Bollé: du ski au trail
LA CHAUSSURE DE TRIATHLON DE SALOMON EST EN VENTE SUR I-RUN
La marque Bollé est en train de faire un vrai virage stratégique vers le trail et veut clairement devenir une référence dans ce secteur, comme elle l’est déjà en ski ou vélo.
Elle vient d’officialiser le lancement de sa Team Trail, et s’entoure d’athlètes de renommée internationale : L’Hi
Une marque qui se repositionne
À la base, Bollé est une vieille maison française (fondée en 1888) spécialisée dans l’optique sportive : lunettes, masques de ski, casques, etc.
Pendant longtemps, leur terrain de jeu principal, c’était surtout dans le domaine du ski, de la montagne, et le vélo.
Le trail est donc un nouveau marché stratégique pour eux.
Le point de départ : le lancement d’une gamme de lunettes de trail
L’été dernier, Bollé s’est lancé dans le secteur du trail en proposant une gamme de lunettes spécifiques trail.
Ce modèle nommé “Trailchaser”, n’est pas un modèle de lunettes running classiques, car elles ont des verres photochromiques qui s’adaptent à la lumière, leur poids est très léger (environ 30g), le maintien est renforcé pour n’avoir aucune gêne lors des descentes techniques, et la vision est adaptée aux contrastes en nature.
Certains de ces modèles sont pensés pour s’adapter à des conditions très variées. Leur dernier modèle par exemple, intègre une plage de filtration qui va de la catégorie 0 à 3, ce qui permet une vision optimale que ce soit sur un chemin sombre en forêt, ou en plein soleil.
Ce ne sont plus de simples lunettes, ce sont de petits bijoux de technologie !
En sortant leur gamme de lunettes de trail, ils essaient ainsi de répondre aux contraintes spécifiques du trail.
La création d’une Team Trail
Ce qui est intéressant, c’est que Bollé ne s’arrête pas à ce produit. Ils viennent d’officialiser le lancement d’une” Team Trail Bollé”, ce qui montre une vraie envie de s’installer durablement dan
Et pour ce faire, le recrutement n’a pas été fait au hasard, on retrouve de grands champions de trail tels que Blandine L’Hirondel (double championne du monde de trail + gagnante de la Diagonale des Fous), Benjamin Roubiol (champion du monde de trail long 2023), et Marianne Hogan (podiums UTMB et Western States)
Bollé frappe fort en s’entourant de noms connus au niveau international.
Une team qui sert de “laboratoire”
Prendre de tels athlètes dans leur team, ce n’est pas juste du marketing.
Ils vont pouvoir tester les lunettes en conditions extrêmes, donner leur avis concernant les produits et codévelopper les futures versions.
Bollé a annoncé que leur team serait un “laboratoire vivant” pour améliorer et développer ses produits. Marianne Hogan, qui elle-même a besoin d’une correction, pourra tester une nouvelle méthode qui permet d’adapter ses verres correcteurs tout en conservant les propriétés photochromiques des lunettes.
Si on résume, Bollé fait 3 choses en même temps : ils sortent un produit spécialisé, en l’occurrence, des lunettes dédiées au trail, ils frappent fort en s’assurant une crédibilité sportive avec leur team composée d’élite mondiale, et ils proposent une “R&D” sur le terrain pour que les athlètes eux-mêmes puissent améliorer les produits.
C’est exactement la même stratégie qui est utilisée par des marques comme Salomon ou Hoka dans le trail.
Bollé passe donc d’une marque “généraliste” dans le domaine de l’outdoor, à une marque plus pointue sur le trail, et a pour objectif de rivaliser avec des références comme Julbo ou Oakley.
La création de la Team montre qu’ils veulent s’inscrire dans la durée, et que ce n’est pas juste un coup marketing.
Leur objectif est de devenir rapidement un acteur incontournable de l’optique en trail, qui est un marché en pleine explosion.
Ils se paient des élites, mais nous on paie la facture
Que Bollé se ré adapte au marché et se lance sur un secteur qui va être rentable puisqu’il y a de la demande est une bonne chose.
Mais quand les grandes marques recrutent des athlètes internationaux, cela soulève une question : que paie t’on vraiment quand on achète un produit chez eux ?
Bien sûr, dans une paire de lunettes Bollé à 250 euros, le prix englobe la qualité du produit, la recherche, les matériaux et le savoir-faire. Mais une partie de ce prix sert aussi à financer toute ce qui est mis en place autour de la marque : le sponsor d’athlètes, la visibilité sur les compétitions, et une communication qui est très travaillée. Ces sportifs deviennent des vitrines de la marque, et leur image a un énorme coût.
Au final, le traileur n’achète pas seulement un équipement performant, mais aussi une part de l’image de la marque et de sa stratégie marketing.
On estime que le coût de ces partenariats représente environ 30% du prix du produit acheté. Sur une paire de lunettes Bollé vendue à 250 euros, 75 euros serviront à
En achetant des produits de grandes marques telle que Bollé, on paie la qualité du produit mais aussi une image soigneusement construite !
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Les éléments évoqués reposent sur des observations globales du marché et ne visent aucune entreprise ou acteur en particulier.
Les estimations mentionnées concernant la répartition des coûts (recherche, marketing, sponsoring, distribution) sont indicatives et peuvent varier selon les marques et les modèles. Elles ont pour seul objectif d’éclairer le lecteur sur les logiques économiques possibles derrière le prix des équipements.
Cet article relève d’un point de vue éditorial et n’a pas vocation à remettre en cause la qualité des produits ni la légitimité des partenariats sportifs.






