🎧 Comprendre les effets d’une canicule précoce sur les coureurs
Chaussures de trail en vente sur i-run
lien affilié sans partenariat avec Hoka
chaussure homme Hoka Speedgoat 7
Après les malaises et les hospitalisations observés ce week-end sur plusieurs courses françaises, beaucoup de réactions ont immédiatement pointé le manque d’entraînement, le PPS ou l’absence de suivi médical.
Pourtant, médicalement, le problème semble surtout ailleurs : l’absence d’acclimatation physiologique à une chaleur arrivée beaucoup trop brutalement.
Le corps humain possède effectivement des mécanismes d’adaptation à la chaleur. Avec une exposition progressive pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, l’organisme apprend à mieux gérer l’effort thermique : la transpiration devient plus efficace, la fréquence cardiaque se stabilise davantage et la gestion de l’hydratation s’améliore.
Mais cette adaptation demande du temps.
Or ce week-end, une grande partie de la France est passée très rapidement de températures relativement fraîches à plus de trente degrés.
C’est précisément ce type de transition brutale qui peut devenir dangereux, même chez des sportifs entraînés.
Un coureur entraîné peut faire un coup de chaleur
C’est un point souvent mal compris.
Être entraîné cardiovasculairement ne signifie pas que le corps est automatiquement préparé à supporter une chaleur extrême soudaine.
Le coureur décédé pendant La Pyrénéenne à Paris était d’ailleurs décrit comme un sportif régulier et expérimenté.
Cela rappelle qu’un coup de chaleur n’est pas forcément lié à un manque de préparation physique classique. Le problème peut venir d’un emballement thermique brutal auquel l’organisme n’a pas encore eu le temps de s’adapter.
Quand le corps n’arrive plus à évacuer suffisamment de chaleur, la température interne augmente rapidement. La fréquence cardiaque grimpe, la déshydratation s’accélère et certains organes commencent à souffrir.
Dans les cas les plus graves, cela peut provoquer une atteinte neurologique, hépatique, rénale ou cardiovasculaire.
Le danger augmente fortement lors des premières grosses chaleurs
Les médecins du sport connaissent bien ce phénomène.
Les premières vagues de chaleur de l’année sont souvent les plus risquées car les organismes ne sont pas encore acclimatés.
Le problème n’est donc pas uniquement la température absolue.
Le danger vient surtout de la vitesse à laquelle les conditions changent.
Les contrôles médicaux ne peuvent pas tout prévoir
C’est aussi ce qui rend le débat sur le PPS parfois trompeur.
Un certificat médical classique peut aider à détecter certaines pathologies ou contre-indications. Mais il ne permet pas de prévoir précisément comment un organisme réagira face à une montée soudaine des températures.
Même un cœur sain et un sportif entraîné peuvent être dépassés si les mécanismes de thermorégulation sont submergés.
C’est précisément ce qui rend les coups de chaleur aussi difficiles à anticiper.
En résumé, le vrai enjeu est climatique
Le principal enseignement médical de ce week-end est probablement là : les organismes humains ont besoin de temps pour s’adapter aux fortes chaleurs.
Quand cette adaptation n’a pas le temps de se faire, même des coureurs expérimentés peuvent entrer rapidement dans une zone de danger physiologique.
Et avec la multiplication des épisodes de chaleur précoce au printemps, ce type de situation pourrait devenir de moins en moins exceptionnel sur les courses de running et de trail.
Lire aussi
- Les coureurs sont dans le déni du bouleversement climatique
- Décès sur la Pyrénéenne : pourquoi les organisateurs se trompent en accusant le PPS
- Canicule à PARIS : un coureur meurt pendant le 10 km de la course la Pyrénéenne
- Un mort : plusieurs courses virent au drame en raison de la canicule précoce






