Les glaires quand on court…
La période hivernale est toujours assez agréable puisqu’une fois sur trois, on va aller courir en étant un peu malade avec des glaires (si on court en étant très malade, on est juste trop stupide pour mériter de vivre).
Courir avec des glaires
On aura tendance à se dire que si on est un peu encombré, on va profiter de notre sortie pour expectorer (c’est juste la version littéraire pour ne pas dire « cracher une énorme huitre sur le trottoir »).
Mais forcément, c’est un peu sale, d’autant que tout le monde n’y arrive pas. Entre ceux qui ont peur de vomir, ceux qui envoient tout dans leur tour de cou (car ils avaient oublié qu’ils en avaient un) et ceux qui envoient à tout-va, il y a à boire et à manger (sans mauvais jeu de mot).
Idéalement cependant, on vous recommandera de ne pas les avaler et de les recracher au maximum. Déjà parce que si vous les ravalez, ça va aller directement dans votre estomac, et ça peut générer des maux de ventre assez désagréables et plutôt inutile.
En résumé, en trail comme sur route, ce petit désagrément respiratoire fait partie de la réalité du terrain, surtout quand l’air est froid ou humide.
Les glaires sont le signe que votre organisme se défend, et courir malgré leur présence n’est pas forcément une mauvaise idée tant que l’infection reste bénigne. Le tout est de savoir écouter son corps : si le nez coule un peu, on adapte. Si la poitrine brûle, on annule. Et surtout, on apprend à recracher proprement, à l’écart des sentiers fréquentés, pour préserver à la fois son confort respiratoire et la dignité des coureurs qui suivent. Parce qu’en vrai, dans une montée à 12 %, il y a bien pire qu’un crachat mal placé : une respiration coupée par une quinte ou un malaise digestif causé par un trop-plein de mucus avalé. En course comme à l’entraînement, mieux vaut un bon rot qu’un mauvais reflux, et un bon glaire-buster qu’un abandon au 15e kilomètre.
Lire aussi
- Chaussures pour avaler les km en sécurité avec de l’amorti
- Vocabulaire trail : dré dans l’pentu, raidar, avaler une bosse
- Est-ce plus facile de courir en été ou en hiver ?
- Comment rendre les premières minutes de son footing plus agréables ?
- OUI ou NON : est-ce raisonnable de prendre le départ d’une course en étant blessé?





