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🎧 La sécheresse qui frappe la Haute-Savoie arrive au pire moment pour l’UTMB.
Alors que des restrictions d’eau sont désormais appliquées dans tout le département et que certaines communes connaissent déjà de réelles difficultés d’approvisionnement, plusieurs milliers de coureurs vont arriver autour du Mont-Blanc pour la semaine UTMB.
Y aura-t-il assez d’eau pour alimenter tous les ravitaillements ?
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La pénurie d’eau est une réalité en Haute-Savoie
La situation s’est fortement dégradée au cours du mois d’août. Après les fortes chaleurs et le manque de précipitations, la préfecture a relevé le niveau de sécheresse sur plusieurs bassins versants de Haute-Savoie.
L’Arve amont, le bassin qui concerne directement l’UTMB, placé en alerte sécheresse
C’est là que se trouvent Chamonix, Vallorcine et Le Tour, c’est-à-dire la partie française empruntée dans les derniers kilomètres de l’UTMB, mais aussi de la CCC et de l’OCC avant l’arrivée à Chamonix. L’OCC passe notamment par Vallorcine et Le Tour avant de rejoindre l’arche d’arrivée.
L’Arve est donc le cours d’eau le plus directement lié à la problématique UTMB côté français. Le bassin de l’Arve amont est concerné par les mesures de sécheresse qui encadrent désormais les usages de l’eau dans cette partie de la Haute-Savoie.
Plus au nord du département, la situation est encore plus sévère sur d’autres bassins.
Les Dranses et le Chéran ont atteint le niveau de crise, tandis que d’autres secteurs comme le Fier, l’Arve aval ou le sud-ouest lémanique ont connu des niveaux d’alerte renforcée.
Ces cours d’eau ne correspondent toutefois pas au tracé principal de l’UTMB autour du Mont-Blanc. Il faut donc éviter de laisser entendre que l’UTMB traverse tous les secteurs actuellement en crise en Haute-Savoie.
En revanche, l’exemple de la vallée du Giffre montre jusqu’où peut aller la tension sur la ressource. À Mieussy, des camions-citernes ont dû être utilisés pour alimenter le réseau d’eau potable en raison de débits insuffisants sur plusieurs captages.
Les conséquences de l’alerte Sécheresse pour l’UTMB et les coureurs
L’UTMB arrive avec plusieurs milliers de coureurs C’est ce qui rend la situation particulièrement intéressante à quelques jours de la semaine UTMB.
Entre la PTL, la MCC, la TDS, l’ETC, l’OCC, la CCC et l’UTMB, plusieurs milliers de participants vont évoluer autour du massif du Mont-Blanc. Aux coureurs s’ajoutent les accompagnants, les bénévoles et les spectateurs.
Sur les courses, l’eau représente évidemment un besoin essentiel. Les ravitaillements doivent permettre aux participants de remplir leurs flasques et leurs poches à eau tout au long de l’épreuve.
Sur l’UTMB, cette logistique doit fonctionner pendant plus de 170 kilomètres et parfois pendant près de deux jours pour les coureurs situés en fond de peloton.
La sécheresse actuelle ajoute donc une contrainte supplémentaire à une organisation déjà considérable.
restrictions temporaires
Le passage en alerte sécheresse entraîne des restrictions temporaires sur les usages non prioritaires de l’eau. Concrètement, les habitants, les entreprises et les collectivités doivent réduire leur consommation : certains arrosages sont limités ou interdits à certaines heures, le lavage des véhicules et des voiries est encadré, le remplissage des piscines peut être restreint et plusieurs usages de confort sont réduits. En revanche, l’alimentation en eau potable de la population reste un usage prioritaire, au même titre que la santé, la sécurité civile ou l’abreuvement des animaux.
