🎧 FKT : Antoine Clément entre dans l’histoire avec la première traversée des 11 sommets de plus de 4 000 mètres du Haut-Atlas
Garmin Fenix 8 en promotion sur i-run
montre Garmin Fenix 8 AMOLED Sapphire Titane

Antoine Clément a signé au Maroc un FKT inédit sur les 11 sommets de plus de 4 000 mètres du Haut-Atlas.
Parti d’Imlil le 13 juin 2026, le Français a bouclé cette traversée en 5 jours, 11 heures, 58 minutes et 43 secondes, sur un itinéraire de 340 kilomètres pour 16 000 mètres de dénivelé positif.
Référencée sur la plateforme Fastest Known Time, cette ligne n’avait encore jamais été réalisée en une seule fois. Les sommets avaient déjà été gravis séparément, mais personne n’avait jusqu’ici relié l’ensemble des 4 000 du Haut-Atlas dans un même effort continu.
Au terme de 340 kilomètres, 16 000 mètres de dénivelé positif et 5 jours, 11 heures, 58 minutes et 43 secondes, cette aventure rejoint déjà les projets les plus ambitieux réalisés ces dernières années en montagne.
Un FKT qui n’existait tout simplement pas
Contrairement à la majorité des FKT, Antoine Clément ne cherchait pas à battre un chrono existant.
Le défi consistait à créer une ligne entièrement nouvelle.
Jusqu’à présent, les principaux sommets du Haut-Atlas avaient bien été gravis individuellement, mais personne n’avait encore réussi à les relier tous au cours d’une seule expédition.
Le parcours relie notamment :
- le Toubkal (4 167 m),
- le M’Goun (4 071 m),
- le Timzguida n’Ouanoukrim,
- le Ras n’Ouanoukrim,
- Afella,
- Afella Nord,
- Akioud,
- Toubkal Ouest,
- Imouzzer,
- Biguinoussene,
- Iferouane.
Cette traversée devient désormais un itinéraire officiel référencé sur la plateforme Fastest Known Time.
340 kilomètres dans l’un des massifs les plus sauvages d’Afrique du Nord
Le départ a été donné le 13 juin 2026 depuis le village d’Imlil, porte d’entrée du massif du Toubkal.
Rapidement, l’expédition s’est révélée bien plus qu’une simple succession de sommets.
Les premiers jours ont conduit Antoine Clément sur des arêtes très techniques où certaines descentes se sont révélées particulièrement dangereuses. L’un de ses accompagnateurs s’est d’ailleurs gravement blessé à un doigt au cours de l’aventure, obligeant le traileur à poursuivre une grande partie de son projet quasiment seul en montagne.
Un autre imprévu est venu bouleverser le plan initial lorsqu’un névé infranchissable a contraint l’équipe à modifier son itinéraire, ajoutant près d’une demi-journée de progression.
200 kilomètres dans le désert sous plus de 40 °C
Après les hautes montagnes est arrivée une autre épreuve : le désert.
Pendant près de 200 kilomètres, Antoine Clément a évolué sous une chaleur dépassant les 40 °C.
Victime d’une insolation, il a dû adapter complètement sa stratégie en privilégiant la progression de nuit afin de limiter les risques liés aux températures extrêmes.
L’expédition s’est également déroulée dans un environnement particulièrement hostile, marqué par plusieurs rencontres avec des scorpions, des serpents et des araignées, tandis que les nuits se passaient tantôt dans un véhicule, tantôt chez l’habitant, parfois simplement au bord des pistes.
Le M’Goun, l’ultime défi
Le dernier grand obstacle fut l’ascension du M’Goun, considéré par Antoine Clément comme le sommet le plus difficile de toute cette aventure.
Très isolé et quasiment dépourvu de sentier, ce secteur a poussé l’équipe dans ses retranchements. À plusieurs reprises, ils ont dû faire fondre de la neige pour s’hydrater, tout en évoluant dans un terrain où chaque erreur pouvait avoir de lourdes conséquences.
L’athlète estime d’ailleurs que ce projet ne devrait pas être tenté sans assistance, compte tenu de l’isolement du massif et des risques permanents rencontrés tout au long du parcours.
Au-delà du chrono, Antoine Clément insiste sur la philosophie qui guidait son projet.
Pour lui, les plus belles aventures ne consistent pas seulement à battre des records, mais à créer de nouveaux itinéraires, imaginer des lignes inédites et accepter l’incertitude qui accompagne l’exploration.
Son itinéraire est désormais enregistré sur la plateforme FKT, mais il considère lui-même qu’il pourra évoluer avec le temps au gré des futurs prétendants.
Un film retraçant cette aventure est annoncé pour le mois de septembre et permettra de découvrir en détail les cinq jours passés dans l’un des massifs les plus sauvages du Maroc.
En résumé ce FKT d’Antoine Clément au Maroc rappelle l’évolution de l’ultra-aventure
Depuis quelques années, les Fastest Known Times ne se limitent plus aux grands sentiers emblématiques comme le GR20, le Pacific Crest Trail ou le Tour du Mont-Blanc. De plus en plus d’athlètes imaginent leurs propres itinéraires pour repousser les frontières de l’ultra-endurance.
La traversée des 11 sommets de plus de 4 000 mètres du Haut-Atlas s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle génération de défis : moins tournée vers la compétition directe que vers l’exploration, l’engagement et la créativité. Avec cette première mondiale, Antoine Clément laisse derrière lui bien plus qu’un temps de référence : il ouvre une nouvelle page de l’histoire des FKT et offre aux aventuriers un terrain de jeu inédit, aussi fascinant qu’exigeant.
Source
Lire aussi





