🎧 Pour le grand public, le 90 km du Marathon du Mont-Blanc est souvent présenté comme une « petite centaine » au cœur du massif.
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Les meilleurs mondiaux, eux, en parlent avec un tout autre vocabulaire. Épuisement, peur, usure mentale… Derrière les paysages de carte postale se cache une Ă©preuve qui inspire un profond respect, y compris aux plus grands champions.
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Le message de Mathieu Blanchard au sujet du 90 km du Mont Blanc est révélateur
« Cette course nous fait très peur chez les pros, c’est vraiment costaud. Bravo d’avoir rien lâchĂ©, tu peux ĂŞtre fière. »
Une confidence qui en dit long sur la réputation du 90 km.
Parce que le profil est beaucoup plus exigeant qu’il n’y paraĂ®t
Sur le papier, le 90 km affiche environ 6 300 mètres de dénivelé positif. Des chiffres déjà impressionnants.
Mais ce qui effraie les Ă©lites n’est pas seulement le volume de montĂ©e.
Le parcours alterne sans cesse longues ascensions, descentes extrêmement techniques, portions rocheuses, sentiers étroits et passages où il devient presque impossible de courir normalement. Contrairement à certains ultras où les meilleurs peuvent maintenir longtemps une foulée régulière, ici le rythme est constamment cassé.
Les jambes ne récupèrent jamais réellement.
Parce que les descentes font presque autant de dégâts que les montées
À Chamonix, on parle souvent des montées vers Bellachat, la Flégère ou le Brévent.
Pourtant, beaucoup de coureurs expliquent que ce sont surtout les descentes qui détruisent les quadriceps.
Elles sont longues, cassantes, techniques et nĂ©cessitent une concentration permanente. Ă€ haute vitesse, la moindre erreur peut coĂ»ter plusieurs minutes… ou mettre fin Ă la course.
Après plusieurs heures d’effort, chaque appui devient une prise de risque.
Parce que le terrain oblige à rester concentré pendant des heures
Le 90 km ne laisse pratiquement aucun moment de répit.
Les racines, les pierres, les marches naturelles et les portions aĂ©riennes imposent une vigilance constante. Mentalement, cette concentration permanente finit par coĂ»ter Ă©normĂ©ment d’Ă©nergie.
MĂŞme les meilleurs reconnaissent qu’il est impossible de dĂ©crocher quelques minutes pour « courir en automatique ».
Parce que la chaleur transforme la course en piège
L’Ă©dition 2026 l’a encore dĂ©montrĂ©.
Les températures élevées ont rapidement transformé la course en épreuve de survie. Les organismes ont dû gérer simultanément la déshydratation, les crampes, les coups de chaud et une consommation énergétique bien supérieure à la normale.
Dans ces conditions, le classement peut basculer très vite.
Un coureur parfaitement en contrôle peut perdre plusieurs dizaines de minutes en quelques kilomètres.
Parce que l’erreur ne pardonne presque jamais
Sur le 90 km du Mont-Blanc, tout se paie.
Une alimentation mal gérée, un ravitaillement oublié, un départ légèrement trop rapide ou une mauvaise gestion de la chaleur peuvent rapidement faire exploser une course.
C’est aussi ce qui explique pourquoi les meilleurs abordent cette Ă©preuve avec autant d’humilitĂ©.
Contrairement Ă d’autres ultras oĂą l’expĂ©rience permet parfois de limiter les dĂ©gâts, le 90 km du Mont-Blanc ne laisse pratiquement aucune marge d’erreur.
En résumé, le 90 km du Mont Blanc est une course qui impressionne même les plus grands
Le message de Mathieu Blanchard n’est pas une formule de circonstance destinĂ©e Ă fĂ©liciter une amie.
Lorsqu’un athlète habituĂ© aux expĂ©ditions polaires, aux ultras extrĂŞmes et aux plus grandes courses du monde affirme que cette Ă©preuve « fait très peur chez les pros », cela rappelle une rĂ©alitĂ© souvent oubliĂ©e : le 90 km du Marathon du Mont-Blanc n’est pas seulement une course magnifique.
C’est l’une des Ă©preuves les plus exigeantes du calendrier international, capable de pousser les meilleurs traileurs jusqu’Ă leurs limites physiques et mentales.
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