Pour l’UTMB, c’est une nuance importante : être en alerte sécheresse ne signifie pas que l’eau potable est coupée ni que les ravitaillements ne pourront plus être alimentés. Cela signifie en revanche que la ressource est suffisamment tendue pour que la préfecture impose déjà des économies et limite certains usages non essentiels.
ne compter que sur les ravitaillements officiels
Certains accès à l’eau peuvent être coupés ou limités dans le cadre des restrictions, notamment lorsque des fontaines ou des équipements publics dépendent d’une ressource devenue trop fragile.
Pour les coureurs qui connaissent bien le Tour du Mont-Blanc, ce n’est pas un détail. Beaucoup ont leurs habitudes sur le parcours : une fontaine dans un village, un robinet accessible à proximité du tracé, parfois une source utilisée lors d’une reconnaissance ou d’une précédente édition. Ces points d’eau permettent normalement de compléter une flasque entre deux ravitaillements ou simplement de partir avec un peu moins de réserve.
Cette année, il vaut mieux ne pas construire sa stratégie autour de ces points d’eau intermédiaires.
Avec les restrictions en vigueur et la baisse des débits, certains peuvent être temporairement coupés, d’autres fonctionner de manière irrégulière ou devenir indisponibles. Une fontaine utilisée lors de l’UTMB 2025 ou repérée quelques semaines plus tôt ne sera donc pas forcément accessible le jour de la course.
Le problème est surtout important sur les portions longues entre deux ravitaillements. Un coureur qui part avec juste assez d’eau en comptant sur un remplissage intermédiaire peut se retrouver en difficulté si ce point d’eau n’est finalement plus disponible.
La stratégie la plus sûre consiste donc à quitter chaque ravitaillement officiel avec suffisamment d’eau pour rejoindre le suivant, en considérant les fontaines, robinets et sources du parcours comme un éventuel bonus, et non comme une ressource garantie.
l’eau sur les ravitaillements offciels
Y’aura t il assez d’eau sur les ravitaillements officiels ? À ce jour, oui.
Aucune alerte concernant un manque d’eau sur les ravitaillements de l’UTMB 2026 n’a été communiquée par l’organisation.
Le secteur de Chamonix se trouve par ailleurs en niveau d’alerte sécheresse, et non au niveau maximal de crise. Les restrictions actuellement mises en place visent à économiser la ressource et certains usages peuvent être interdits, mais cela ne signifie pas que le réseau d’eau potable de Chamonix est coupé.
L’UTMB prévoit toujours de l’eau sur ses ravitaillements et rien n’indique aujourd’hui que ce dispositif sera modifié.
La pénurie existe donc bien en Haute-Savoie, mais elle ne touche pas actuellement les ravitaillements de l’UTMB.
Le précédent de l’ETC doit quand même inciter à la prudence
Lors de l’ETC, uTrail avait relaté la neutralisation d’une cinquantaine de participants sur fond de problème d’approvisionnement et d’informations contradictoires autour d’un ravitaillement.
L’incident était différent de la situation actuelle, mais il avait montré à quel point la gestion de l’eau pouvait rapidement devenir problématique sur une course lorsque des centaines de coureurs arrivent successivement sur le même poste.
Avec la sécheresse actuelle, la marge de sécurité devient naturellement plus importante.
En résumé, sur l’UTMB 2026, mieux vaut partir avec les flasques pleines
Pour le moment, il n’existe aucune raison d’annoncer une pénurie sur les ravitaillements officiels.
Mais le contexte a changé.
La Haute-Savoie est en sécheresse, certaines zones connaissent déjà des difficultés d’approvisionnement et la semaine UTMB va concentrer plusieurs milliers de personnes autour du massif.
La meilleure stratégie pour les coureurs sera donc très simple : quitter chaque ravitaillement avec suffisamment d’eau pour rejoindre le suivant et considérer toutes les fontaines intermédiaires comme un bonus.
La pénurie d’eau est déjà là en Haute-Savoie. L’UTMB, lui, va devoir composer avec elle.
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