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🎧 Ce dimanche 1er novembre 2026, un coureur de 31 ans pourrait bien bouleverser la hiérarchie mondiale du marathon. Le Suédois Andreas Almgren, champion du monde du semi-marathon, s’attaque pour la première fois aux 42,195 km.
Et pour ses débuts, il n’a pas choisi la facilité : il prend le départ du marathon de New York avec l’ambition de battre les meilleurs spécialistes de la planète.
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Andreas Almgren n’a jamais couru de marathon, mais il est déjà champion du monde
Il y a des débuts qui passent presque inaperçus. Ceux d’Andreas Almgren sur marathon suscitent au contraire une immense curiosité.
Ce jour-là, il a notamment devancé le Kényan Nicholas Kipkorir, deuxième en 58 min 11 s, ainsi que l’Ougandais Joshua Cheptegei, troisième en 58 min 26 s.
Quelques semaines auparavant, Almgren avait également remporté le titre européen du 10 000 m.
Sa vitesse ne fait donc aucun doute. Mais réussir un semi-marathon en moins de 59 minutes ne garantit pas de dominer un marathon, particulièrement lorsqu’il s’agit de New York.
Pourquoi choisir New York pour courir son premier marathon ?
C’est précisément ce choix qui intrigue.
Alors que de nombreux athlètes privilégient un parcours rapide pour réussir leur premier marathon, Andreas Almgren a décidé de se confronter immédiatement à l’une des courses les plus exigeantes du circuit international.
New York n’est pas Berlin. Avec ses ponts, ses changements de rythme, ses portions vallonnées et son arrivée dans Central Park, le marathon américain réserve souvent de mauvaises surprises aux coureurs qui gèrent mal leur effort.
Mais le Suédois voit les choses autrement.
Dans plusieurs entretiens accordés à la presse suédoise, il a expliqué vouloir disputer une course tactique, au contact des favoris, avant d’utiliser sa vitesse dans les derniers kilomètres.
À New York, les élites courent sans meneurs d’allure officiels. Cette particularité pourrait favoriser un athlète habitué aux confrontations directes sur piste.
Le pari est audacieux, mais il repose sur une véritable préparation.
Après son titre mondial sur semi-marathon, Almgren a notamment poursuivi son entraînement en altitude à Flagstaff, aux États-Unis. Il a multiplié les sorties longues, dont plusieurs approchant les 40 km.
Reste une inconnue : il n’a encore jamais parcouru la distance complète de 42,195 km, même à l’entraînement, selon ses déclarations à la télévision suédoise.
Face à lui, Benson Kipruto possède un avantage considérable
Le principal obstacle à une victoire d’Andreas Almgren porte un nom : Benson Kipruto.
Le Kényan, vainqueur du marathon de New York en 2025, revient défendre son titre. Son record personnel de 2 h 02 min 16 s témoigne de son niveau, mais c’est surtout son expérience des grands marathons qui pourrait faire la différence.
Kipruto a déjà remporté Boston, Chicago, Tokyo et New York. Il connaît parfaitement les exigences de la distance et sait gérer les derniers kilomètres, lorsque la fatigue transforme parfois une avance confortable en défaillance.
Le plateau comprend également l’Éthiopien Deresa Geleta, crédité de 2 h 02 min 38 s, ainsi que le Kényan Geoffrey Kamworor et le Néerlandais Abdi Nageeye, deux anciens vainqueurs de l’épreuve.
Autrement dit, le Suédois ne découvrira pas seulement le marathon. Il devra apprendre à maîtriser ses particularités face à des adversaires qui possèdent plusieurs années d’expérience.
En résumé, sur le marathon de New York, le véritable test commencera après le 30e kilomètre
Pour les passionnés de course à pied et de trail, le cas d’Andreas Almgren est particulièrement intéressant.
Il rappelle une réalité fondamentale des sports d’endurance : la vitesse ne suffit pas toujours à garantir la performance lorsque la durée de l’effort augmente.
Sur marathon, la gestion de l’énergie, l’alimentation et la résistance musculaire deviennent déterminantes, notamment après 30 à 35 km.
Almgren possède probablement l’une des meilleures pointes de vitesse du peloton. Mais personne ne sait encore comment il réagira lorsque ses jambes auront encaissé plus de 2 heures d’effort sur le parcours new-yorkais.
S’il parvient à rester au contact des favoris jusqu’à Central Park, sa capacité d’accélération pourrait devenir redoutable.
Dans le cas contraire, New York pourrait lui rappeler que le marathon ne se résume pas à courir deux semi-marathons consécutifs.
Andreas Almgren va enfin découvrir si son immense talent sur les distances courtes peut lui permettre de rivaliser immédiatement avec les meilleurs marathoniens du monde.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.









