sources préférées Google
🎧 Andreas Almgren a remporté le marathon de New York 2026 avec une paire de Nike Apex, des chaussures de compétition spectaculaires qui ne seront commercialisées qu’en janvier 2027.
Affiché à 349,99 € en France, ce nouveau modèle promet un retour d’énergie particulièrement élevé, mais sa conception et sa durabilité soulèvent déjà des questions.
Les chaussures de running Nike sont en vente sur i-run
liens affiliés
chaussure Nike Air Zoom Alphafly Next% 3
Andreas Almgren : qui est ce Suédois qui vient de gagner New York ?
À 31 ans, Andreas Almgren vient de réussir une entrée fracassante dans le monde du marathon. Dimanche 1er novembre 2026, le Suédois a remporté le marathon de New York en 2 h 06 min 01 s, alors qu’il disputait pour la première fois une course officielle sur 42,195 km.
Il a devancé l’Italien Yemaneberhan Crippa de 13 secondes, après avoir attendu les derniers kilomètres pour prendre définitivement l’avantage. Sa victoire constitue une première historique : jamais un Suédois n’avait remporté l’épreuve new-yorkaise.
Mais Almgren n’est pas un inconnu apparu soudainement sur la distance reine.
Ancien spécialiste du 800 m, il a progressivement construit sa carrière sur les distances plus longues. Champion d’Europe du 10 000 m en 2026, il a également remporté le titre mondial du semi-marathon à Copenhague, en septembre, avec un record d’Europe en 58 min 06 s.
Il détient également une référence continentale de 12 min 44 s 27 sur 5 000 m et a couru le 10 km sur route en 26 min 45 s.
Sa victoire new-yorkaise récompense donc une progression remarquable, depuis la piste jusqu’au marathon, et confirme sa capacité à conserver une vitesse élevée sur des distances de plus en plus longues.
Son équipement a néanmoins attiré presque autant d’attention que sa performance.
Il a remporté New York avec les nouvelles Nike Apex
Aux pieds du Suédois se trouvait la Nike Apex, le modèle de compétition le plus ambitieux de la nouvelle gamme de chaussures de running présentée par Nike le 30 septembre 2026.
La marque américaine a confirmé qu’Almgren avait remporté New York avec cette chaussure.
Son apparence suffit à la distinguer des modèles traditionnels. La semelle particulièrement épaisse présente une ouverture sous l’avant-pied, à travers laquelle apparaît un ensemble de coussins d’air colorés. La silhouette est imposante, presque futuriste, alors que son poids reste extrêmement faible.
Cette construction n’a rien d’un simple exercice esthétique. Nike cherche à combiner un amorti maximal, une restitution d’énergie élevée et une propulsion efficace, tout en respectant les contraintes applicables aux chaussures de compétition sur route.
La particularité de l’Apex réside surtout dans l’architecture de sa semelle.
Nike Apex : quatre unités Air Zoom, une plaque carbone et un drop de 0 mm
Pour développer cette chaussure, Nike a associé plusieurs technologies qui fonctionnent ensemble.
La première innovation est la présence de quatre unités Air Zoom, organisées en deux paires superposées à l’avant-pied.
Ces éléments remplis d’air comprimé sont conçus pour se déformer sous la pression exercée lors de l’appui, puis retrouver leur forme au moment de la propulsion. Leur objectif est de restituer une partie de l’énergie mécanique emmagasinée.
L’Apex utilise également une nouvelle mousse baptisée ZoomX LT, présentée par Nike comme plus légère et plus réactive que sa mousse ZoomX traditionnelle.
Au-dessus du système Air Zoom, la marque a installé une plaque en fibre de carbone Flyplate, dont la géométrie ondulée a été retravaillée pour accompagner la déformation des coussins d’air et orienter la propulsion vers l’avant.
La partie supérieure de la chaussure repose sur une empeigne Flyknit X très légère, avec un col ajusté autour de la cheville. Nike a même supprimé la semelle de propreté pour gagner du poids.
Enfin, la semelle extérieure adopte une forme incurvée, dite rocker, destinée à faciliter le déroulement du pied.
