🎧 Que se passe-t-il lorsque l’on fait discuter un vainqueur de l’UTMB avec un coureur du Tour de France ?
Ludovic Pommeret et Aurélien Paret-Peintre ont comparé leur quotidien de sportifs d’endurance à l’occasion d’une rencontre organisée autour du Tour. Entraînement, alimentation, récupération : les deux disciplines ont beaucoup en commun, mais pas tout à fait les mêmes contraintes.
Nos lecteurs connaissent Ludovic Pommeret, mais qui est Aurélien Paret-Peintre ?
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Ludovic Pommeret compare l’ultra-trail au cyclisme professionnel
À première vue, l’ultra-trail et le cyclisme sur route semblent assez éloignés. Pourtant, lorsqu’Aurélien Paret-Peintre et Ludovic Pommeret commencent à parler de leur préparation, les ressemblances apparaissent rapidement.
Dans une vidéo publiée par Compressport, les deux sportifs échangent notamment sur trois éléments essentiels de la performance : l’entraînement, l’alimentation et la récupération.
Première différence entre les deux sports : moins de récupération en cyclisme, sur le Tour de France, il faut recommencer le lendemain
C’est probablement l’une des principales différences entre les deux disciplines.
Un ultra-traileur prépare généralement son organisme pour un effort extrêmement long pouvant durer une journée entière, voire davantage. Le cycliste engagé sur un grand tour doit, lui, être capable de reproduire une performance de plusieurs heures jour après jour.
Sur le Tour de France, la récupération ne sert donc pas seulement à mieux encaisser la fatigue : elle doit permettre de reprendre le départ dès le lendemain. Cette contrainte explique l’importance accordée par Aurélien Paret-Peintre à l’alimentation après l’effort.
Première différence entre les deux sports : l’alimentation
Le cycliste évoque notamment les pâtes, le poulet, mais également les pommes de terre ou la purée. L’objectif est notamment de refaire les réserves de glucides avant l’étape suivante.
Pommeret connaît lui aussi cette nécessité de charger l’organisme en énergie, mais dans une logique différente : en ultra, il faut surtout réussir à alimenter continuellement un corps engagé pendant des dizaines d’heures.
Troisième différence : pas la même utilisation du matos
La récupération permet également de mesurer les différences entre leurs habitudes.
Aurélien Paret-Peintre explique utiliser des chaussettes de compression pendant les transports matinaux avant de passer aux « Full Legs » après l’étape.
Ludovic Pommeret indique de son côté utiliser principalement ces derniers après ses entraînements, parfois jusqu’à la séance suivante, y compris pendant la nuit. Une pratique qui surprend légèrement le cycliste, qui explique ne pas les conserver pour dormir parce qu’il trouve cela trop chaud.
Quatrième différence : deux façons différentes de gérer l’endurance
La grande différence se situe finalement dans la manière dont la fatigue est répartie.
En ultra-trail, l’enjeu consiste à gérer un effort continu extrêmement long, avec le dénivelé, le terrain, les variations de température, l’alimentation et parfois une ou plusieurs nuits passées dehors.
Sur un grand tour cycliste, l’effort quotidien est plus court, mais il doit être répété pendant trois semaines, avec des étapes successives et une récupération limitée à quelques heures entre deux journées de compétition.
Ce qui est commun : le plaisir de la victoire
La conversation quitte ensuite la préparation physique pour aborder les grands souvenirs de leurs carrières respectives.
Aurélien Paret-Peintre évoque sa première victoire chez les professionnels.
Pour Ludovic Pommeret, un moment reste au-dessus des autres : sa victoire sur l’UTMB en 2016. Le Français décrit l’épreuve comme l’un des monuments du trail. Et lorsque Paret-Peintre lui demande s’il reviendra sur l’UTMB cette année, Pommeret apporte une précision intéressante : il ne courra pas l’UTMB en 2026 mais l’Échappée Belle. Deux champions, deux disciplines et finalement une même obsession : réussir à récupérer suffisamment pour pouvoir continuer à performer.
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