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Après le témoignage d’une bénévole affirmant que l’Ultra Marin souhaitait « rajeunir l’âge des bénévoles », l’organisation nous a adressé un droit de réponse.
Elle conteste formellement cette interprétation et assure qu’aucun bénévole n’est écarté en raison de son âge. Elle répond également aux critiques concernant l’eau et les repas lors de l’édition marquée par les fortes chaleurs.
L’Ultra Marin assure n’avoir jamais voulu rajeunir ses bénévoles
Sur ce point, la réponse de l’organisation est sans ambiguïté.
Dans le droit de réponse adressé à u-Trail, Clément Moreau affirme qu’« à aucun moment il n’a été question de vouloir rajeunir les bénévoles ».
L’organisation insiste au contraire sur le mélange des générations qu’elle souhaite maintenir autour de l’événement. Elle rappelle notamment que l’Ultra Marin fonctionne grâce à environ 1 500 bénévoles et 80 responsables bénévoles, sans critère d’âge.
Le message répond directement au témoignage que nous avions relayé. Une bénévole expliquait avoir entendu, lors de réunions préparatoires, que l’organisation souhaitait rajeunir ses équipes, une déclaration qu’elle avait vécue comme « une véritable humiliation ».
L’Ultra Marin conteste donc non pas le ressenti exprimé, mais l’interprétation donnée aux propos qui auraient été tenus.
Les nouveaux bénévoles viendraient notamment chercher un dossard
L’organisation avance une explication différente à l’arrivée de profils plus jeunes ou, plus largement, de nouveaux bénévoles.
Depuis deux ans, certains bénévoles peuvent bénéficier d’un dossard garanti pour l’édition suivante. Dans un contexte où les inscriptions deviennent difficiles sur de nombreuses grandes courses, ce dispositif attire naturellement des coureurs qui souhaitent participer à l’événement une année plus tard.
Cela peut modifier progressivement le profil des équipes bénévoles sans qu’il existe pour autant, selon l’organisation, une politique destinée à remplacer les bénévoles les plus âgés.
C’est probablement le point le plus intéressant de cette réponse.
Le bénévolat dans le trail n’est plus toujours totalement séparé de la pratique sportive. Sur certaines grandes épreuves, donner de son temps peut aussi devenir une porte d’entrée vers un futur dossard. L’Ultra Marin assume ici clairement ce mécanisme.
Le renouvellement des bénévoles ne signifie pas leur remplacement
L’organisation explique également que la croissance de l’événement entraîne mécaniquement l’arrivée de nouvelles personnes.
Elle défend l’idée d’une « famille Ultra Marin » dans laquelle les nouveaux bénévoles viennent compléter les équipes existantes plutôt que les remplacer.
Sur le fond, les deux discours ne sont donc pas nécessairement totalement incompatibles.
Une bénévole peut avoir perçu certains propos comme une volonté de rajeunissement, tandis que l’organisation considère qu’elle cherche simplement à élargir et renouveler ses effectifs.
Ce qui change radicalement, en revanche, c’est l’intention prêtée à l’organisation.
L’Ultra Marin affirme clairement qu’il lui serait « impensable » d’écarter quelqu’un en fonction de son âge.
L’organisation reconnaît qu’elle devra revoir l’approvisionnement en eau
Le droit de réponse apporte également un élément important concernant les conditions d’accueil pendant les fortes chaleurs.
La bénévole que nous avions citée dénonçait un manque d’eau dans le hangar de retrait des dossards.
L’Ultra Marin conteste l’idée d’un rationnement mais reconnaît que les températures particulièrement élevées de cette édition vont conduire l’organisation à revoir l’approvisionnement en eau.
Cette nuance est importante.
L’organisation ne confirme donc pas le récit d’une eau volontairement rationnée, mais reconnaît indirectement que le dispositif actuel mérite d’être amélioré dans des conditions météorologiques extrêmes.
Aucun rationnement des repas, selon l’Ultra Marin
Même démenti concernant les repas.
L’organisation affirme qu’aucune politique de rationnement n’a été mise en place, ni pour les coureurs ni pour les bénévoles.
Elle explique au contraire vouloir conserver des repas conviviaux et assure préférer prévoir suffisamment, quitte à avoir parfois des surplus.
Sur ce point, nous disposons donc désormais de deux versions différentes : le ressenti rapporté publiquement par une bénévole et la réponse officielle de l’organisation.
Il n’est pas possible, avec les seuls éléments dont nous disposons, de déterminer précisément ce qui s’est produit sur chaque poste ou à chaque moment de l’événement.
C’est également l’un des arguments centraux avancés dans le droit de réponse.
L’organisation estime qu’un témoignage individuel ne peut pas être présenté comme représentatif de l’expérience de l’ensemble des bénévoles.
Sur ce point, la précision est légitime.
Notre premier article était précisément construit autour du témoignage public d’une bénévole et comportait une mention éditoriale indiquant que ses affirmations n’avaient pas été vérifiées auprès de l’organisation avant publication.
La réponse de l’Ultra Marin permet désormais de compléter le dossier avec la version des organisateurs.
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