Les caractéristiques techniques de la Nike Apex
- Prix affiché en France : 349,99 €
- Poids annoncé : environ 176 g en pointure 42
- Hauteur de semelle : 40 mm au talon et à l’avant-pied
- Drop : 0 mm
- Amorti : mousse ZoomX LT
- Propulsion : quatre unités Air Zoom et plaque carbone Flyplate
- Empeigne : Flyknit X
- Semelle extérieure : Fast Shot avec technologie GOATEK
- Usage : compétition sur route, principalement marathon
- Commercialisation annoncée : janvier 2027
Le drop nul constitue un choix particulièrement intéressant. Contrairement à ce que pourrait suggérer cette caractéristique, il ne s’agit absolument pas d’une chaussure minimaliste.
Avec 40 mm de matière sous le talon comme sous l’avant-pied, l’Apex possède un amorti très important. Le drop de 0 mm signifie simplement qu’il n’existe pas de différence de hauteur entre ces deux zones.
Cette géométrie peut modifier les sensations de course et le travail musculaire par rapport à une chaussure présentant un drop traditionnel. Elle ne conviendra donc pas nécessairement à tous les coureurs, particulièrement sans période d’adaptation.
Nike annonce jusqu’à 40 % de retour d’énergie supplémentaire : que signifie réellement ce chiffre ?
C’est probablement la promesse technique la plus spectaculaire associée à cette nouvelle chaussure.
Selon les données communiquées par Nike, l’Apex offrirait jusqu’à 40 % de retour d’énergie supplémentaire par rapport à l’Alphafly 3, tout en affichant un poids inférieur de plus de 10 % dans la pointure utilisée pour la comparaison.
Ce chiffre mérite néanmoins d’être interprété avec prudence.
Un retour d’énergie supérieur de 40 % ne signifie pas qu’un coureur devient 40 % plus rapide, ni que sa consommation énergétique diminue dans les mêmes proportions.
Il s’agit d’une mesure technique concernant la capacité du système d’amorti à restituer de l’énergie. Cette propriété peut contribuer à améliorer les sensations de propulsion et l’efficacité de la foulée, mais elle ne permet pas, à elle seule, de quantifier un gain chronométrique.
La comparaison porte par ailleurs sur l’Alphafly 3 et non sur l’Alphafly 4, autre nouveauté présentée par la marque.
Sans essais comparatifs indépendants et sans mesures réalisées auprès de profils variés de coureurs, il reste difficile d’évaluer précisément le bénéfice réel de cette nouvelle construction.
Une chaussure à 350 € dont la durée de vie interroge
C’est l’autre sujet qui agite les réseaux sociaux depuis la victoire d’Andreas Almgren.
Une publication largement relayée sur X présente la Nike Apex avec son prix suédois de 4 049 couronnes, soit environ 370 €, et affirme que sa durée de vie attendue serait de seulement 10 miles, l’équivalent d’environ 16 km.
Une affirmation spectaculaire, mais qui ne correspond pas aux informations officielles communiquées par Nike.
Dans son communiqué du 30 septembre 2026, la marque indique que l’Apex a été conçue pour accompagner les coureurs sur au moins 100 km, en entraînement comme en compétition.
La nuance est importante : Nike ne déclare pas que la chaussure devient inutilisable après 100 km. La marque présente cette distance comme un minimum pris en compte dans sa conception, sans fournir de garantie publique sur le nombre de kilomètres pendant lesquels ses performances resteront optimales.
Cela ne règle toutefois pas la question économique.
Avec un prix français affiché à 349,99 €, une utilisation limitée à 100 km représenterait un coût théorique d’environ 3,50 € par kilomètre.
Cette hypothèse ne constitue pas une estimation de sa durée de vie réelle, mais elle donne une idée du budget que pourrait représenter une chaussure réservée à quelques compétitions et séances spécifiques.
À titre de comparaison, une paire de running traditionnelle est généralement destinée à accumuler plusieurs centaines de kilomètres.
