🎧 Pour une raison qui m’échappe encore un peu, l’UTMB a une réputation de course pour fragiles.
Et parmi ce qui pousserait cette réputation, on a celle qu’ils ont l’annulation facile en cas d’orage… Regardons ce que disent les chiffres :
UTMB : annulations les autres années
En 2010, l’UTMB a été annulé en raison des conditions météo et a fait 88km. La même année, la TDS a été tout bonnement annulée.
En 2011, la course a été rallongée pour éviter des portions où il pouvait y avoir des glissements de terrain.
En 2012, la course a été ramenée à 103km en raison d’une météo capricieuse sur le massig du Mont Blanc. Idem pour la CCC.
En 2017, la CCC a été raccourcie.
En 2019, la TDS a été interrompue suite au décès par accident d’un coureur.
En 2020 enfin, la course a été également annulée pour les raisons que vous savez.
En 2023, en raison de conditions météo assez défavorables (et je suis poli) mais pas dangereuses (enfin, je veux dire par là qu’il n’y avait pas d’orage), la TDS a été rallongée (on avait évité le passage fort de la Platte / passeur de Pralognan entre Bourg Saint Maurice et le Cormet de Roselend) d’une petite dizaine de kilomètres).
Canicule : faut-il déjà s’inquiéter pour l’UTMB
Chaque été et cette année particulièrement, la même question revient : la chaleur pourrait-elle perturber l’UTMB ?
La réponse est simple : il est beaucoup trop tôt pour le savoir. Les prévisions météorologiques fiables ne dépassent pas une dizaine de jours et personne n’est aujourd’hui capable d’affirmer quelles seront les conditions sur le massif du Mont-Blanc au moment des courses. Si une vague de chaleur devait effectivement toucher les Alpes, les organisateurs disposent de nombreux leviers avant d’envisager une annulation : adaptation des horaires de départ, modification de certains tronçons, renforcement des points de ravitaillement ou encore mesures spécifiques pour protéger les coureurs.
Comme pour les orages, les décisions ne sont prises qu’au dernier moment, sur la base des conditions réellement observées sur le terrain et des risques encourus.
Aussi, à partir du moment où l’on se dit que les chiffres ne mentent jamais, on peut tout à faire admettre que cette réputation est totalement usurpée.
Qu’il s’agisse d’un risque d’orage, de canicule, d’un glissement de terrain ou de toute autre situation exceptionnelle, les organisateurs ne prennent jamais la décision de modifier ou d’annuler une course de gaieté de cœur. Ils savent les conséquences sportives, humaines et économiques d’un tel choix. Mais lorsqu’il s’agit de la sécurité de plusieurs milliers de coureurs et de bénévoles, la prudence reste le seul choix raisonnable. Le risque zéro n’existe pas, mais lorsqu’il est possible de le réduire, il serait irresponsable de ne pas le faire.
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