Le résultat de la Cocodona
Quand Courtney a pris le départ de la Cocodona 250 ce lundi 4 mai 2026, on vibrait avec une attente particulière.
Après son abandon difficile en 2025 à cause de problèmes gastriques alors qu’elle menait la course, on rêvait de la revanche parfaite. On l’imaginait déjà franchir la ligne d’arrivée à Flagstaff le sourire aux lèvres, en ayant dominé ces 400 km et 12 000 mètres de dénivelé dans le désert américain. On espéra
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Courtney ne remporte pas la Cocodona, elle finit deuxième
Mais ce sport a cette cruauté magnifique, il ne suit presque jamais le scénario qu’on attend : Cou
L’arrivée de Courtney Dauwalter
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Le récit de sa deuxième place
L’erreur est humaine même chez une légende
Tout avait pourtant bien commencé. Sous le soleil brûlant de Black Canyon City, Courtney affichait ce calme olympien qui peut faire peur à ses adversaires. Mais l’ultra est un sport où la lucidité est la première chose que l’on perd. Dès la première nuit, le destin a basculé près de Prescott. Alors que Courtney était au coude à coude avec Heather Jackson, elle a manqué un balisage. Cinq miles, soit huit kilomètres supplémentaires. Dans une course de 250 miles cela peut sembler peu, mais physiquement et mentalement c’est un coup de massue. A cet instant, elle perd cinquante minutes sur la première féminine Rachel Entrekin. On ne lui en veut pas pour cette erreur qui nous rappelle que Courtney est humaine, mais notre inquiétude était bien présente. Courtney a poursuivi sa course comme si de rien n’était, sans chercher d’excuses.
La pain cave puis une remontée fantastique
C’est ici que Courtney Dauwalter nous a rappelé pourquoi elle est unique. Beaucoup auraient laissé la frustration empoisonner leurs jambes, mais pas elle. Au lieu de s’effondrer, elle est descendue plus profondément que jamais dans sa fameuse “pain cave », là où l’épuisement et l’inconfort vous poussent dans vos limites.
Et c’est ça qu’on aime chez elle, au-delà de ses nombreuses victoires (de l’UTMB à la Hardrock), elle a une capacité à habiter cette “pain cave” avec une philosophie qui est unique.
Courtney a eu des périodes difficiles, on l’a vue parfois marcher, mettre une heure pour faire 4 kilomètres sur certaines portions. On l’a vue épuisée, le visage marqué. Elle a perdu des places peu à peu, pointant 4è féminine et 11 ème au scratch au bout de 50 heures de course. Le podium semblait être devenu hors de portée, et la Cocodona n’était plus une course pour la victoire mais un combat pour l’honneur et pour l’amour du défi.
Mais même quand le podium s’éloigne et que le corps ne répond plus comme prévu, Courtney ne perd pas ce qui fait sa force, elle continue avec le sourire et garde cette curiosité de voir jusqu’où son corps peut l’emmener.
Et puis sur la fin de course, on a vu une Courtney transfigurée, chassant littéralement ses concurrents à travers les paysages lunaires de l’Arizona. Elle a remonté le temps grâce à une lutte acharnée, pour reprendre 5 places au scratch.
Les chiffres du combat
Alors que le podium semblait définitivement perdu, elle a trouvé des ressources insoupçonnées pour reprendre la troisième, puis la deuxième place féminine. En franchissant la ligne d’arrivée à Flagstaff après 61h14 d’effort, elle a montré un visage marqué par une fatigue extrême, mais illuminé par la satisfaction d’avoir tout donné.
Temps final – 61 heures 14 minutes
Classement – 2e féminine – 6ème au scratch
Pourquoi on ne lui en veut pas (et on l’aime encore plus aujourd’hui)
Alors oui, Rachel Entrekin a été légendaire et mérite sa victoire historique en battant le record de l’épreuve (en 56h09). Mais on ne peut pas en vouloir à Courtney, qui nous a fait vibrer tout autant.
On ne lui en veut pas, parce qu’elle nous a montré qu’elle était humaine. On ne lui en veut pas, car sa deuxième place a plus de valeur que des victoires faciles. Elle s’est battue comme une lionne pour remonter sur le podium alors qu’elle n’avait plus rien à prouver à personne. Elle a honoré la course, ses adversaires et ses supporters en refusant l’abandon facile que son erreur de parcours pouvait excuser.
Courtney Dauwalter quitte l’Arizona sans le trophée de la première place, mais avec quelque chose de bien plus grand. Elle a notre respect éternel car on sait que le trail, c’est d’abord savoir gérer le chaos. Courtney n’est pas une machine, c’est une inspiration et c’est exactement pour ça qu’on l’aime. Avec la performance de Rachel, le niveau féminin en trail explose, et on se dit que c’est un peu Courtney qui a ouvert la voie à ces nouvelles championnes.
En résumé, le temps de Courtney (61h14) reste une performance monumentale malgré son erreur de parcours et ses 8 kilomètres supplémentaires.
Courtney, on ne t’en veut pas ni pour les kilomètres en trop ni pour cette revanche qui attendra encore un peu. Ton short large et tes chaussettes hautes bariolées s