L’Apex répond donc à une logique très différente : elle a été développée avant tout pour rechercher la performance maximale le jour de la course, et non pour devenir une chaussure d’entraînement quotidienne.
La victoire d’Almgren prouve-t-elle que les Nike Apex sont meilleures ?
La victoire du Suédois représente incontestablement une réussite sportive et commerciale pour Nike.
Remporter l’un des marathons les plus prestigieux de la planète avec un modèle encore indisponible à la vente constitue une vitrine exceptionnelle.
Mais il serait excessif d’attribuer le résultat d’Andreas Almgren à ses seules chaussures.
Le coureur arrivait à New York avec un niveau sportif déjà remarquable, un record d’Europe du semi-marathon et plusieurs titres internationaux. Sa gestion de course a également joué un rôle décisif.
Il a longtemps patienté dans le groupe de tête avant d’accélérer dans la dernière partie du parcours, au moment où ses principaux adversaires commençaient à montrer des signes de fatigue.
La Nike Apex a pu contribuer à son efficacité de course, mais aucun élément public ne permet aujourd’hui de déterminer combien de secondes il aurait éventuellement gagnées par rapport à un autre modèle de compétition.
Une victoire démontre qu’une chaussure peut accompagner une performance de très haut niveau. Elle ne suffit pas à établir sa supériorité sur l’ensemble de ses concurrentes.
Nike Apex : une nouvelle frontière entre équipement sportif et produit de luxe ?
Avec un tarif de 349,99 €, Nike s’adresse clairement à une clientèle prête à investir beaucoup d’argent pour rechercher un avantage chronométrique.
Cette évolution interroge la place prise par le matériel dans la course à pied moderne.
Les innovations développées pour les athlètes professionnels finissent souvent par devenir accessibles au grand public. Mais elles peuvent aussi créer une nouvelle catégorie de produits extrêmement spécialisés, dont le prix et la durabilité ne répondent plus aux attentes habituelles des coureurs amateurs.
La situation économique d’un athlète sponsorisé n’a évidemment rien à voir avec celle d’un particulier qui finance ses chaussures.
À New York, la prime prévue pour le vainqueur de la catégorie professionnelle était de 100 000 dollars. Pour Almgren, la course représente un enjeu sportif et financier considérable. Pour un marathonien amateur, acheter une paire à 350 € pour rechercher quelques secondes constitue une décision bien différente.
Il faut également rappeler que la vitesse ne dépend pas uniquement de la restitution d’énergie mesurée en laboratoire. La stabilité, le confort, la géométrie et la façon dont la chaussure interagit avec la foulée comptent tout autant.
Un modèle particulièrement efficace pour un champion courant à plus de 20 km/h ne produira pas nécessairement les mêmes bénéfices chez un coureur terminant son marathon en 4 heures.
En résumé, ce que la Nike Apex change réellement
La Nike Apex illustre une tendance de fond : les grandes marques ne cherchent plus seulement à alléger les chaussures de compétition. Elles travaillent désormais sur des systèmes complets associant mousse, air comprimé, plaque carbone et géométrie de semelle.
La victoire d’Andreas Almgren à New York valide au moins un point : cette architecture peut être utilisée avec succès sur un marathon de très haut niveau.
Reste à savoir si ses performances seront confirmées par des essais indépendants, si son drop nul conviendra à différents profils de coureurs et, surtout, combien de kilomètres elle pourra réellement parcourir en conservant ses propriétés.
À 350 €, la véritable question n’est finalement pas de savoir si la Nike Apex peut gagner un marathon. Andreas Almgren vient d’y répondre. Il reste à déterminer si le bénéfice qu’elle apporte justifie son prix pour ceux qui devront réellement l’acheter.
Source
Andreas Almgrens Nike Apex har en förväntad livslängd på 10 mil och finns inom kort att köpa på Nikes hemsida för ynka 4049 kronor. https://t.co/6gjAj6T3qG
— 𝐒𝐢𝐦𝐨𝐧 𝐏𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫𝐬𝐬𝐨𝐧🔍 (@__SimonSays__) November 2, 2026
Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.










