Marathon de Rabat : oranges pourries, ravitaillements insuffisants… la colère des coureurs explose
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Problème avec le marathon international de Rabat
Ce qui devait être une fête du running marocain s’est transformé en immense polémique
Le marathon international de Rabat, organisé sous l’égide de la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA), se retrouve au centre d’une tempête médiatique et sportive après une édition 2026 marquée par de nombreux dysfonctionnements dénoncés par les participants.
Au départ, l’événement devait symboliser le rayonnement du Maroc sportif et la capacité du pays à organiser des compétitions internationales majeures. Mais depuis dimanche, ce sont surtout des vidéos d’oranges pourries, des témoignages de coureurs mécontents et des accusations d’amateurisme qui circulent massivement sur les réseaux sociaux.
Très vite, les critiques ont dépassé le simple débat autour de la qualité des ravitaillements. Beaucoup de participants évoquent désormais un problème plus global concernant l’organisation même du marathon.
Des oranges pourries qui deviennent le symbole du malaise
La polémique a explosé après la diffusion de vidéos montrant des oranges distribuées aux coureurs dans un état jugé impropre à la consommation.
Dans plusieurs publications devenues virales, des participants dénoncent des fruits avariés remis après l’effort, alors même que les coureurs venaient de parcourir 10 km, un semi-marathon ou les 42,195 km du marathon.
L’image a choqué parce qu’elle touche directement à quelque chose de fondamental dans la course à pied : le respect du coureur après l’effort.
En trail comme sur route, les ravitaillements font partie intégrante de l’expérience sportive. Après plusieurs heures d’effort, les organismes sont fragilisés. Les coureurs attendent un minimum de sérieux sur l’eau, la nutrition, les soins ou la récupération.
Or, à Rabat, plusieurs participants estiment que ce minimum n’a pas été assuré.
Certains commentaires publiés sur les réseaux sociaux parlent même d’un « chaos organisationnel », tandis que d’autres évoquent un profond malaise autour de l’image renvoyée par l’événement.
Plusieurs coureurs dénoncent aussi un manque de ravitaillements
Au-delà des oranges devenues le symbole de cette édition, d’autres témoignages inquiètent davantage encore.
Un participant affirme notamment qu’aucun véritable ravitaillement solide n’aurait été proposé sur le marathon :
« Aucun ravitaillement n’a été proposé, même pas une datte… c’est dangereux. »
D’autres dénoncent une organisation jugée insuffisante sur des points essentiels : manque de toilettes, routes rouvertes à la circulation pendant la course, absence d’ambiance sur certaines portions ou encore gestion confuse des sacs et des médailles.
Comme toujours dans ce type de situation, tous les avis ne vont pas dans le même sens. Certaines participantes expliquent avoir apprécié l’ambiance et soulignent que des bénévoles ont tenté d’aider les coureurs lorsque des problèmes étaient signalés.
Mais la multiplication des témoignages négatifs donne malgré tout l’impression d’un événement qui n’a pas totalement maîtrisé son organisation.
Pourquoi ce type de polémique pose problème pour l’image du running
Dans le monde de la course à pied, les grands marathons ne sont plus seulement des compétitions sportives. Ce sont aussi des vitrines internationales.
Aujourd’hui, une vidéo TikTok ou Instagram peut faire le tour du monde en quelques heures. Et quand les images montrent des aliments abîmés ou des coureurs en colère, l’impact sur la réputation d’une course peut être considérable.
Le problème est d’autant plus sensible que le Maroc possède une immense histoire dans l’athlétisme. Le pays a produit certains des plus grands champions du demi-fond et du marathon.
C’est justement pour cette raison que beaucoup de commentaires expriment autant de frustration. Plusieurs internautes estiment qu’un marathon international organisé dans une capitale comme Rabat devrait afficher des standards beaucoup plus élevés.
Derrière la polémique, un débat plus large sur l’organisation des courses
Cette affaire dépasse probablement la simple question des oranges distribuées à l’arrivée.
Elle pose surtout la question de la professionnalisation des grands événements running et trail. Organiser un marathon ne consiste pas uniquement à tracer un parcours et distribuer des dossards. Il faut sécuriser les coureurs, anticiper les besoins nutritionnels, gérer les flux, assurer les ravitaillements et maintenir une logistique irréprochable pendant plusieurs heures.
En trail, ces débats existent aussi régulièrement après certaines courses confrontées à des problèmes météo, des ravitaillements insuffisants ou des erreurs logistiques.
Mais lorsqu’un événement porte le label « international », les attentes deviennent encore plus fortes.
Pour l’instant, la FRMA et son président Abdeslam Ahizoune se retrouvent sous le feu des critiques sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes réclament des explications publiques et une remise à plat de l’organisation.
Reste désormais à savoir si cette polémique débouchera sur de véritables changements pour les prochaines éditions du Marathon de Rabat.
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