Cocodona 250, il n’y a pas que le record qui s’est fait écraser
C’est fou comme parfois toute une carrière peut basculer en quelques secondes. C’est un peu ce à quoi nous venons d’assister ce mercredi soir lorsque Rachel Entrekin a franchi la ligne d’arrivée de la Cocodona 250. Elle n’a pas que remporté la course, et ravit la première place à Courtney Dauwalter. Elle a renversé définitivement la Queen.
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Rachel Entrekin s’impose en patronne devant Courtney Dauwalter
Il se dit que déjà l’organisation pense changer de nom pour la Cocodona 250 l’année prochaine, et propose quelque chose comme la Rachel Entrekin-dona 250 en hommage à celle qui a remporté l’épreuve en 2024, 2025 et 2026. Plus extraordinaire encore que gagner 3 fois de suite, elle a surtout abaissé le record de l’épreuve à 56 h 09 min 48 s. Et donc, elle a logiquement terminé 1 er au scratch.
Ce chrono digne d’une fusée, mais sur 400 km, a fait finir Courtney Dauwalter seulement à la deuxième place en 61 h 58 min et 35 s. Ce qui est fou, c’est que sans Entrekin, elle aurait non seulement remporté la course, mais elle aussi établi un nouveau record féminin, celui que Entrekin avait établi en 2025 à 63 h 50 min 55 s.
La victoire est nette, sans bavure et Rachel Entrekin ne s’est pas imposée cette semaine sur cette course par hasard. Elle est déjà depuis quelques courses celle que l’on voit arriver à la tête du trail féminin mondial. Sa stratégie, ici avec une grande régularité, très peu de sommeil et des arrêts millimétrés, est l’expression d’une préparation méticuleuse, et d’un investissement énorme.
Mais en remportant la Cocodona 250, elle n’a pas fait que remporter la course.
Le passage de témoin entre Courtney Dauwalter et Rachel Entrekin
Courtney Dauwalter était attendue sur cette Cocodona 250. On connaît la difficulté de la course, et on se souvient de son abandon en 2025. On se souvient aussi que le reste de l’année avait été plutôt difficile, notamment à Chamonix en août.
La Queen devait nous apporter la preuve qu’elle avait surmonté ses difficultés et qu’elle était capable de s’imposer à nouveau. C’est ce qu’elle a fait au Chianti, lâchant sa poursuivante, déjà Rachel Entrekin, à quelques kilomètres de l’arrivée sur une course d’environ 120 km de longueur.
Mais là, dans la forme la plus pure de l’ultra distance (plus de 400 km), et dans un format plus propice à Entrekin, Courtney devait s’imposer.
Mais elle a échoué. Et elle n’a pas perdu d’une courte tête au sprint, non elle a pris 6 heures de retard, une éternité ! Peut-être pire encore, elle a perdu parce qu’elle s’est égarée (au sens propre du terme sur une erreur de tracé) et s’est perdue métaphoriquement en ne parvenant pas à vaincre contrairement à son habitude sa pain cave. Si elle a conservé son sourire une bonne partie de la course, mais on l’a aussi vu souffrir comme jamais.
Ce fait de course, ce moment où elle part dans la mauvaise direction, est forcément un moment important dans la course. Dauwalter était déjà deuxième. Mais en perdant presque 1 heure de course, en perdant forcément de l’énergie et de la force mentale, elle s’enfonçait un peu plus loin dans cette deuxième place.
Ainsi, l’une a couru en patronne, mettant en valeur que ses résultats récents sont tout sauf une erreur ou un hasard. Et l’autre montre que les années passent, et qu’elle ne peut plus assurer aussi bien qu’avant son statut d’intouchable.
En résumé, aujourd’hui, Courtney Dauwalter peut prendre le départ d’un ultra et souffrir.
Aujourd’hui, Courtney Dauwalter peut prendre le départ d’une course et perdre cette course. Et c’est sans aucun doute le plus grand enseignement que l’on peut tirer de cette semaine.






