🎧 La préfète de Nouvelle-Aquitaine et de Gironde vient de confirmer une dégradation importante de la qualité de l’air provoquée par les gigantesques incendies en cours.
Dans quatre départements de Nouvelle-Aquitaine, les seuils d’alerte aux particules fines sont désormais dépassés. Les autorités sanitaires demandent notamment d’éviter les efforts physiques. Pour les coureurs et les traileurs, la recommandation est donc sans ambiguïté : dans les secteurs concernés, on ne court pas. L’alerte dépasse désormais largement les zones directement menacées par les flammes. Les fumées sont transportées par les vents sur plusieurs centaines de kilomètres et provoquent également des épisodes de pollution en Occitanie et jusque dans la région lyonnaise. Dans certains territoires, la situation doit encore se dégrader lundi 27 juillet.
Les seuils d’alerte aux particules fines sont dépassés
L’information a été confirmée ce dimanche 26 juillet par Cécile Tagliana, directrice adjointe de l’ARS Nouvelle-Aquitaine : les seuils d’alerte aux particules fines ont été dépassés dans quatre départements de la région en raison des incendies exceptionnels. Les consignes communiquées sont très concrètes : sortir le moins possible, garder les fenêtres fermées et éviter les efforts physiques. Les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants font partie des populations particulièrement à risque. Pour le running et le trail, cette dernière recommandation est évidemment centrale. Courir augmente fortement la ventilation et donc la quantité d’air — et potentiellement de particules — inhalée pendant l’exposition.
Les autorités recommandent officiellement d’éviter les efforts physiques
Ce dimanche 26 juillet 2026, les consĂ©quences des incendies sur la qualitĂ© de l’air ont changĂ© d’Ă©chelle.
En Nouvelle-Aquitaine, la directrice adjointe de l’Agence régionale de santé a annoncé que les seuils d’alerte aux particules fines avaient été dépassés dans quatre départements en raison des incendies exceptionnels. Parmi les recommandations communiquées : sortir le moins possible, conserver les fenêtres fermées et éviter les efforts physiques.
À Lyon également, les fumées poussées par les vents d’ouest ont entraîné un épisode de pollution aux particules fines. Les autorités recommandent notamment d’éviter les efforts physiques intenses.
Pour un coureur, il faut prendre cette recommandation au sérieux : courir augmente considérablement le volume d’air ventilé et donc la quantité de polluants potentiellement inhalée.
Sept départements d’Occitanie concernés par les fumées
La situation est également particulièrement surveillée en Occitanie.
Les fumées provenant des incendies de Gironde sont transportées vers le nord de la région tandis que l’incendie de Payrin-Augmontel, dans le Tarn, contribue lui aussi à la dégradation de la qualité de l’air.
Ce dimanche, le Lot et l’Aveyron sont placés en procédure d’alerte pour les particules en suspension.
Le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Lozère, le Gard et l’Hérault sont quant à eux en procédure d’information. Pour ces trois derniers départements, certaines zones seulement sont concernées.
Mais la situation devrait encore se dégrader : lundi 27 juillet, les sept départements doivent basculer en procédure d’alerte si les conditions prévues se maintiennent.
Alerte pollution : pourquoi courir est une mauvaise idée
Le problème ne se limite pas Ă l’odeur de fumĂ©e.
Les incendies produisent un mĂ©lange complexe de polluants atmosphĂ©riques comprenant notamment des particules PM10 et PM2,5. Les plus petites peuvent pĂ©nĂ©trer profondĂ©ment dans l’appareil respiratoire.
Au repos, l’exposition est dĂ©jĂ indĂ©sirable. Pendant une sortie running ou trail, le problème prend une autre dimension : l’effort entraĂ®ne une augmentation importante de la ventilation.
Plus l’intensitĂ© augmente, plus le coureur inspire et expire d’air chaque minute. Une sortie qui semblerait parfaitement supportable en temps normal peut donc conduire Ă inhaler beaucoup plus de particules lorsque l’air est chargĂ© en fumĂ©es.
C’est prĂ©cisĂ©ment pour cette raison que les recommandations sanitaires portent sur la rĂ©duction des activitĂ©s physiques intenses.
Même loin de l’incendie, la qualité de l’air peut être mauvaise
C’est probablement le point le plus trompeur pour les sportifs.
Il n’est absolument pas nĂ©cessaire d’apercevoir des flammes ou mĂŞme un important nuage de fumĂ©e pour ĂŞtre concernĂ©.
