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Il court jusqu’à sacrifier son sommeil, ses repas et sa vie sociale
Courir cent cinquante kilomètres par semaine impressionne déjà énormément de coureurs. Alors quand un jeune runner explique publiquement qu’il est désormais monté à deux cents, voire deux cent cinquante kilomètres hebdomadaires, les réactions oscillent entre admiration, inquiétude… et incompréhension totale.
Mais derrière les chiffres spectaculaires, ce sont surtout certaines phrases qui interpellent. Car dans son témoignage, Esteban ne parle pas seulement d’entraînement intensif. Il décrit une relation à la course à pied qui ressemble de plus en plus à une dépendance destructrice.
Et dans un monde du trail et du running où le dépassement de soi est constamment glorifié sur Strava, Instagram ou YouTube, cette prise de parole pose une vraie question : à partir de quand la passion devient-elle dangereuse ?
Pourquoi ses propos inquiètent autant
Le problème ne vient pas uniquement du volume d’entraînement. Certains marathoniens élites dépassent ponctuellement les deux cents kilomètres hebdomadaires dans des cadres extrêmement contrôlés, avec récupération, suivi médical, nutrition adaptée et vie organisée autour de la performance.
Ici, le signal d’alerte est ailleurs.
Le jeune coureur explique qu’il “ne s’autorise pas” à courir moins, même les jours de fatigue. Il raconte sacrifier son sommeil, éviter les sorties avec ses proches, organiser toute sa journée autour de ses séances et surtout… se punir lorsqu’il ne court pas.
Le passage le plus préoccupant arrive lorsqu’il affirme que s’il ne court pas, il se prive de manger, puis “compense” ensuite avec encore plus de kilomètres.
On ne parle plus simplement d’un gros volume d’entraînement. On parle d’une souffrance psychologique associée à l’activité physique et à l’image corporelle.
La bigorexie : une addiction encore mal comprise dans le trail
Le terme “bigorexie” reste encore très mal connu du grand public. Pourtant, il désigne une réalité reconnue : une dépendance à l’activité physique.
Le paradoxe, c’est que contrairement à d’autres addictions, celle-ci peut longtemps passer pour une qualité. Dans le trail ou le running, quelqu’un qui court énormément est souvent valorisé. Les commentaires sous la vidéo le montrent parfaitement.
Certains félicitent sa discipline. D’autres demandent sa VO2max, son Strava ou son chrono marathon. Plusieurs parlent même de “respect”.
Mais à côté de ces réactions, de nombreux internautes ayant vécu des troubles similaires décrivent “un enfer absolu”, “une prison mentale” ou encore une impossibilité totale de s’arrêter.
Et c’est probablement là le cœur du problème : dans les sports d’endurance, il est parfois très difficile de distinguer passion, obsession et maladie.
En courant autant, il expose aussi son corps Ă de vrais risques
Courir deux cent cinquante kilomètres par semaine représente une charge énorme, même pour des athlètes de haut niveau.
À long terme, ce type de volume peut entraîner des fractures de fatigue, des troubles hormonaux, un épuisement chronique, des blessures tendineuses lourdes ou encore des problèmes cardiovasculaires.
Mais dans ce témoignage, le risque psychologique semble presque encore plus préoccupant que le risque physique.
Le jeune homme explique vivre avec une peur permanente de grossir, une culpabilité liée à l’alimentation et une incapacité à rester sans activité physique.
Plusieurs spécialistes rappellent aujourd’hui que la bigorexie est souvent liée à d’autres troubles, notamment des TCA, de la dysmorphophobie ou des traumatismes psychologiques plus profonds.
Les réseaux sociaux et Strava peuvent amplifier ce type de dérive
Impossible aussi d’ignorer le rôle des plateformes sportives modernes.
Aujourd’hui, chaque sortie devient visible, mesurable, comparable. Les kilomètres, les records, les séries, les badges et les kudos créent une boucle de validation permanente.
Dans certains cas, cela peut devenir extrêmement toxique pour des personnalités fragiles.
Quand un coureur poste deux sorties de trente kilomètres par jour et reçoit des centaines de commentaires admiratifs, il devient difficile psychologiquement de ralentir.
Le problème, c’est que les réseaux sociaux montrent rarement la souffrance derrière les statistiques.
On voit les kilomètres. On voit les performances. On voit les montres GPS et les courbes de VO2max.
Mais on ne voit pas toujours les angoisses, la culpabilité alimentaire, les réveils à trois heures du matin pour “mériter” un repas ou la peur permanente de perdre son niveau physique.
Pourquoi cette prise de parole reste malgré tout importante
Même si certains propos sont inquiétants, le fait qu’Esteban ose parler publiquement de sa situation est probablement une bonne chose.
Car beaucoup de coureurs vivent des comportements similaires sans jamais mettre de mots dessus.
Dans les commentaires, plusieurs personnes expliquent avoir vécu exactement le même engrenage : impossibilité de réduire les volumes, obsession du poids, besoin permanent de compenser, culpabilité en cas de repos.
Le running et le trail restent des sports extraordinaires pour la santé mentale et physique. Mais comme toutes les passions, ils peuvent parfois basculer dans quelque chose de plus sombre lorsqu’ils deviennent l’unique centre de gravité d’une vie.
Et dans un univers où “toujours plus” est devenu la norme — plus de kilomètres, plus de dénivelé, plus d’ultras, plus de données — ce témoignage rappelle une chose essentielle : savoir se reposer fait aussi partie de l’entraînement.
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🧠Résumé
Un jeune coureur affirme courir jusqu’à deux cent cinquante kilomètres par semaine et décrit des comportements très inquiétants autour de l’alimentation, du sommeil et de la culpabilité liée au repos. Son témoignage relance le débat sur la bigorexie dans le running et le trail, une addiction encore mal comprise mais potentiellement destructrice physiquement et psychologiquement.
âť“ FAQ sur la bigorexie
đź”´ La bigorexie est-elle une vraie maladie ?
Oui. La bigorexie correspond à une dépendance à l’activité physique. Elle est reconnue comme un trouble comportemental pouvant avoir des conséquences psychologiques et physiques importantes.
🔴 Courir beaucoup signifie-t-il forcément être bigorexique ?
Non. Certains athlètes s’entraînent énormément dans un cadre sain et encadré. Le problème apparaît lorsque le sport devient compulsif, incontrôlable et source de souffrance.
đź”´ Peut-on devenir bigorexique en faisant du trail ?
Oui. Les sports d’endurance comme le trail, le marathon ou le triathlon peuvent favoriser certains comportements obsessionnels liés à la performance, au poids ou au volume d’entraînement.
🔴 Quels sont les signes inquiétants ?
La culpabilité lorsqu’on se repose, la peur de manger sans avoir “mérité” ses calories, le besoin permanent d’augmenter les volumes, l’isolement social ou encore l’entraînement malgré la douleur sont des signaux d’alerte.
🔴 Les montres GPS et Strava aggravent-ils le problème ?
Ils peuvent parfois renforcer certaines obsessions chez des profils fragiles, notamment via la comparaison permanente, les statistiques et la recherche de validation sociale.






