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Le triathlète belge Joren Thys a perdu connaissance dans l’eau lors de l’Embrunman disputé le week-end dernier dans les Hautes-Alpes.
Selon son témoignage publié sur Instagram, il a reçu un violent coup à la tête environ 200 mètres après le départ de la natation, avant de reprendre connaissance en train d’avaler de l’eau. Il affirme qu’aucune personne n’avait alors remarqué qu’il était en difficulté.
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Joren Thys perd connaissance après 200 mètres de natation
L’Embrunman est un triathlon longue distance composé de 3,9 km de natation, 185 km de vélo avec environ 5 000 mètres de dénivelé, puis d’un marathon.
Pour Joren Thys, la course s’est arrêtée dès le début de la première épreuve. Le triathlète belge explique avoir reçu un coup à la tête dans les 200 premiers mètres, provoquant une perte de connaissance.
À son réveil, il dit s’être retrouvé en panique, à bout de souffle et en train d’avaler de l’eau. Il affirme que personne ne l’avait vu se noyer jusque-là.
Il est finalement parvenu à sortir de l’eau par ses propres moyens avant d’être placé sous surveillance par les secours.
Il critique la sécurité du départ en masse
Après l’incident, Joren Thys a directement interrogé le niveau de sécurité de l’épreuve.
Le Belge explique que cette expérience lui a fait prendre conscience d’un risque qu’il n’avait jamais envisagé auparavant. Il affirme ne pas s’être senti en sécurité au moment où il avait besoin d’aide et estime que la sécurité des athlètes lors du départ en masse devrait être sérieusement réexaminée.
Les commentaires oscillent entre soutien et débat sur le départ en masse
Sous le témoignage de Joren Thys, la majorité des commentaires expriment d’abord du soulagement de le savoir sain et sauf et lui souhaitent un bon rétablissement.
Plusieurs internautes décrivent son récit comme « effrayant » et remercient le triathlète d’avoir rendu publique son expérience. D’autres déplacent toutefois le débat sur l’organisation du départ. Certains estiment qu’une vigilance accrue serait nécessaire lors des départs groupés, tandis qu’un internaute défend au contraire le maintien du départ en masse, considérant qu’il fait partie de l’identité de l’Embrunman.
Un autre souligne aussi que la responsabilité ne repose pas uniquement sur l’organisation : selon lui, un concurrent qui porte un coup violent à un autre nageur devrait lui aussi prendre conscience des conséquences possibles.
Les réactions montrent donc que l’incident dépasse le seul cas de Joren Thys et relance un débat ancien du triathlon : jusqu’où conserver la dimension spectaculaire d’un départ collectif lorsque plusieurs centaines de nageurs se retrouvent simultanément dans l’eau ?
Comment rendre les départs en natation plus sûrs ?
La solution la plus évidente consiste à réduire la densité de nageurs au même endroit et au même moment. Le rolling start, utilisé sur de nombreuses épreuves IRONMAN, fait entrer progressivement les concurrents dans l’eau, généralement après les avoir répartis selon leur temps de natation estimé. L’objectif est de limiter les embouteillages et les contacts dans les premières centaines de mètres. IRONMAN a d’ailleurs développé son programme Swim Smart autour de plusieurs mesures destinées à sécuriser la partie natation.
Une autre possibilité consiste à conserver un départ relativement collectif tout en créant plusieurs vagues, par niveau ou par catégorie. Les règles internationales du triathlon prévoient déjà différents systèmes de départ, notamment par vagues, ce qui permet d’étaler le nombre d’athlètes présents simultanément sur une même portion.
Dans un cas comme celui raconté par Joren Thys, le deuxième enjeu concerne surtout la détection d’un nageur qui cesse brutalement de progresser. Davantage de sauveteurs positionnés au niveau des premières centaines de mètres, des embarcations réparties de manière plus dense autour du peloton ou une surveillance renforcée des zones où les contacts sont les plus nombreux peuvent réduire le temps nécessaire pour repérer un concurrent en difficulté. Le problème est particulièrement délicat en natation : au milieu de centaines de bonnets, de bras et d’éclaboussures, quelques secondes d’immobilité peuvent être beaucoup moins visibles que la chute d’un coureur ou d’un cycliste.
Reste le choix sportif. Un départ en masse fait partie de l’histoire et du spectacle de certaines épreuves, et un commentaire sous la publication de Joren Thys demande explicitement que l’Embrunman conserve ce format. Le rolling start offre davantage d’espace aux nageurs, mais modifie cette image traditionnelle d’un peloton entier qui se jette simultanément à l’eau. L’incident rapporté à Embrun remet donc sur la table un arbitrage classique : préserver le caractère historique du départ en masse ou réduire volontairement la densité des nageurs pour limiter les contacts et faciliter la surveillance.
En résumé, Joren Thys a déclaré « Je reviendrai »
Joren Thys dit désormais vouloir prendre le temps de digérer cet épisode, qu’il décrit comme une situation au cours de laquelle il a « frôlé la mort ».
Le triathlète ne compte toutefois pas mettre un terme à la compétition. Dans son message, il assure qu’il reviendra participer à une prochaine course.
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