Les fumĂ©es peuvent voyager sur plusieurs centaines de kilomètres. Ce dimanche, des odeurs susceptibles d’ĂŞtre liĂ©es aux incendies du Sud-Ouest ont par exemple Ă©tĂ© signalĂ©es jusque dans le Haut-Rhin. Les autoritĂ©s rappellent d’ailleurs que sentir le brĂ»lĂ© ne signifie pas nĂ©cessairement qu’un incendie se trouve Ă proximitĂ©.
Autrement dit, la distance avec le feu ne constitue pas un indicateur suffisant pour dĂ©cider d’aller courir.
Ce qui compte est la qualitĂ© de l’air Ă l’endroit prĂ©cis oĂą la sortie doit avoir lieu.
Pour les traileurs, il faut regarder la qualité de l’air avant de regarder la météo
En pĂ©riode d’incendies, le rĂ©flexe habituel consistant Ă vĂ©rifier uniquement la tempĂ©rature, les orages ou le vent avant une sortie ne suffit plus.
Il faut Ă©galement consulter les informations des organismes rĂ©gionaux chargĂ©s de la surveillance de la qualitĂ© de l’air et les Ă©ventuelles procĂ©dures prĂ©fectorales.
Une forêt peut être située très loin du front des flammes et rester accessible tout en étant traversée par un panache de fumée.
Inversement, une odeur de brĂ»lĂ© ne signifie pas automatiquement que les seuils rĂ©glementaires sont dĂ©passĂ©s. Il faut donc se fier aux mesures et aux alertes locales plutĂ´t qu’Ă son seul ressenti.
Peut-on simplement courir moins vite ?
Lorsque les autoritĂ©s demandent d’Ă©viter les efforts physiques en raison d’un Ă©pisode important de pollution, transformer une sĂ©ance rapide en footing ne constitue pas forcĂ©ment une bonne solution.
Certes, une intensitĂ© moindre rĂ©duit la ventilation. Mais elle ne supprime pas l’exposition.
Pour une sortie qui n’a aucun caractère indispensable, reporter l’entraĂ®nement reste la dĂ©cision la plus simple lorsque le secteur est officiellement placĂ© en alerte et que les autoritĂ©s recommandent d’Ă©viter l’effort.
Une sĂ©ance manquĂ©e n’a pratiquement aucune consĂ©quence sur une prĂ©paration trail. Une exposition importante aux fumĂ©es n’apporte, elle, absolument aucun bĂ©nĂ©fice Ă l’entraĂ®nement.
Les personnes vulnérables doivent être encore plus prudentes
Les recommandations sont renforcées pour les populations considérées comme vulnérables ou sensibles, notamment les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées ainsi que certaines personnes souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires.
En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, les autorités sanitaires recommandent de demander conseil à un professionnel de santé.
Mais il serait faux d’en dĂ©duire que les sportifs en bonne santĂ© peuvent ignorer l’alerte. Une alerte pollution concerne l’ensemble de la population ; le statut de sportif ne protège pas contre l’inhalation des particules.
Analyse uTrail : aujourd’hui, renoncer à courir fait partie de l’entraînement
Il existe une diffĂ©rence importante entre courir alors que l’air sent lĂ©gèrement la fumĂ©e quelque part Ă l’horizon et partir s’entraĂ®ner alors qu’une procĂ©dure officielle d’alerte aux particules est dĂ©clenchĂ©e.
Dans le second cas, il n’y a plus vraiment matière Ă chercher une astuce permettant de maintenir coĂ»te que coĂ»te la sĂ©ance.
Si les autoritĂ©s recommandent d’Ă©viter les efforts physiques, on ne court pas.
Le trail apprend normalement Ă adapter une sortie aux conditions : chaleur, orage, neige, vent, fermeture d’un massif. La pollution liĂ©e aux incendies doit dĂ©sormais entrer dans cette liste.
Le bon entraĂ®nement n’est donc pas toujours celui que l’on rĂ©ussit Ă terminer. Ce dimanche et lundi, dans les territoires concernĂ©s par les alertes, le bon entraĂ®nement peut simplement ĂŞtre celui que l’on dĂ©cide de reporter.
Sources
Cet article s’appuie sur les informations diffusĂ©es dimanche 26 juillet 2026 concernant les alertes pollution dĂ©clenchĂ©es en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que sur les recommandations sanitaires relayĂ©es par les autoritĂ©s. En Nouvelle-Aquitaine, l’ARS a notamment confirmĂ© le dĂ©passement des seuils d’alerte aux particules fines dans quatre dĂ©partements et recommandĂ© d’Ă©viter les efforts physiques
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