et sur des distances plus “courtes” ?
C’est probablement la grande question de l’été.
Rachel Entrekin a déjà prouvé qu’elle pouvait dominer des formats gigantesques comme le Cocodona 250. Mais UTMB Mont-Blanc représente un défi totalement différent.
D’abord parce que le terrain alpin n’a rien à voir avec les longues portions roulantes et désertiques de l’Arizona. À Chamonix, les descentes cassent les jambes, les relances sont permanentes et l’altitude change complètement la gestion de course.
Ensuite parce que, paradoxalement, l’UTMB est presque une course “courte” pour une athlète habituée à passer plus de deux jours dehors. Sur ce type de format autour des 170 km, le rythme est souvent beaucoup plus agressif dès le départ. Il faut être capable de courir vite très longtemps, avec beaucoup moins de moments de gestion ou de récupération.
La densité du plateau féminin sera aussi incomparable avec celle du Cocodona. Face à Ruth Croft, Courtney Dauwalter ou d’autres spécialistes des formats alpins rapides, Rachel Entrekin devra montrer qu’elle peut suivre une intensité élevée pendant plus de vingt heures.
Mais c’est justement ce qui rend son profil fascinant.
Parce qu’en ultra-trail, les athlètes capables de rester lucides quand tout le monde explose mentalement deviennent souvent très dangereuses au fil des heures. Et dans ce domaine, Rachel Entrekin semble aujourd’hui appartenir au cercle très fermé des meilleures coureuses du monde.
Rachel Entrekin symbolise aussi la nouvelle génération de l’ultra américain
Pendant longtemps, le trail américain féminin tournait principalement autour de quelques immenses figures médiatiques comme Courtney Dauwalter.
Rachel Entrekin représente autre chose.
Une athlète longtemps restée anonyme, passée par des périodes compliquées, qui travaillait encore récemment comme physiothérapeute spécialisée en oncologie tout en s’entraînant avant ou après des journées de plus de 50 heures de travail par semaine.
Aujourd’hui, elle vit enfin du trail grâce à ses partenariats avec Coros, Precision Fuel and Hydration ou encore Norda.
Et son volume d’entraînement dépasse désormais les 160 km hebdomadaires.
À Chamonix, elle ne sera probablement plus seulement “la fille du Cocodona”.
Elle sera peut-être l’une des très grandes favorites de l’UTMB.
🔍 Source sur la participation de Rachel Entrekin à l’UTMB
🧠 Résumé
Rachel Entrekin arrivera cet été sur l’UTMB 2026 avec un statut totalement nouveau. Triple gagnante du Cocodona 250, recordwoman absolue de la course et figure montante de l’ultra américain, elle s’est imposée comme l’une des athlètes les plus impressionnantes du moment. Après avoir profité de l’abandon de Courtney Dauwalter au Cocodona, elle va désormais devoir prouver qu’elle peut aussi dominer en montagne, sur le terrain ultra-technique de Chamonix.
❓FAQ : quelles sont les vraies qualités pour remporter l’UTMB ?
🔴 Faut-il être rapide sur marathon pour gagner l’UTMB ?
Oui… mais pas seulement. Depuis quelques années, le niveau de vitesse sur l’UTMB a explosé. Les meilleurs hommes tournent souvent autour de 28 à 31 minutes sur 10 km et possèdent des bases solides sur route.
Mais l’UTMB ne récompense pas uniquement la vitesse pure. La capacité à maintenir une intensité élevée après 15 ou 20 heures d’effort reste beaucoup plus déterminante. Un coureur capable de courir “vite longtemps” sera souvent plus performant qu’un athlète très explosif incapable de résister à la fatigue musculaire et digestive.
🔴 Le VO2max est-il vraiment déterminant sur un ultra-trail de 170 km ?
Beaucoup moins qu’en course sur route courte.
À l’UTMB, le facteur clé est davantage l’économie de course et la capacité à utiliser un pourcentage élevé de sa VO2max pendant très longtemps. Les meilleurs ultratraileurs ne sont pas forcément ceux qui ont les valeurs physiologiques les plus spectaculaires, mais ceux qui gaspillent le moins d’énergie.
C’est aussi pour cela que certains anciens skieurs-alpinistes ou montagnards très techniques performent immédiatement.
