Les chaussures Mount to Coast se sont d’abord fait connaître dans l’ultra
Avant de s’intéresser au trail, Mount to Coast a construit son identité dans l’ultra-endurance sur route.
La marque travaille notamment sur trois problématiques très concrètes des longues distances : l’écrasement des mousses, le gonflement progressif du pied et la capacité d’une chaussure à conserver son amorti pendant plusieurs dizaines d’heures.
Ses premiers modèles, notamment la R1, ciblent directement cet univers.
Les performances obtenues avec les chaussures de la marque lui permettent rapidement de gagner en crédibilité sur les formats extrêmes.
Mount to Coast décide ensuite d’appliquer cette philosophie à la montagne.
T1, H1 et surtout M1 : Mount to Coast arrive vraiment dans le trail
- La T1, lancée en 2025, marque l’arrivée de Mount to Coast sur les sentiers.
- La H1 occupe un positionnement plus hybride entre route, pistes et chemins.
- Puis arrive en 2026 la M1, qui devient la chaussure la plus représentative des ambitions trail de la marque.
Son positionnement est clair : l’ultra-trail et les longues heures passées en montagne.
La M1 est aujourd’hui le modèle phare de Mount to Coast en trail
La Mount to Coast M1 est vendue autour de 195 euros.
Elle affiche environ 275 grammes, un drop de 4 mm, une semelle intermédiaire généreuse et une semelle extérieure Vibram Megagrip avec des crampons de 4 mm.
Au centre de la chaussure se trouve la mousse JETCELL, conçue pour associer amorti, dynamisme et résistance à l’écrasement sur la durée.
Tout dans la M1 rappelle donc l’ADN de Mount to Coast : la priorité reste la longue distance.
Sa plateforme large apporte de la stabilité tandis que son amorti permet d’enchaîner les kilomètres lorsque la fatigue commence à s’installer.
Son système de laçage TunedFit, réglable sur deux zones, répond également à un problème classique de l’ultra : le pied qui gonfle progressivement au fil des heures.
Après 200 kilomètres parcourus avec la M1 entre les Pyrénées et la Sierra de Guadarrama, son principal intérêt ressort surtout sur les terrains où il reste possible de courir : pistes, sentiers propres et chemins relativement roulants.
La M1 apparaît donc moins comme une chaussure destinée aux descentes extrêmement techniques que comme une chaussure permettant de continuer à avancer vite pendant très longtemps.
Mount to Coast peut-elle réellement faire de l’ombre à Hoka ?
À court terme, comparer directement Mount to Coast à Hoka reste compliqué.
Hoka possède une puissance commerciale mondiale, une distribution extrêmement large et une gamme qui couvre aujourd’hui pratiquement tous les profils de coureurs. Mount to Coast reste une jeune marque. Mais elle possède un avantage : elle peut se spécialiser beaucoup plus fortement. Son terrain de jeu est clairement l’ultra-endurance.
La marque n’a pas besoin de devenir immédiatement une nouvelle Hoka. Elle peut d’abord chercher à devenir une référence auprès des coureurs qui disputent des trails de 100, 160 ou 200 kilomètres. C’est exactement la stratégie qu’elle semble suivre aujourd’hui.
Et pour y parvenir, Mount to Coast ne se contente plus de fabriquer des chaussures.
L’équipementier recrute à tour de bras dans l’ultra-trail
La marque constitue actuellement une équipe de plus en plus visible, notamment en France. Elle ne recrute d’ailleurs pas uniquement des coureurs capables de gagner des courses. Mount to Coast mélange des compétiteurs traditionnels, des spécialistes de l’ultra et des athlètes tournés vers les FKT et les grandes aventures.
Antoine Clément
Spécialiste des aventures en très longue distance, il fait partie des athlètes Mount to Coast. Après son FKT en autonomie sur le GR10 et sa traversée des États-Unis, il s’attaque en septembre 2026 au John Muir Trail, en Californie, avec dans le viseur la référence établie par François D’Haene.
Corentin Play
Il a remporté l’EcoTrail Paris 120 km 2026 et terminé deuxième du Trail Alsace by UTMB 100 km. Il apporte à Mount to Coast une visibilité directe sur les grandes courses françaises.
Thibault Athané
Vainqueur du Oh Meu Deus by UTMB 100 km 2026, il évolue lui aussi sur les longues distances recherchées par la marque.
Baptiste Petitjean
Il possède notamment des podiums sur le Tenerife Bluetrail et le 90 km du Marathon du Mont-Blanc.
Kevin Vermeulen
Vainqueur de la MCC en 2024, il complète cette présence française sur les épreuves de montagne.
Léa Duhet
Deuxième du Swiss Canyon Trail 50 km en 2026 et quatorzième de la CCC 2025.
Matthis Granet
Un profil particulièrement cohérent avec l’ADN de Mount to Coast puisqu’il évolue sur les formats de très longue distance.
Antoine Clément symbolise bien la stratégie de Mount to Coast
Son recrutement permet de comprendre ce que recherche la marque.
Une tentative sur le John Muir Trail produit autre chose qu’un simple classement.
Pendant plusieurs jours, les passionnés suivent une trace GPS, des temps de passage, des images et une aventure.
Pour une marque spécialisée dans les chaussures de très longue distance, l’association est particulièrement cohérente.
À côté, Corentin Play apporte des victoires sur des courses reconnues, tandis que les autres athlètes permettent à Mount to Coast d’apparaître progressivement sur les épreuves UTMB et les principaux ultras européens.
La stratégie devient donc assez lisible : associer Mount to Coast aux coureurs qui vont loin, très loin.
En résumé, la marque reste petite, mais commence à compter dans l’ultra-trail
Mount to Coast possède encore une notoriété sans commune mesure avec celle de Hoka, Salomon ou La Sportiva. Mais la jeune marque avance rapidement.
Elle possède désormais une gamme trail structurée, une M1 clairement orientée vers l’ultra et surtout une équipe d’athlètes de plus en plus visible. Sa bataille immédiate consiste moins à détrôner Hoka qu’à devenir une marque que les ultra-traileurs connaissent et considèrent au moment d’acheter leur prochaine paire.
Avec ses recrutements actuels, Mount to Coast semble clairement avoir décidé d’accélérer.
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