🎧 Écouter le résumé de l’article sur les effets de la canicule sur les courses de ce week end
La chaleur commence déjà à provoquer des situations critiques sur les courses à pied françaises.
Ce dimanche 24 mai, plusieurs événements organisés en Île-de-France et dans le sud de la France ont été marqués par des malaises graves, des hospitalisations et même un décès.
Récapitulatif : un mort, des comas artificiels, des courses annulées : la canicule frappe le running français
hospitalisations liées à la canicule ce dimanche 24 mai
Course “La Maisonnaise” : seize personnes hospitalisées (urgence absolue)
Le cas le plus impressionnant s’est produit lors de “La Maisonnaise”, une course organisée à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne.
10 d’entre elles ont été prises en charge en urgence absolue et six en urgence relative.
Les secours ont établi un lien direct entre ces malaises et les fortes chaleurs qui touchent actuellement la France.
Le départ du 10 km et du semi-marathon avait pourtant été donné relativement tôt, à partir de neuf heures du matin. Mais malgré cet horaire matinal, les températures étaient déjà élevées pour un mois de mai, dans un contexte de chaleur très précoce.
“La Pyrénéenne” : un coureur de cinquante ans décède à Paris
Autre drame ce dimanche matin : un homme d’une cinquantaine d’années est décédé pendant “La Pyrénéenne”, une course organisée dans le vingtième arrondissement de Paris.
Selon les pompiers, le coureur a été victime d’un malaise cardiaque vers 9 h 30.
Il était déjà en arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée des secours, qui ont tenté de le réanimer avant qu’un médecin ne constate son décès. À ce stade, le lien direct entre ce décès et la chaleur n’a pas encore été officiellement confirmé. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a évoqué “une immense tristesse” après ce drame.
Le corps n’a pas eu le temps de s’adapter
Depuis plusieurs semaines, les températures restaient relativement fraîches dans une grande partie du pays.
En quelques jours seulement, certaines régions ont dépassé les trente degrés.
Or, l’acclimatation à la chaleur joue un rôle fondamental en course à pied et en trail. Quand le corps n’est pas encore adapté, il transpire moins efficacement, la fréquence cardiaque grimpe plus vite et la déshydratation peut devenir très rapide.
Le risque de coup de chaleur augmente alors fortement, même sur des distances relativement courtes comme un 10 km. En trail, le problème peut devenir encore plus dangereux à cause du dénivelé, de la faible vitesse de progression et des longues portions exposées au soleil.
Ronde des plages Ă Menton-Roquebrune-Cap-Martin : plusieurs malaises
Le phénomène ne s’est pas limité à l’Île-de-France. Dans les Alpes-Maritimes, plusieurs malaises ont également été signalés pendant la Ronde des plages à Menton-Roquebrune-Cap-Martin.
La préfecture a finalement annoncé l’annulation des courses après ces incidents.
Trois personnes ont été prises en charge en urgence absolue avant que leur état ne s’améliore par la suite.
75 km de l’Ultra Trail de Nancy
Un autre cas grave a également été signalé après le 75 km de l’Ultra Trail de Nancy disputé samedi.
D’après un message publié dans un groupe de coureurs, un participant a été victime d’un important coup de chaleur à l’issue de la course.
Pris en charge par les secours, il aurait été transporté aux urgences puis placé en coma artificiel après une température corporelle dépassant les quarante degrés. Une légère reprise de conscience aurait ensuite été constatée dans la nuit. Des complications au niveau du foie et des reins restent surveillées.
En résumé, les courses de running et de trail font face au bouleversement climatique
Depuis plusieurs années, les épisodes de forte chaleur deviennent plus fréquents et surtout plus précoces dans la saison.
Jusqu’ici, les grosses alertes concernaient surtout l’été ou certaines courses extrêmes en montagne. Mais désormais, même des courses populaires organisées au printemps commencent à être touchées. Pour les coureurs comme pour les organisateurs, cela implique probablement de nouvelles habitudes : départs plus tôt, ravitaillements renforcés, adaptation des allures, annulations préventives ou raccourcissements de parcours.
Car même lorsqu’il ne fait “que” trente degrés, un organisme non acclimaté peut rapidement basculer dans une situation dangereuse pendant un effort intense.