🔴 Pourquoi la résistance musculaire est-elle plus importante que le cardio ?
Parce que l’UTMB détruit les quadriceps.
La descente représente probablement l’élément le plus sous-estimé de la course. Beaucoup de coureurs arrivent avec un cardio excellent mais explosent musculairement après Courmayeur ou Champex-Lac.
Les vainqueurs possèdent une capacité rare à encaisser des milliers de contractions excentriques sans perdre leur foulée. Cette résistance vient autant de l’entraînement spécifique en montagne que du profil biomécanique naturel du coureur.
🔴 Le sommeil est-il devenu un facteur stratégique majeur ?
Oui. L’époque où les élites passaient systématiquement une nuit blanche complète semble évoluer.
Même si les vainqueurs dorment encore très peu, les stratégies de micro-sommeil deviennent de plus en plus étudiées. Certains athlètes utilisent désormais des pauses extrêmement courtes pour préserver la lucidité cognitive.
Car à l’UTMB, la fatigue mentale peut coûter plus cher que la fatigue physique : erreurs de trajectoire, mauvaise gestion alimentaire, hallucinations, perte de motivation ou effondrement émotionnel.
🔴 Peut-on gagner l’UTMB sans être excellent en descente ?
C’est devenu presque impossible.
Le niveau technique des descentes a énormément augmenté. Les écarts se creusent désormais davantage dans les portions descendantes que dans les montées.
Des coureurs comme Kilian Jornet ou Jim Walmsley ont montré qu’une descente agressive permet non seulement de gagner du temps, mais aussi de casser mentalement les adversaires.
🔴 Pourquoi la gestion digestive décide souvent du podium ?
Parce qu’un UTMB se joue aussi avec l’estomac.
À partir de 15 ou 20 heures d’effort, beaucoup d’athlètes ne sont plus limités par leur cardio ou leurs jambes, mais par leur capacité à absorber des calories.
Les meilleurs coureurs travaillent désormais leur “gut training” comme une vraie qualité physiologique. Certains arrivent à assimiler 80 à 120 grammes de glucides par heure sans saturation digestive.
Quand le système digestif s’effondre, tout s’effondre : énergie, motivation, thermorégulation et lucidité.
🔴 Le mental fait-il vraiment la différence entre les élites ?
Oui, mais pas dans le sens “guerrier” qu’on imagine souvent.
Le très haut niveau en ultra-trail repose surtout sur la stabilité émotionnelle. Les vainqueurs de l’UTMB savent éviter les montagnes russes psychologiques.
Ils acceptent les moments faibles sans paniquer. Ils ne s’emballent pas lorsqu’ils se sentent forts. Ils restent froids dans la douleur.
Cette maîtrise émotionnelle devient essentielle après la deuxième nuit, lorsque le cerveau commence à fonctionner au ralenti.
🔴 Pourquoi les anciens montagnards réussissent souvent mieux à l’UTMB ?
Parce que l’UTMB est une course alpine avant d’être une simple course à pied.
Les athlètes issus du ski-alpinisme, de l’alpinisme ou du trail technique possèdent souvent une meilleure lecture du terrain, une meilleure gestion énergétique en montée et surtout une aisance exceptionnelle en terrain instable.
Ils dépensent moins d’énergie pour avancer vite.
🔴 Les données Garmin, la VFC ou la puissance suffisent-elles pour gagner ?
Non. Elles permettent d’optimiser certains paramètres, mais elles ne remplacent ni l’expérience ni la connaissance de soi.
L’UTMB reste une course profondément chaotique : météo, digestion, température, sommeil, matériel, stress, altitude, douleurs musculaires… Beaucoup d’éléments échappent encore totalement aux algorithmes.
Les meilleurs coureurs savent écouter leurs sensations autant que leurs montres GPS.
🔴 Quel est aujourd’hui le profil idéal pour gagner l’UTMB ?
Le profil moderne ressemble à un hybride extrêmement rare :
un ancien coureur rapide, capable d’encaisser des volumes énormes, techniquement excellent en montagne, très résistant musculairement, capable de manger énormément pendant l’effort et mentalement stable pendant plus de 20 heures.
Autrement dit : un athlète presque complet.
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