Pommeret a bousculé le désert. Oui, vraiment.
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L’inoxydable Ludovic Pommeret s’est encore illustré. On aurait pu penser que le sable serait venu faire grincer ses articulations ? Au contraire, la chaleur les a huilés, et il a filé avec une aisance exceptionnelle vers la 3e place du MDS !
Ludovic Pommeret, les chiffres qui piquent
On connaît la domination sans partage des frères El Morabity sur le Marathon des Sables. Et on aurait pu imaginer que Ludovic Pommeret qui courait pour la première fois un MDS n’aurait pas pu rivaliser avec les éternels vainqueurs de l’épreuve.
Mais Ludovic Pommeret a fait bien plus que de la figuration, il a joué aux avant-postes en permanence, affichant une solide 3e place au scratch à l’issue de la 6e et dernière étape de ce MDS Legendary 2026 de 250 km de long.
Il lui a fallu s’adapter, c’est vrai. C’est la découverte de ce MDS, Michaël Gras, qui est venu jouer devant les 3 premiers jours. Puis l’expérience de Ludovic Pommeret a fait toute la différence avec une 2e place à 12 secondes sur l’étape de 100 km. Il a fini 3e sur la 5e étape, à seulement 5 minutes et fini encore second sur la 6e étape pour seulement 9 secondes.
Sur cette 40e édition, Pommeret boucle les 6 étapes en 21h18, avec un bonus de 5 minutes, pour une présence constante dans le haut du tableau. Il a terminé 3e du général masculin derrière Mohamed El Morabity (20h47) et Rachid El Morabity (21h15), un podium sans surprise au sommet, mais avec un troisième homme qui a clairement refusé de jouer le figurant !
La même histoire, encore et encore
Un MDS qui se termine avec un El Morabity à la fin, c’est une histoire que l’on connaît bien. Cette année, c’est la version où Mohamed gagne, et Rachid arrive 2e.
C’est cette domination qui a poussé à regarder encore un peu plus près de Ludovic Pommeret qui a offert un magnifique spectacle. Ce n’est pas étonnant de sa part. Il a dompté le sable, il s’est adapté, il a encaissé et il a tenu tête jusqu’aux dernières secondes à des adversaires nés sur le sable des pistes du MDS.
Et c’est peut-être là le plus grand exploit de cette version 2026 de la course, on peut ne pas avoir du sable dans les chaussures au quotidien, et s’y accoutumer très vite !
Un coureur passe-partout
Cette place de Ludovic Pommeret est le reflet parfait de son parcours et de son talent en trail. Il a une capacité d’adaptation exceptionnelle. Les sommets enneigés de la haute altitude, il les maîtrise comme personne en ayant remporté deux fois la Hardrock 100. Et dans le même temps, on le connaît aussi pour son mental d’acier, lui qui est l’auteur de la remontada la plus folle sur l’UTMB (course remportée en 2016). La Diagonale des Fous ou la TDS sont aussi à son palmarès. Rien ne le prédestinait donc au sable, si ce n’est cette capacité à encaisser tous les types de terrain.
On s’est passionné en début de semaine pour Michaël Gras que l’on est déjà impatient de revoir sur d’autres formats. Mais c’est là que l’on prend aussi conscience de la force de l’expérience. Là où le premier a fini par craquer, c’est Pommeret qui l’a remplacé et est venu titiller les références indétrônables du MDS. Le moteur est bien, mais l’expérience du pilote est encore indispensable.
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