Ce n’est pas propre au trail, mais ça fait chaque fois mal au cœur quand même.
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Je m’explique. Les championnats de France, tout le monde en parle, on suit les résultats, on commente les sélections, on écoute un ou deux podcasts sur le sujet. Mais au-moment d’y participer, on a surtout l’impression que personne ne se bat pour y être, que l’on ne connaît personne, et que, globalement, on regarde l’événement un peu de loin, par politesse.
Championnats de France de trail, où et comment ?
Les courses à suivre dimanche
Les championnats de France de trail se déroulent ce dimanche 29 mars, et on peut presque parier que vous ne savez ni où cela se passe, ni quels sont les formats, ni encore moins quels athlètes sont alignés sur les lignes de départ ?
Les championnats de France ont lieu à Bédoin, au pied du Mont Ventoux.
Les championnats de France mettent à l’honneur deux formats : le format court de 29 km et 1350 m de D+ et le format long de 50 km et 2500 m de D+.
Les forces en présence
C’est le trail court qui attirera sans doute le plus les regards. On y retrouve quelques noms connus des amateurs de trail, à savoir Thibaut Baronian, champion de France 2023, Benjamin Roubiol (champion de France 2024 et 2025, ainsi que champion du monde 2023) ou encore Benjamin Polin. Chez les femmes, on pourra mettre en valeur Marie Goncalves, par exemple.
Pourquoi un engagement en demi-teinte pour les championnats de France ?
Un trail hors programme
Un titre national est honorifique, mais il ne représente pas un objectif pour la plupart des coureurs. Tout d’abord, le trail vit très majoritairement sur le succès de l’ultra trail, non représenté lors de ces championnats de France. Cela crée déjà un déficit d’attention et de passion de la part de sportifs qui en veulent toujours plus. Et puis la qualification se fait souvent alors que le planning annuel est déjà calé. Participer aux France, c’est alors prendre un risque pour sa saison. Et cela a un prix.
Des championnats peu accessibles pour les amateurs
Ceux qui ne vivent pas, ou peu, de leurs performances ont encore plus de mal à participer aux championnats de France. S’y qualifier et participer à la phase finale demande du temps, des sacrifices, et un investissement qui va venir s’ajouter aux autres courses annuelles.
Sécher les championnats de France, une grosse erreur
Il y a un paradoxe avec ces Championnats. La France est clairement l’une des nations les plus représentées dans ce sport, tant en termes d’épreuves de référence que d’athlètes de très haut niveau.
Mais dès lors qu’il faut venir formaliser les performances, les niveaux, dès lors qu’il faut un état des lieux de la performance trail en France, les candidats se font moins nombreux.
Ne pas faire les France, ce n’est pas anti-patriotique au sens littéral, mais c’est refuser de participer au moment où le trail français se met en scène comme discipline nationale.
Et tout ça parce qu’un ultra, un sponsor ou un calendrier bien rempli passent avant. Si ce n’est pas littéral, c’est au moins anti-patriotique dans l’esprit.
On se fait aussi une idée fausse de ces championnats. Parce qu’ils sont mis en place par la Fédération, ils seraient le contraire de l’esprit trail, de cette recherche d’une certaine liberté dans l’effort et dans le sport. C’est beau mais c’est faux. Le trail se codifie comme n’importe quelle activité dans laquelle le sponsoring est de plus en plus présent. Alors oui, on manque les France un peu par snobisme, un peu par esprit de contradiction, un peu parce que l’on s’en moque car ils ne sont pas prestigieux.
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