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Ruth Croft, la gagnante de l’UTMB a trouvé autour du lac d’Annecy un terrain d’entraînement presque idéal pour préparer ses plus grands objectifs
Annecy n’attire pas seulement les touristes et les amateurs de montagne. Depuis plusieurs années, la ville est aussi devenue un véritable camp de base pour les stars du trail mondial. Et parmi elles, Ruth Croft fait désormais figure de référence.
La Néo-Zélandaise, victorieuse de l’UTMB 2025, partage aujourd’hui sa vie entre son pays natal et la Haute-Savoie. Un choix qui n’a rien d’un hasard. À quelques jours de la Maxi-Race 2026, la traileuse a ouvert les portes de son quotidien annécien et expliqué pourquoi cette région est devenue un élément central de sa préparation.
Annecy, un décor qui lui rappelle la Nouvelle-Zélande
Pour beaucoup de traileurs étrangers, Annecy représente une porte d’entrée idéale vers les Alpes. Mais pour Ruth Croft, il y a aussi une dimension émotionnelle et presque familière. La championne explique que l’environnement autour du lac lui rappelle la Nouvelle-Zélande, avec ses montagnes omniprésentes et sa nature accessible en permanence.
Installée une partie de l’année au pied du Veyrier avec son compagnon Martin, elle profite d’un cadre de vie entièrement tourné vers l’entraînement outdoor. Ici, pas besoin de prendre la voiture pendant des heures pour trouver des sentiers. Quelques minutes suffisent pour basculer directement dans la montagne.
Et dans une discipline comme le trail, ce détail change tout. Pouvoir partir courir immédiatement depuis chez soi permet d’accumuler du volume sans fatigue logistique supplémentaire. C’est aussi un moyen de préserver de l’énergie mentale, un aspect devenu essentiel chez les ultra-traileurs modernes.
Le Semnoz et le Veyrier comme terrain de jeu quotidien
Quand elle prépare ses grands objectifs, Ruth Croft reste fidèle à une approche relativement simple. Elle privilégie les longues sorties en montagne, le travail de terrain spécifique et la régularité plutôt que les révolutions permanentes dans son entraînement.
Autour d’Annecy, deux secteurs reviennent régulièrement dans sa préparation : le Veyrier et le Semnoz. Deux montagnes emblématiques du bassin annécien qui offrent des profils très intéressants pour le trail.
Le Veyrier permet un travail rapide et intense avec des montées sèches accessibles directement depuis la ville. Le Semnoz, lui, offre davantage de variété, de dénivelé et des portions plus roulantes proches de certains formats alpins.
Pour une athlète qui vise l’UTMB, ce type de terrain constitue un laboratoire parfait. Les sentiers techniques, les longues ascensions et les descentes exigeantes permettent de reproduire une partie des contraintes rencontrées autour du Mont-Blanc.
Ruth Croft pense déjà à l’UTMB 2026
Même si elle sera au départ de la Maxi-Race ce week-end, l’objectif principal de Ruth Croft reste clairement l’UTMB. Après sa victoire en 2025, la Néo-Zélandaise veut désormais réussir le doublé. Et surtout, elle estime pouvoir encore progresser sur certains aspects de sa course.
Ce discours peut surprendre venant d’une athlète qui a déjà gagné la course la plus prestigieuse du monde. Mais il illustre aussi l’évolution du très haut niveau en trail. Les meilleurs ne se contentent plus de gagner. Ils cherchent à optimiser chaque détail : gestion de nuit, nutrition, récupération, fatigue mentale, précision du pacing ou reconnaissance terrain.
Ruth Croft explique notamment avoir travaillé certains de ses points faibles, comme la course nocturne. Une manière de rappeler qu’à l’UTMB, les différences se jouent souvent sur des éléments invisibles pour le grand public.
Pourquoi les traileurs étrangers viennent de plus en plus vivre dans les Alpes françaises
Le choix de Ruth Croft n’est pas isolé. Depuis plusieurs années, de nombreux athlètes internationaux s’installent entre Annecy, Chamonix et les Alpes françaises.
La raison est simple : il existe peu d’endroits au monde où il est possible d’avoir un accès aussi direct à des terrains de montagne variés, techniques et praticables presque toute l’année.
Pour les traileurs élite, vivre sur place permet aussi de mieux reconnaître les parcours des grandes courses européennes. Dans le cas de Ruth Croft, Annecy devient même une sorte de camp de préparation permanent pour l’UTMB.
La proximité avec Chamonix représente évidemment un avantage énorme. Elle peut multiplier les reconnaissances du parcours, tester du matériel en conditions réelles et adapter précisément son entraînement aux contraintes du massif du Mont-Blanc.
La Maxi-Race comme répétition grandeur nature
Avant de replonger totalement dans sa préparation UTMB, Ruth Croft disputera donc la Maxi-Race ce week-end. Une course qu’elle connaît déjà très bien puisqu’elle s’y était imposée l’an dernier sur le format soixante kilomètres.
Cette participation ressemble presque à une sortie longue de luxe dans son environnement quotidien. Mais elle permettra surtout d’évaluer son état de forme après son voyage en Australie et les effets du décalage horaire.
Dans le trail moderne, les élites réduisent souvent leur nombre de courses pour privilégier de gros blocs d’entraînement. Ruth Croft s’inscrit pleinement dans cette logique. Moins de compétitions, mais des objectifs parfaitement ciblés.
Et vu son niveau actuel, il y a fort à parier qu’elle sera encore l’une des grandes favorites de l’UTMB 2026.
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