🎧 Le foot et trail, des salaires si différents
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Le salaire des footballeurs comme le montant de leur transfert est plus qu’une question d’argent, c’est dans certains cas une histoire politique tant les sommes annoncĂ©es semblent complètement dĂ©connectĂ©es du rĂ©el. Sauf que la rĂ©alitĂ© des chiffres est parfois plus compliquĂ©e.
Maintenant que le trail devient un sport de plus en plus populaire, qu’il se démocratise et que des coureurs vivent aussi de leur influence, comment comprendre les différences de salaire entre les deux sports ?
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Football, des salaires d’une autre planète
Le football est sans conteste le sport le plus populaire, le plus médiatique, et celui que le grand public consomme le plus facilement. Parfaitement implanté depuis des décennies, il génère forcément beaucoup d’argent, dont les athlètes professionnels perçoivent une part plus ou moins généreuse.
L’exemple le plus marquant est Ousmane Dembélé : 1,5 million d’euros brut par mois, au PSG. Même si tu enlèves tout ce que tu veux derrière, il reste des sommes hallucinantes, qui n’ont rien à voir avec le trail.
Évidemment, on parle là de la star du moment. Mais en réalité, c’est toute la Ligue 1 qui paye confortablement ses joueurs. Même les équipes en bas de classement affichent des salaires d’environ 20 000 euros par mois. La disparité est certes énorme, mais les sommes restent loin du quotidien du grand public. Et elles sont très loin du monde du trail.
Trail, un système en construction
On entend partout : professionnalisation du trail, dossards hors de prix, sponsoring à 6 chiffres, marques internationales, visibilité croissante, pratiquants en hausse. Mais l’argent, en réalité, ne coule pas comme on le pense.
Alors oui, on se dit que l’argent, mĂŞme si ce n’est pas Ă la hauteur du foot, doit bien couler dans les milieux du trail.
Sauf que les donnĂ©es rĂ©coltĂ©es, parcellaires, ne vont pas du tout dans ce sens. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par Mike & Stone sur une cinquantaine d’athlètes Ă©lite (ITRA minimum Ă 850 pour les hommes) permet de comprendre que seulement 1/4 vivent complètement de leur sport. Un autre 25% vit aussi d’un mĂ©tier “conventionnel”, en plus de l’activitĂ© sportive.
Sur ce même groupe élite, seuls 6 athlètes cumulent plus de 100 000 euros de revenus tandis que la moitié du groupe déclare moins de 25 000 euros, par an !
Et dans ces revenus, sans surprise le gros des revenus vient du sponsoring, les athlètes élite ne vivant en réalité que peu de leur influence. Le reste des revenus vient principalement des primes de course et d’activités de coaching ou de consulting.
Si on essaie de caricaturer un peu, les traileurs les plus en vogue ne gagnent à l’année que le dixième du salaire mensuel du footballeur le plus en vue du football français. Et encore, on ne tient même pas compte de ses revenus annexes, liés à ses sponsors. Le rapport de 1 sur 10 est donc un minimum !
Le trail, un sport de débrouille
Si l’argent commence à bien circuler dans le monde du trail, les sportifs eux-mêmes n’en voient pas encore la couleur dans leur grande majorité. La différence est si importante qu’elle peut même sembler choquante tant le sportif amateur se ruine pour son sport, et tant une grande majorité des élites n’arrivent pas à en vivre de façon décente.
Beaucoup vivent du sponsoring, avec tout ce que cela implique : disponibilité pour les partenaires, précarité du partenariat et une image parfois difficile à contrôler. Le moindre résultat qui n’est pas à la hauteur, et tout le château de carte peut s’écrouler !
Et en plus, il faut aussi savoir se vendre au travers des réseaux sociaux. C’est non seulement instable, mais cela n’a souvent rien à voir avec la performanc sportive en elle-même.
Les influenceurs, blindés ?
On s’imagine volontiers que les influenceurs roulent sur l’or. Il faut vous décevoir, ce n’est pas le cas. Ils sont bien trop nombreux sur le segment pour pouvoir tous tirer leur épingle du jeu.
Il y a d’ailleurs peu d’infos fiables auxquelles se référer sur les revenus des influenceurs. On sait que Clemquicourt dépasse les 100 000 euros de contrat à l’année, il a lui-même évoqué le chiffre lors d’un récent épisode du podcast Safe Pace.
Ces 100 000 euros, ce n’est pas un revenu. C’est un budget pour faire fonctionner sa chaîne, son équipe, ses tournages, ses déplacements.
En résumé, sans surprise, les footballeurs sont de loin les sportifs les mieux payés, que l’on ait un regard sur les individualités ou sur la moyenne des joueurs.
Les traileurs sont très loin de cette échelle de rémunération, les meilleurs ne touchant que le 1/10e de ce qui se fait dans le foot.
Mais au-delĂ des chiffres, cela montre surtout que le partage des richesses gĂ©nĂ©rĂ©es est encore difficile, justement parce que le trail est un sport jeune et peu structurĂ©, totalement Ă l’inverse du football.
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