sources préférées Google
🎧 Chaque année aux environs du mois de juin, tous les traileurs qui préparent une course de la semaine UTMB ont le même rituel.
On entame la phase la plus intense de la préparation, avec un thermomètre qui affiche déjà des températures indécentes, et le début des vagues de canicules successives de l’été. Résultat, on court sous un soleil de plomb, on transpire à grosses gouttes tout en essayant de convaincre notre cerveau que ce « choc thermique » est indispensable pour le jour J. Mais soyons honnêtes, à quoi bon s’entraîner à braver le désert quand fin août Chamonix se transforme quasi systématiquement en station de ski ?
Chaussures de trail en promotion sur i-run
lien affilié
Entraînement grillade – cuire tout l’été pour habituer l’organisme à l’UTMB
Pendant tout l’été, l’objectif est clair. Il faut acclimater le corps aux pires conditions de chaleur. On essaie de s’adapter au mieux, mais on enchaîne aussi les heures sur les sentiers en plein après-midi, flirtant parfois avec le coup de chaud. Sur les parcours en ce moment, les torrents sont d’ailleurs souvent à sec, les fontaines des villages sont vides, et l’eau tiède de nos flasques prend un goût de plastique surchauffé. On se répète en boucle que cette souffrance payera quand il faudra affronter la canicule sur le Grand Col Ferret, et qu’on doit absolument habituer notre organisme. Spoiler, c’est une illusion totale.
Le réveil de la réalité – L’arrivée du kit grand froid
À quelques jours du départ, la routine ne change pas. On rafraîchit la page météo régulièrement, en espérant que la météo sera bonne, et qu’on ne souffrira pas trop de la chaleur. Mais là, c’est le drame. Les prévisions annoncent un déluge, des orages localisés, une baisse radicale des températures, voire même de la neige sur les sommets. En un claquement de doigts, le plan « gestion de la déshydratation » tombe à l’eau (c’est le cas de le dire) pour laisser parfois place au fameux kit grand froid. On passe d’un entraînement façon sauna à une logistique d’expédition polaire, en priant pour que les couches thermiques additionnelles obligatoires rentrent dans un sac de 12 litres.
Souvenirs de givre – Quand les ravitaillements deviennent un risque dentaire
Les habitués des dernières éditions ne me contrediront pas. L’an passé sur l’UTMB, après des semaines à rôtir au soleil, les coureurs ont couru sous une pluie torrentielle continue pendant des heures sur le début du parcours, suivie de neige et de verglas au col du Bonhomme. Avec des ressentis à -10 °C et une modification de parcours au niveau des Pyramides Calcaires car le secteur était devenu trop dangereux, le choc thermique a été brutal. Même topo en 2024 sur la TDS et la MCC, ou un froid glacial s’est invité à la fête. Je me souviens encore d’avoir tenté de croquer dans un Snickers à un ravitaillement… et d’avoir failli me casser une dent car la barre glacée était devenue dure comme du béton !
Et cette année ? Suspense, brouillard et vêtements de pluie
À quelques jours du coup d’envoi de cette nouvelle édition, le scénario semble bien parti pour se répéter. On scrute les bulletins, les cartes se teintent de bleu et de gris, et les précisions ne s’annoncent franchement pas folles. Après s’être infligé un été de canicule, il y a de fortes chances pour qu’on se retrouve une fois de plus à patauger dans la boue, emmitouflés sous notre veste imperméable à braver le brouillard et la pluie.
Prévisions météo pour l’UTMB 2026
Finalement, c’est devenu presque une norme.
Sur la semaine UTMB, il y a quasiment toujours une ou plusieurs courses qui auront une météo automnale. Alors on râle beaucoup d’avoir passé l’été à griller pour se retrouver à grelotter fin août sur les sommets du Mont-Blanc, mais en y réfléchissant bien, est-ce vraiment une si mauvaise nouvelle ? Entre courir par un ressenti glacial et s’asphyxier sous 35 °C à l’ombre, nos organismes préfèrent probablement frigorifier leurs cuisses plutôt que de bouillir de l’intérieur. Alors préparons nous à sortir les gants, et à garder nos barres chocolatées près du corps !
Lire aussi
- Un gros UTMB Index ne garantit pas la victoire
- UTMB : les spectateurs sont de plus en plus priés de rester à distance
- La menace d’une annulation pèse sur l’UTMB
u-Trail est un média indépendant. Depuis 2012, nous parlons de trail librement, sans aucun sponsor.
🏃 Produire une information libre et accessible à tous a un coût.
⚖️ Certains de nos articles entraînent aussi des pressions ou des procédures juridiques.
❤️ Votre soutien nous aide à nous défendre et à préserver notre liberté éditoriale.







