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🎧 Louis Calais vient de remporter l’Échappée Belle 2026 devant Ludovic Pommeret, au terme d’une traversée de Belledonne disputée dans des conditions particulièrement difficiles.
Quelques mois plus tôt, il s’était déjà imposé sur l’Ultra Terrestre à La Réunion, où François D’Haene avait terminé troisième. Deux résultats qui, mis bout à bout, changent forcément la manière de regarder sa saison.
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Louis Calais remporte l’Échappée Belle devant Ludovic Pommeret
Le fait du jour est d’abord sa victoire sur l’Échappée Belle, l’un des ultras les plus techniques du calendrier français. Louis Calais a franchi la ligne d’arrivée à Aiguebelle en 21 h 02 min 59 s, après une course rendue encore plus exigeante par la pluie, le brouillard, le froid et un terrain détrempé. Les conditions ont d’ailleurs conduit l’organisation à adapter le parcours, avec notamment la suppression du passage par la Croix de Belledonne.
Sur ce terrain déjà difficile en temps normal, Calais a pris la tête relativement tôt avant de construire progressivement son avantage. Sa victoire ne s’est donc pas jouée sur un sprint final ni sur un retournement de situation de dernière minute : il a occupé les avant-postes pendant une grande partie de l’épreuve et a fini par s’imposer avec une marge importante.
Cette victoire prend encore plus de valeur quand on regarde qui Louis Calais avait face à lui. Ludovic Pommeret, 51 ans, reste l’une des références absolues de l’ultra-trail français et continue de signer des performances de tout premier plan. L’âge pourrait laisser croire à un simple passage de génération, mais ce serait aller trop vite, tant Pommeret a encore montré récemment qu’il pouvait gagner face aux meilleurs mondiaux.
Battre Ludovic Pommeret sur un terrain comme celui de Belledonne n’a donc rien d’anodin. Cela ne signifie pas que la hiérarchie est définitivement renversée, mais cela donne une autre dimension à la victoire de Louis Calais.
Quelques mois plus tôt, François D’Haene avait déjà terminé derrière lui
L’Échappée Belle serait déjà un résultat majeur à elle seule, mais elle prend davantage de relief lorsqu’on la replace dans le contexte de la saison.
Au mois de mai, Louis Calais avait remporté l’Ultra Terrestre à La Réunion en 37 h 38 min 50 s, sur un format de plus de 200 kilomètres particulièrement exigeant. Derrière lui, François D’Haene avait pris la troisième place.
Là encore, le nom compte autant que le classement.
François D’Haene reste l’un des coureurs qui a le plus marqué l’histoire récente de l’ultra-trail français, avec plusieurs victoires sur l’UTMB et la Diagonale des Fous. Le devancer sur une épreuve aussi longue et engagée constituait donc déjà un signal fort, même si, à ce moment-là, ce succès pouvait encore être interprété comme la confirmation des qualités de Calais sur les formats XXL.
La victoire sur l’Échappée Belle donne aujourd’hui une autre dimension à ce résultat obtenu quelques mois plus tôt à La Réunion.
Ce n’est plus une seule grande victoire face à un immense nom du trail français, mais deux performances du même ordre en quelques mois.
La réputation de Louis Calais a commencé avec la SwissPeaks
Avant 2026, Louis Calais s’était déjà fait un nom sur les formats très longs. Le premier vrai tournant remonte à 2023, lorsqu’il remporte la SwissPeaks 360, l’une des courses les plus exigeantes du calendrier européen, avec environ 360 km et 26 000 m de dénivelé positif à travers le Valais suisse. Il s’impose alors en 81 h 36 min 03 s, devant l’Italien Andrea Dell’Oro, deuxième en 83 h 46 min 08 s.
Cette victoire marque les esprits d’autant plus que Louis Calais n’est encore qu’au début de son parcours dans l’ultra-trail. Selon Le Progrès, il n’avait commencé la course à pied que trois ans plus tôt, après avoir pratiqué le judo puis la musculation. Sa victoire sur la SwissPeaks vient donc accélérer brutalement sa notoriété dans le milieu des ultras XXL.
À partir de là, son profil devient beaucoup plus identifiable : un coureur particulièrement à l’aise lorsque les distances deviennent extrêmes, capable de gérer plusieurs jours d’effort et de rester performant sur des terrains alpins très techniques. La suite confirme progressivement cette réputation, avec notamment l’UT4M en 2024, puis ses performances sur le Tor des Géants et, en 2026, l’Ultra Terrestre et l’Échappée Belle.
Sa saison 2026 est donc l’aboutissement d’une progression entamée plusieurs années plus tôt. La SwissPeaks 2023 a été le moment où Louis Calais a commencé à passer du statut de spécialiste discret des très longues distances à celui de coureur que le milieu de l’ultra-trail ne pouvait plus ignorer.
En résumé, en 2026, le trail change d’époque
Après l’Ultra Terrestre puis l’Échappée Belle, la saison de Louis Calais dépasse désormais le simple cadre d’une série de bonnes performances. En quelques mois, il a pris le dessus sur François D’Haene puis Ludovic Pommeret, deux références majeures de l’ultra-trail français, sur des terrains très différents.
Cette succession de résultats installe Louis Calais dans une nouvelle dimension. Son profil de spécialiste des très longues distances s’accompagne désormais d’un statut beaucoup plus large : celui d’un coureur capable de battre directement les figures qui ont dominé l’ultra français ces dernières années.
En 2026, Louis Calais a donc fait plus que gagner deux grandes courses : il a montré que la hiérarchie évolue. François D’Haene et Ludovic Pommeret restent des monuments du trail français, mais une nouvelle génération est en train de prendre sa place, et Louis Calais en est aujourd’hui l’un des visages les plus évidents.
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